lundi 23 novembre 2009

Poésie: Section huit

Et voici la huitième paire de poèmes que je sors des Méandres. Bonne lecture!



Voile

J'ose lui parler, murmure derrière un sombre voile
Un triste rideau déchiré, accroché à mes lèvres
J'en crache un sable maudit... cécité d'un aveu terni
Puis, naïf, j'espère qu'elle m'entend, qu'elle voit mes larmes

Je vomis un marasme de couleur sur cette toile
Malgré cela, des pans de clarté habitent mes rêves
Et fuse la lumière, lucide balise en cette éternelle minuit
Et fuse la lumière, Ordre parmi l'assourdissant vacarme

Habité par l'ardent souvenir de ces rues et ces étoiles
Des heures suspendues et des minutes si brèves
Si un jour cesse la confusion, l'égarement, l'ennui
Ouvre les yeux et voit, j'ai déposé les armes...


L'habit du mort

Appuyé sur le cadre d'une fenêtre salie par les mois
Le froid soleil de l'automne martyr tombe à l'horizon
Et les longs soupirs embuent les carreaux à un cadence d'effroi
Les épaves de nuages y tracent alors nombre de sillons

Hasardeux sur leur parcours, guidés par les célestes yeux
Ils s'étendent sur la façade, les larmes perdue des anges
L'on sanglote pour un rêve à l'agonie, pour la mort d'un vœu
Pour un espoir brisé, écartelé, pourrissant dans la fange

À l'abri, l'on se croit protégé par la vitre encrassée
Quelle naïveté, quelle audace, de se croire immortel!
Le verre vole en éclat, déchire la chair des pestiférés
Il n'est qu'une barrière qui puisse protéger les mortels

Se vêtir d'un manteau d'austère cynisme
Porter le noir bandeau, ne voir que son esprit
Se laisser habiter par un omniprésent scepticisme
Et mourir intact, le cœur entier, rongé de cris...

jeudi 19 novembre 2009

Pale Folklore

Dimanche passé, à la polyvalente de Matane, se tenait une représentation du nouveau spectacle de Fred Pellerin, conteur devenu vastement connu en relativement peu de temps. Ça faisait alors plusieurs années que je souhaitais assister à son show sans jamais avoir eu le temps/l'occasion/l'argent/autre. Cette fois-ci, j'ai failli le manquer aussi, si ce n'aurait été de Luce qui m'en informa (MERCI!!). Direction "Cinéma Gaieté" pour acheter mon billet. Naturellement, la section du centre est pleine, ainsi que plus de la moitié de chaque section latérale. Au final, je me suis retrouvé au fond de la section de gauche (Banc T30). À 40$, c'était mieux de valoir la peine.

Le soir même, je me dirige vers la polyvalente, à pied. Une fine brume se vautrant au sol. Mes lunettes se détrempent au fil de mes pas. Après une petite dizaine de minute, j'arrive à la polyvalente, fait déchirer mon billet et m'assoies. La scène est excessivement simple. Pas de décor, pas de lumières originales ou étranges et pas de meublier excessif. À l'avant trône une chaise de bois, un micro monté sur son pied, une guitare et un luth (ou du moins, ça lui ressemblait). Les minutes passent lorsque tout à coup, une voix s'élève des hauts-parleurs de la salle. Avertissements de routines: pas de photos, pas de cellulaires, etc. Les lumière s'éteignent alors et la magie s'installe.

Pellerin prend la scène d'un pied assuré et entonne une simple chanson folklorique a capella. À ma surprise, il chante d'une très belle voix, très juste et sensiblement créée pour chanter un tel type de pièce. Au bout d'un couplet, il débute la narration de ses légendes.

