2008 est maintenant morte et enterrée. Fini les "4 ans avant la fin du moooooonde!!". Astheure ca va être 3, mais bon... C'pas moi qui vais m'en occuper. Non, cette année, j'profite de la vie sti! Pis j'vais probablement écouter pas mal de musique, dont les albums suivant, les meilleurs de 2008 à mon avis.
Prenez note que je n'ai PAS tout écouté ce qui se fait. Les recommandations sont bienvenues, lâchez ca dans les commentaires. Donc voici, en ordre alphabétique, les meilleurs albums de 2008
Agalloch - The White EP
Agalloch, bien que classé metal, appartient au genre que par peu de ressemblance. Ce groupe de l'Oregon fait un espèce d'ambient/black metal/acoustique très étrange. 95% du EP se déroule au rythme d'une guitare acoustique. Accompagné d'accordéons (?!), de flutes, de violons... on a presque droit a un album de folk acoustique finalement! La voix clean, magnifique et envoutante, vient parfaitement complémenter l'ensemble instrumental. Parfois un murmure, parfois un chant plus "normal", les vocals sur The White EP sont superbes.
Finalement, après un album (The Mantle) un peu plus près du black metal (mais à peine), Agalloch nous revient avec du matériel aussi bon. Ça augure merveilleusement bien pour leur album, sensé sortir cette année.
Amon Amarth - Twilight of the Thunder God
Amon Amarth... pas grand chose a dire en fin de compte. C'est toujours la même recette de death metal mélodique à saveur viking qui nous est servi par ces vétérans. Pourtant, c'est tellement bon, tellement "dans-ta-face" que j'peux pas ne pas aimer ça. Au rythme du drum toujours si violent, Johan Hegg donne encore une fois une performance vocale exemplaire, enchainant les growls avec un talent bluffant. Les riffs, mélodiques sans perdre de leur violence caractéristique, sont toujours aussi bons.
Que dire de plus? C'est du Amon Amarth tout ce qu'il y a de plus simple et de plus reconnaissable. Meilleure chanson : Twilight of the Thunder God.
Archons - The Consequences of Silence
Probablement ma surprise de l'année. Je ne m'attendais jamais à me faire assaillir par ce mur de son en écoutant ce CD. Archons est un band de death metal mélodique du coin de Rouyn-Noranda et c'est avec le fabuleux The Consequences of Silence qu'ils débutent leur assaut sur la scène metal québécoise. Des vocals bien méchant au solos époustouflants en passant par le drumming sans faille, c'est un album qui s'écoute du début à la fin avec la bouche béante de béatitude. Une telle aggressivité, une telle mélodie, que je croyais réservée aux bands européen, est ici démontrée avec brio.
À se procurer de tout urgence. Vraiment. Comme... tout de suite là là.
Arsis - We Are the Nightmare
Arsis, band ayant monté au statut de célébrité de la scène death metal si peu de temps après sa formation, nous pond un nouvel album cette année. Ce We are the Nightmare est il suffisant pour combler les fans?
Oui et non je dois dire. Bien sûr, on reste dans la même veine de death metal technique hallucinant. Mais on croit remarquer un léger essoufflement des gars d'Arsis. Les compos sont moins inspirées qu'auparavent, le volet technique ne semble être qu'un prétexte à montrer qu'ils savent jouer vite et bien au lieu de servir la musique elle-même.
Reste que l'album est divertissant. La meilleure pièce, Servants to the Night, est particulièrement réussie. Le refrain, entres autres, est sublime. Le riff est parfait, le vocal composé est poignant. Une pépite d'or dans une veine qui s'épuise selon certain...
M'enfin... We Are the Nightmare reste un album qui plaît où non. Ca ne tombe pas dans une middle ground quelconque. À écouter, le verdict vous revient.
Avantasia - The Scarecrow
Tobias Sammet, reconnu pour ses talents de chanteurs dans Edguy, récidive ici avec le troisième album de son side-project, Avantasia. The Scarecrow, c'est son nom, est un album de power metal tout ce qu'il y a de plus "normal". Les ballades, les tounes qui rentrent plus, et, comme les albums précédents, les artistes invités sont au rendez-vous. Que ce soit Alice Cooper, Roy Khan où Jorn Lande, ils livrent tous une performance de haute qualité.
Mention à la chanson-titre, The Scarecrow, un épique de 12 minutes où Sammet à donné tout ce qu'il a. Du songwriting parfait aux performances de Lande, tout dans cette chanson est plaisant à l'écoute. Les touches folky sont une belle addition je dois dire.
Pour les fans de power uniquement, ca ne vous convertira probablement pas au genre si vous n'aimez pas. Une écoute plaisante que je me suis retrouvé à répéter plus souvent que je ne m'y attendais originellement.
Ayreon - 01011001
Le dernier opus de l'épopée des Foreverians, orchestré par le maître du prog, Arjen Anthony Lucassen. Surpasser son précédent album, The Human Equation, était un défi colossal et bien que n'atteignant pas cet objectif, 01 réussit à se tailler une place de choix dans la discographie d'Ayreon.
