mardi 25 août 2009

Critique: Sword of the Stranger

Les animes sont souvent relégué au dernier rang dans la hiérarchie de l'animation par les Occidentaux, particulièrement ceux qui y trouveront une qualité d'animation comportant nombre de lacunes, une histoire à dormir debout ou un design parfois douteux, surtout celui de dessiner un homme avec une apparence près de celle d'une femme. Je connais personnellement quelqu'un qui pense ainsi, Jérémie, et Sword of the Stranger, si je ne m'abuse, a changé sa perception de l'animation japonaise.



Et avec raison, Sword of the Stranger est un chef d'oeuvre comme il s'en fait rarement dans le domaine de l'animation 2D. Lancé en juillet 2008 en Amérique, le film s'attira à sa sortie les louanges de nombre de critiques et de fans.


Sword of the Stranger retrace l'histoire de Kotaru, un jeune garçon de huit ans qui se lie d'amitié avec un ronin qui porte l'alias de Nanashi ("Nameless"). Kotaru devra se rendre à un temple bouddhiste pour retrouver son mentor et c'est avec l'aide de Nanashi qu'il tentera de s'y rendre. Inexplicablement, Kotaru est poursuivi par les Mings (les Chinois) tout au long de son périple.

Bon, j'ai peut-être fait ici un résumé vague et sans grand intérêt. C'est voulu, l'histoire est beaucoup plus intrinsèque que je ne le laisse paraître, à vous de la découvrir. Ouais, cheap shot, mais ça en vaut la peine. L'histoire, malgré qu'elle ne s'élève pas au niveau de celle de Princess Mononoke par exemple, fait amplement son travail. Plusieurs histoires "personnelles" viennent se greffer au scénario principal, ajoutant une dimension plus agréable et humaine au personnages. Quelques questions restent en suspens, mais sans nuire au scénario. Bien au contraire, une certaine richesse s'en dégage, et quelques passages sont laissés à la simple analyse de l'auditeur. Somme toutes, Sword of the Stranger ne se démarque pas de la masse d'anime par la complexité de son histoire, mais elle reste assez accrocheuse et plaisante pour vous laisser satisfait lorsque le générique roule.




Comme dit plus haut, les personnages ont chacun un background, expliqué ou non, qui leur apporte une profondeur bienvenue. Kotaru, malgré ses 8 ans, agit et pense de manière maline et souvent humoristique, alors que Nanashi se présentera comme un ronin au passé mystérieux et avec une attitude zen et détachée. Même le chien de Kotaru, Tobimaru, est foutrement attachant, de par son animation impeccable et de ses actions souvent touchantes. Et ce ne sont que là trois personnages. La multitude de Ming, de samurais et d'autres gens en tout genre est tout aussi intéressante, nous donnant un attachement particulier même aux personnages secondaires.

Et ce charisme certain, bien que créé par les textes et "back stories" des personnages, est très fortement renforcé par l'animation sans faille dont Sword of the Stranger nous fait grâce. La supériorité des dessins animés 3D est bien difficile à démontré lorsque des films comme SotS sont encore lancés aujourd'hui. Les mouvements des personnages sont fluides, les expressions sont magnifiques. Les efforts déployés pour rendre les personnages crédibles dans leurs mouvements ont portés fruits, croyez-moi. C'est un pur délice pour les yeux. Particulièrement les batailles et combats qui parsèment le film. Et le sang. Ouais, le sang est vachement impressionnant.

Et si ce ne serait que de l'animation! Mais non, les dessins sont d'une beauté rare. Mêlant adroitement le manga traditionnel et le bishonen, c'est un style magnifique qui est utilisé dans Sword of the Stranger. On se croirait devant une peinture de très haute qualité. Les reflets, les forêts, les tissus, le feu. Tout est créé dans le but d'impressionner, et ça fonctionne. C'est beau. Bien plus beau que bien des films que j'ai vu. Peut-être même le plus beau film qu'il m'ait été donné de voir.




De plus, la soundtrack du film est d'une rare beauté. Toutes les pièces sont relativement simples, mais d'une beauté touchante. Il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est que la OST vaut la peine d'être achetée. Du pur génie musical, qui lorsque couplé aux images du films, vous transportent ailleurs.

Toujours dans le domaine sonore, les voice-overs sont excellent. Je conseille, un sub plutôt qu'un dub naturellement, pour profiter de toute l'ampleur des émotions montrées ici. De plus, les effets sonores sont parfaits. Des sabots des chevaux aux clash des sabres, tout est crédible et renforce encore le sentiement général de "awe" que le film provoque chez l'auditoire.

Finalement, c'est un incontournable pour tout fan d'anime, pour tout fan de bonbon pour les yeux et pour tout fan de bon film. Je vais très certainement le réécouter plusieurs fois. Malgré une histoire qui peut parfois sembler clichée, le Sword of Stranger réussit à impressionner et à marquer. Très fortement recommandé.

2 commentaires:

Karine Bélanger. a dit...

Ahhh ouais, à ce que tu m'as dit, ça a l'air drôlement bon comme anime. Il faudrait que je l'écoute une bonne fois, sachant que j'adore les animes :) Il faudrait aussi que je ré-écoute Princesse Mononoke, j'étais tellement jeune quand je l'ai écouter que je me souviens à peine de l'histoire, ce serait bon à revoir alors je suppose. Mais bon, avant je dois finir d'écouter Tsubasa Resevoir Chronicle et j'vais probablement jeter un petit coup d'oeil à Évangelion, c'est pas trop long et il parrait que c'est bien ! Bref, faudra que je vois ça, cet anime là !

Ah en passant, tu me déçois ! Eh ouais, tu n'as pas encore écouter Death Note ! Ça fait deux ans que moi, ta PAUUUUVRE petite soeur te pousse dans le cul pour les écouter. Tu penses pas que ce serait le temps d'y jeter un oeil ? :P Hahahaa

Zeag a dit...

Ça me donne effectivement le gout de l'écouter :)

En passant, y'a une courte série appelée Eden of the East que je crois qui te plaierais. C'est l'histoire d'un type qui efface volontairement sa mémoire et qui la recouvre graduellement pour enfin découvrir qu'il fait partie du jeu d'un mégalomane qui veut changer la face du Japon.