De prime abord, le conteur pose la thématique du spectacle autour du destin et de la mort. Comme il fallait s'y attendre, les histoires mettent en scène les personnages que nous sommes habitué de suivre au fil de ses contes: La Belle Lurette, Léo Déziel, le garagiste, le Forgeron Riopel, la famille Gélinas, avec ses 473 enfants. Toutes ces personnes vont être mis face à la mort de quelque manière que ce soit et toujours en lien avec deux évènements récurrent: Le son de la cloche du village et la "Stroop", la sorcière du village.

Sans gâcher les histoires pour quiconque compte lire ou écouter ces légendes, laissez-moi vous dire qu'elles sont diablement efficace. Pellerin réussit sans problèmes à nous embarquer dans son monde incroyable, fantastique. Que ce soit en s'enfargeant volontairement dans ses tournures de phrases ou en utilisant un vocabulaire simple, commun, joual. Mais encore là, ça ne l'empêche jamais de jongler avec les mots et de tordre la langue à son bon vouloir avec une facilité déconcertante. Il crée des mots-valise sans problème, tourne ses phrases à volonté pour leur donner autant de signification qu'il ne le désire. Un simple exemple: Il présente à un moment la Mort comme étant 'Translivide'. Il s'approche parfois de ce que Marc Favreau (Sol) faisait au niveau de la langue. Peut-être pas aussi poussé, mais l'inspiration est là, évidemment.

Mais au-delà des mots, ce sont les histoires racontées qui sont terriblement accrocheuses. Chaque personnage à existé et chaque légende vient d'un autre habitant de Ste-Élie de Caxton. Ça parait jusqu'à un certain point. Les contes s'en retrouvent beaucoup plus crédibles. On se comprend, 'PLUS' crédible, et non pas 'Entièrement' crédible. Les 473 enfants Gélinas n'ont évidemment pas tous existés, pas plus qu'Ésimésac a été porté 15 ans par sa mère. Mais malgré tout, son univers reste accrocheur et terriblement efficace.

Le spectacle est entrecoupé de pièces musicales, le plus souvent entre deux contes. En s'accompagnant d'une guitare ou d'un luth ainsi que de ses pieds pour battre la mesure, Fred Pellerin fait preuve d'une belle énergie lors de ses numéros musicaux. Reprenant des chansons folkloriques connues telles "Mille après Mille", Pellerin utilise chaque pièce pour complémenter son spectacle et ses contes. Personnellement, j'ai été assez impressionné de son talent de guitariste. Il joue bien et chante tout aussi bien en plus de taper du pied pour faire un genre de percussion. Agréable surprise.

La fin du spectacle, étonnement touchante, est un court monologue portant un regard plus personnel sur les thèmes récurrents de la mort et du destin. Après ce passage, une courte présentation des véritables personnages mis en scène dans les contes et un numéro musical final, le spectacle se clôt sous un tonnerre d'applaudissements.

En sortant, je rencontre Luce. Nous sommes tout les deux ébahis par le spectacle que nous venons de voir. Nous rencontrons brièvement Fred, un petit autographe et quelques mots s'échangent. Luce se fait DONNER l'un de ses livres à l'intention de sa prof de français puisqu'elle fait analyser l'oeuvre de Pellerin à ses élèves. Nous retournons ensuite au cégep à pied, ébahi par le spectacle auquel nous venons d'assister.

Au final, Pellerin donne un spectacle hors pair, mémorable, touchant et drôle. Oui, il est quelque peu "monté sur un piédestal" par la populace québécoise, mais après avoir vu un tel show, je peux confirmer qu'il le mérite amplement. C'est un conteur incroyable, il joue avec la langue comme pas deux et chante étonnement bien. À voir.

mardi 10 novembre 2009

Poésie: septième courant

Et voilà, mes treizième et quatorzième poèmes. Appréciez, commentez. Ou pas, c'est vous qui voyez. J'ai aussi rencontré une autre poète incroyable. Le deuxieme poème est pour elle ^,^.

