L'éveil
Et passe encore une autre lune
Sans signe annonciateur du jour
Les étoiles sans lueur aucune
Croient passé leur séjour
Pourtant c'est sans cesse
Qu'elles tourbillonent la-haut
Et jamais la nuit ne s'affaise
Pour faire place au jour si beau
Qu'attend-il pour se lever?
Ce distant soleil salvateur
Comme mon âme, il semble hésiter
À purifier la nuit, annihiler la peur
Pourquoi ce laps éternel?
Je suis l'aube, je suis la lumière
Obscurcie depuis un temps sempiternel
Libération, la fin d'une ère?
Réalité tordue, je dois m'échapper
Vital, nécessaire à ma survie
Autant arrêter et me condamner
Si je ne puis continuer ma vie
Cet âge, spectre d'un passé cristallin
S'achève, je ne peux le laisser durer
C'est maintenant au tour du matin
De teindre le ciel de ces couleurs rosée
Pâle Parcours
Il part, piteux, le pas pesant
Penaud parmi les pâles pantins plâtrés
Leur position patraque prouve un passé
Qu'il ne peut penser poursuivre
Pitoyable parangon épris de peur
Pantois face aux épreuves périlleuse
Il parcourt les passages qu'il possède par cœur
Pourtant, il se perd, pédale pour ne jamais progresser
Le puissant appel de la parfaite piste
Se fait pressant, un poids sur ses épaules
Pourtant si simple de passer vers de plus paisibles pâturages
Il repense, repasse ses pensées parfois pénibles
En poursuite de la réponse ultime
Pourquoi posséder sa propre conscience
Si, pour si peu, presque rien
On frappe un mur, épais comme les palissades
De mon esprit...
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