Se vêtissant de pièces en général plus sombres, l'album guide l'auditeur encore une fois dans le monde apocalyptique imaginé par Lucassen, mais cette fois-ci, par les yeux des Foreverians, créateurs de l'espèce humaine. Les chansons s'entremêlent sans sembler disparates, sauf pour certaines chansons qui sont trop "joyeuses" au travers des autres. Des morceaux tels "The Web of Lies" qui jure beaucoup trop avec le reste.
Mais malgré ces pièces fautives, le disque est composé avec brio. Les ambiances sont très bien réussies, envoûtant le lecteur dans ce monde froid et désolé; l'instrumentalisation est sans faute, tout est à sa place et les instruments sont bien "pitché" dans le mix.
Mais ou cet album brille, c'est par son vaste choix d'artistes invités. Que ce soit Hansi Kürsch (Blind Guardian), Jorn Lande (Ex-Masterplan, Jorn), Daniel Glidenlow (Pain Of Salvation) ou n'importe qui des 16 chanteurs et chanteuses, ils remplissent tous excessivement bien les attentes que l'auditeur peu avoir. Leurs performances sensiblement sans failles ont tout pour transporter les émotions et les tonalités que Lucassen compose. Un choix parfait, auquel je ne peux que reprocher à quel point chaque vocaliste est mal utilisé. En effet, certains chanteurs (Particulièrement Hansi Kürsch) sont trop peu utilisé à mon goût.
Finalement, une bien belle manière de clore Ayreon. Magnifique, un véritable voyage interstellaire au rythme du metal progressif que seul Arjen Anthony Lucassen peu composer.
Bloodbath - The Fathomless Mastery
Le band de death metal suédois, après avoir lancé un EP acclamé par les fans (Unblessing the Purity), lance en 2008 leur troisième album, The Fathomless Mastery.
Il faut tout d'abord expliquer ce qu'est Bloodbath. Plus qu'un band de death metal, c'est ce que l'on pourrait appeller un super band. Accueillant les drummer et chanteur d'Opeth et les guitariste et bassiste de Katatonia, on est en droit de s'attendre a un disque d'une qualité incroyable.
Sans être un point tournant du death metal, cet album reprend bien le son old-school des bands d'antan et l'ajuste bien a l'auditoire d'aujourd'hui. Les tounes sont bien violentes, "dans-ta-face" et sans pardon. Les riffs, eux aussi old-school, sont très bons, bien brutals (brutaux?) et servent bien l'album. Mikael Akerfeldt, fidèle à lui même, nous sert un cocktail de growls tous plus violent et incroyables les un que les autres. C'est probablement le meilleur growler présentement actif dans la scène metal.
Sans être incroyable et sans renouveler le genre, The Fathomless Mastery sert bien ses objectifs et devrait combler les fans du death metal.
Cynic - Traced in Air
Tiens. L'album de l'année. Simple de même...
Mais encore? Ahhh... ces floridiens, passés au statut de légende avec leur précédent (et jusque là, seul) album, Focus (1993). Mirobolant mélange de death metal, de prog metal, de jazz (?!) avec des voix robotiques à-la Daft Punk, cet album avait prit par surprise des milliers de metalheads avide d'albums de qualité et originaux. Encore aujourd'hui, cet album est vénéré par plusieurs comme l'un des meilleurs ever.
Est-ce que Cynic, après toutes ces années ont perdu l'étincelle qui fasait courir leur pensées compositrice? Non... Dieu que non.
Traced in Air débute avec une pièce plus introductive. Avec un long fade in guidé par le drum, ponctué de la voix robotique du chanteur, l'auditeur est plongé tête première dans un merveilleux voyage. Tous les morceaux sont d'une qualité frappante et on s'en rend tout de suite compte lors de la seconde chanson, The Space for This. Alliant de sublimes riffs originaux à un drumming sans faille et constamment éblouissant, on est guidé par l'harmonie parfaite alliant le tout. L'harmonique dissonnance entre les 2 vocals (harsh et robotique) est déstabilisante, mais Ô combien plaisante. Cela rajoute du volume à un album qui écrase déja toute la concurence.
Et ce n'est que la 2eme toune. L'album en entier est une épopée incroyable au travers des strates du génie compositeur de Paul Masvidal. Seul ombre au tableau, les fans de Focus peuvent être débalancés et même déçus. En effet, Traced in Air est beaucoup plus prog, beaucoup moins death. Pas un défaut, pas plus qu'une qualité. Ce n'est que différent et parfaitement bien exécuter.
Que dire de plus? Hé bien rien. Se priver d'au moins une écoute de cet album, c'est être masochiste. Si vous tenez absoluement à n'écoute qu'une seule pièce, Adam's Murmur ou Integral Birth pourrait vous contenter. Mais... ne vous contentez pas que d'une part, prenez le gâteau en entier, ce n'est que meilleur.
Elvenking - Two Tragedy Poets (And a Caravan of Weird Figures...)