Mercure

Les secondes s'égouttent, mercure d'une vie d'amertume.
Les nombreux pièges de cette vie, avares, me prirent péage...
Esseulé, telle une enveloppe vide de sens, sur le froid bitume
J'erre depuis, rêveur éveillé par les saisons et leur passage.

Les silhouettes floues, pressées dans leur triste et vide existence
s'entremêlent, se confondent dans une tempête de couleurs ternes
Et je rampe parmi elles, pomme pourrie dans ce panier immense
Les vers me rongent, et je mets mon âme battue en berne

La nausée me prend à la gorge, mon monde alors tournoie
Les environs se dissipent dans une vapeur asphyxiante
Je perds conscience de cet univers sans foi ni loi
Et je m'élève, j'abandonne ces tracas à la lueur de la brunante.


Démence contagieuse...?

Mais la folie vous va si bien
M'a-t-on dit un jour d'hiver
Mais dans le triste genre humain
On préfère s'enchaîner de fer

S'évader et imaginer, naïfs
Guidés par la voix d'un enfant
Balivernes, calomnies, espoir chétif
Mieux vaut rester en rang

Et quelque part, les sanglots fusent
À chaudes larmes, les mémoires pleurent
Elle braille, elle chiale, recluse
Elle murmure, « Attends-tu que je meure? »

Mais la folie vous va si bien
As-t-on un jour osé me dire
Peut-être suis-je le seul fou, tiens!
Plutôt la démence que de pourrir!


---Takar, enchaîné à un 4-stop.

Crippled and Broken

Vous le saviez probablement déjà si vous me lisez, à l'Halloween cette année se tenait à Rimouski le show de Kataklysm, avec en support Unfallen et Blackguard. Et c'était bien?

Pré-spectacle

Il est 12h45. On est samedi. J'viens de me lever et mon lift pour le show arrive dans 15 minutes. J'me réveille en vitesse, mange une banane et clanche chez Jérémie. J'arrive, et Nico, Karine et Jéé sont déjà là. Et puis l'attente. L'insoutenable attente. Le lift, la mère de Nico, est arrivée au cégep à 2h00 alors que nous l'attendions pour 1h00. Mais enfin, ce n'est pas plus mal, au moins, nous avons pu nous rendre. Sur le chemin, on se claque "The Crusher" d'Amon Amarth. Kickass.

Rendu chez Jéé, à Ste-Luce, sa mère nous offre, à Karine, Jéé et moi, une (délicieuse) soupe aux lentilles, que nous acceptons avec joie. Jéé me montre un peu son chez-soi, on discute un peu avec les parents, qui sont excessivement aimables, puis Jéé prend le volant pour que nous allions chercher Nico chez lui. Direction: Rimouski.

On commence par passer chez EBGames. Fail, c'est fermé. Damn. À place, on se rend à la cantine de la gare pour souper. Et laissez moi vous dire... BEST. CANTINE. EVER. Fuck la Fortier, la Paysanne, etc. la Gare à Rimouski les plante toutes. Après un somptueux sous-marin au smoked meat accompagné des meilleures frites du monde, on a bretté salement longtemps dans la voiture. La pluie torrentielle à l'extérieur nous empêchait d'aller marcher, et un samedi soir à 6h30-7h00, il n'y a aucun magasin d'ouvert. Finalement, direction la Coudée du cégep pour l'assaut musical.

Nous nous rendons à destination sans problème, puis nous installons dans la salle. La table de merch croule sous les T-shirts, les CDs et les bobettes (?!). Puis, 6 hommes prennent place sur scène et se lancent dans le premier set de la soirée.

Unfallen

Heh, je ne m'attendais pas à grand chose, et c'est à peu près ce que j'ai reçu. On a eu droit à un genre de death metal teinté de quelques influences -core. Ça fait sa job, mais c'est pas une job qui me satisfait. Les guitares sont très downtunée et les breakdowns sont un peu trop fréquent à mon goût. Le drumming est loin d'être fantastique, mais il remplit bien son travail. Le principal attrait du band se situe au niveau du vocal. En effet, le chant est ici comblé par deux growlers, ce qui donne plus de profondeur et de polyvalence au lignes vocales. Mais malgré cela, le band ne m'a pas convaincu. Par contre, les gars sont ben smattes et ont eu l'extrême intelligence de jouer un cover de Raining Blood au milieu de leur set, attisant ainsi la foule de poils sceptiques. Après un 5-6 chansons, les gars d'Unfallen se retirent et laissent leur place à Blackguard.

Anectode à noter, les gars d'Unfallen étaient tous déguisés. Un prêtre, une momie, un corpse paint, etc. Un ajout intéressant et divertissant en cette veille de la fête de tous les saints.

Blackguard

Ceux qui étaient présent l'an passé à peu près à la même date au show de Quo Vadis savaient à quoi s'attendre. Blackguard, auparavent connu sous le nom de Profugus Mortis, joue un folk metal joyeux, festif et diablement efficace. On a d'abord droit au tests de son effectué par le band. Le chanteur gueule mieux qu'avant et ça parait. Low-pitched ou aigu, ses growls sont très efficaces.

Entre temps, j'ai trouvé Christophe, Brique, Marie-Ève, Maude, Bruno, Jimmy, Tommy, David pis encore plein de monde. Avec la gang de Matane, on est une belle quinzaine à attendre impatiemment les première notes de Blackguard.

Le band prend donc la scène et sans tarder, nous lance leur musique en pleine face. Et c'est encore meilleur que l'an passé. J'headbang en fou, j'ai l'impression de ne plus avoir de vertèbres tellement c'est malade. Le band a joué 8 pièces, dont celles-ci. Le reste, je l'ai oublié:

Scarlet to Snow
Cinder
I, Demon
The Sword
The Last We Wage
This Round's on Me

Musicalement, le mix était excellent. Tous les instruments se démarquaient bien,

C'était malade. Sans bon sens. La foule était folle raide, le band se déchaînait sans arrêt. C'tait joué tight, avec une énergie contagieuse. Rendu à la dernière chanson, le chanteur nous lance un "Il nous reste une toune!" et moi de gueuler "THIS ROUND'S ON ME!". Le chanteur me regarde alors, souriant, et dit "On va la jouer pour toi!". Nice!

Au final, c'est un band qui, bien que sur CD, ne réinvente pas la roue, sur une scène, donne un show inoubliable. J'les ai vu deux fois, et je les reverrais encore 10 fois. À la fin, la foule se lance dans un grand cri à l'unisson: "UNE AUTRE! UNE AUTRE!" Le chanteur nous observe, prend son micro et chante lui-même: "KATAKLYSM! KATAKLYSM!". Belle 'diversion', la foule reprend son chant et acclame Kataklysm, qui prendra la scène dans quelques instants.

Kataklysm

J'ai malheureusement du arriver un tantinet en retard au set de Kataklysm, étant parti au dépanneur pour retirer de l'argent pour acheter de la merch. Avec chance, je n'ai manqué que le début de la première chanson. Avant de me lancer dans un passage où je vénère éternellement le band, la setlist ressemblait un peu à ca:

Prevail
As I Slither
Taking the World by Storm
Like Angels Weeping
Let Them Burn
Crippled and Broken
Blood in Heaven
Serenity in Fire
The Resurrected

RAPPEL:

To Reign Again
Sorcery

Et laissez-moi vous dire, c'était salement impressionnant. On avait tout de même devant nous des légendes du death metal québécois. Ça fait 18 ans qu'ils nous assaillent de leur musique, et ils sont toujours aussi forts. Le set était super bien choisi, mais je déplore le manque de vieilles pièces. Mais ce fut tout de même exécuté à la perfection, où presque. Tout était super bien joué, c'tait tight et, encore une fois, le mix était cristal clean.

Maurizio Iacono est un excellent frontman. Ces growls sont très impressionnants, et il réussit à faire embarquer la foule sans difficulté, malgré l'exténuation générale. La guitare était jouée à la perfection, c'tait gras à souhait, et sans anicroche. Tout comme le drum, fantastique dans son exécution, sans une erreur.

Entres deux pièces, Iacono nous lance un "Vous êtes malade Rimouski! Faites du bruit pour l'organisateur!!" Nous obtempérons, bien évidemment. Puis, à ma surprise, Iacono rajoute "Ça vous tenterais-tu d'avoir des bands européens icitte? J'pourrais arranger ça..." La foule est soudainement en délire. Des bands européens à RIMOUSKI? Ce serait fou. Et plausible. Kataklysm sont signés sur Nuclear Blast, le plus gros label metal du monde. Ce serait possible de faire venir d'autres bands du même label. Candlemass, Blind Guardian, Wintersun, Equilibrium... Je dis des noms de même, mais ce serait tout de même vachement impressionnant.

Plus tard, lors de la dernière pièce, plusieurs fans montèrent sur le stage au début de la toune, pour thrasher avec le band. Puis, lors du second couplet, JE me lance sur scène. Le chanteur m'agrippe alors par les épaules, et s'en suit un furieux headband à deux. Il me lâche, puis je fais signe à la foule d'approcher, je m'y lance et elle m'attrappe. Bodysurf de quelques secondes. C'était MALADE. Le sentiement d'être sur scène avec ces gars là, à thrasher en malade, c'est débile. J'aurais jamais cru que ça m'arriverait, mais c'était incroyable.

Puis, lors du rappel, Iacono décide de faire un rappel spécial pour Rimouski. Ils sont déja venu dans le coin il y a de cela très longtemps, une quinzaine d'années environ. Ils avaient joué à Amqui. Et pour célébrer leur retour dans le Bas St-Laurent, ils ont joué Sorcery, l'une de leur plus vieille pièce. Pour lancer la chanson, le chanteur invite sur scène un gars qui était présent lors de la dernière représentation de Kataklysm. Un dude qui ressemble étrangement au chanteur d'Amon Amarth. Les gars se lançent donc dans la pièce la plus violente du set, avec en prime, deux growlers. C'était, encore une fois, MALADE. L'ambiance était tout simplement ahurissante.

Nettement le meilleur show de ma vie. Où du moins, dans le top 3. Mot du jour: MALADE.

Post-Spectacle

Nous (Jéé, Karine, Nico et moi) nous dirigeons donc vers la table de merch. Après moults décisions, je ressors de la coudée avec 25$ de moins en poche, mais avec un T-shirt de Kataklysm, un T-shirt de Profugus Mortis ainsi qu'une tuque de Profugus Mortis. Ça valait la peine en sale.

En arrivant chez Jérémie, ses parents nous demandent comment c'était. On manque de mots. Malade, fou raide, débile... Du moins, les élancements dans nos cous et les douleurs de toutes parts nous donnent raison. Finalement, une bonne douche, puis hop, dodo avec les oreilles qui sillent.

Le lendemain, on paie pas mal. Douloureux bangover, douleur un peu partout. Par contre, on a droit à un somptueux déjeuner. Puis, Jéé est suffisament aimable pour me donner le lift jusqu'au EBGames (Merci encore man) pour que j'aille chercher Ratchet & Clank: A Crack in Time. Du même coup, je réclame les précédents bonus de preorder qu'ils ne m'avaient pas donné auparavent (Demon's Souls, Uncharted 2 et Brutal Legend).

Puis, retour à Ste-Luce et direction le cégep.

Une estie de fin de semaine malade, avec un show de débile. Shame à tous ceux qui n'étaient pas présents.

ON FAIT QUOI AVEC LES TRAÎTRES?
ON LES FAIT TOUS BRÛLER LES TABARNAKS!