Une monumentale chute depuis plusieurs albums. En effet, Elvenking, auparavent un excellent band de power metal folklorique, le band avait commencé a intégré des influences metalcore... Un move douteux de la part du band, qui n'a VRAIMENT pas fait l'affaires de fans. Leur dernier, The Scythe, symbolise l'apthéose de ces influences.
Avec Two Tragedy Poets, Elvenking décide de revenir à leur racines. Avec cet album majoritairement acoustique, les Italiens m'ont vachement supris. Un véritable volte-face qui m'a incroyablement ravi. Pus de calls "metalcore", pus de riffs "metalcore", rien que du folk bien exécuté. Les guitares acoustiques, les violons, la voix, tout est un retour au source plus que bienvenue. J'espère que le band continuera sur cette lancée.
Recommandé à tout le monde. Ouais, tout le monde, même mon père l'a aimé.
Falconer - Among Beggars and Thieves
Falconer est l'un des meilleur groupe de power metal présentement actif. Ignorant (pour mon plus grand bonheur) la supposé nécessité d'avoir un vocal trop haut ou des keyboards archi-cheesy, ces suédois préfèrent nous servir un power metal un peu folk sur les bords avec une voix basse, puissante et très plaisante à l'oreille.
Leur dernier effort, Among Beggars and Thieves, est sorti cette année pour le plus grand bonheur des fans de power metal de ce monde, moi y compris. On est content? Oui. En grande partie du moins. Toujours aussi "catchy", toujours aussi bon, toujours aussi plaisant à l'écoute, les pièces de cet album ne font pas exception à la règle que s'impose Falconer, celle de composer du stock de qualité. Petite différence cette fois-ci: près de la moitié des chansons sont en suédois. Très bonne initiative qui donne une pointe d'exotisme à l'album. Les pièces The Man of the Hour et Dreams and Pyres sont excellente, parmi les meilleure que ce groupe nous aie offert.
Finalement, après toutes ces années, Falconer nous offre certainement par leur meilleur album, mais plutôt un disque intéressant, et le meilleur power metal de l'année avec l'album d'Avantasia.
Hammers of Misfortune - Fields/Church of Glass
[Excusez la petite pochette, est toff a trouver.]
Ah... voilà un bien drôle de band. Alliant avec brio le power metal, le prog metal, le doom metal et même le rock old-school rappellant clairement les géants tels Led Zeppellin ou bien Deep Purple, Hammers of Misfortune lançait cette année leur quatrième album. Après une série de trois albums pratiquement sans failles, le défi a relever pour créer quelque chose d'aussi bon était énorme.
Ce nouveau CD passe très près d'égaler ces prédécesseur. Après une la trilogie Fields (Agriculture/Fields/Motorcade) majestueuse, alliant avec brio le vocal féminin doux et le vocal masculin plus puissant, ce trio de pièces est définitivement le "highlight" de l'album. Presque parfait, elles font sans aucun doute partie des meilleures chansons de l'année. Après celà, les pièces s'enchainent très bien. C'est du HoM, ils ont leur recette qu'on apprend à aimer au fil des écoutes. Les riffs sont toujours aussi étrange, tirant leurs influences d'un peu partout. Mais surtout, les voix sont toujours aussi bons, avec les voix se mêlant dans une harmonie grandiose. Le seul défaut de cet album: il contient plusieurs pièces "filler". Des pièces facilement oubliables, moins bonnes de ce que Hammers of Misfortune compose habituellement.
Reste qu'on a droit ici à un brillant album. Merci aux Hammers pour créer encore et toujours de la musique originale, brillante et plus qu'intéressante. Jetez une oreille la dessus, ca vaut la peine.
Ihsahn - AngL
Ma dernière découverte. Après plusieurs années de succès au sein d'Emperor, légendaire groupe de black metal norvégien à qui l'on doit les classiques I am the Black Wizards et Into the Infinity of Thoughts, Ihsahn, le chanteur, décide de quitter la formation et de fonder son propre projet solo. M'attendant à un black metal bien méchant, je reste bouche bée lorsque cet album de prog metal extrême (rapellant fortement Opeth) débute.
Et bouche bée je reste, puisque c'est vachement meilleur que ce à quoi je m'attendais. Alternant le vocal harsh et le vocal clean, AngL nous guide au travers des compositions très particulières qui le compose. Avec de nettes influences Opeth et Dream Theater, pointée de black metal, les chansons alternent entre une aggressivité plus que plaisante et des passages acoustiques avec la voix clean surprenament belle d'Ihsahn. Les riffs sont intéressants, bien composés mémorables et supportés par un clavier qui ne se veut pas envahissant, mais plûtot supporteur. Les solos sont excellents et, heureusement, ne brisent pas le rythme de la chanson.
Comme si ce n'était pas assez, l'apparition d'un invité bien spécial, Mikael Akerfeldt, à la chanson Unhealer ajoute une profondeur et une variation bienvenue sur ce disque. Agrémentant de sa mélodieuse voix clean les couplets, Akerfeldt et le complément parfait aux compos d'Ihsahn. Pour couronner le tout, un "duet" de vocals harsh entre les 2 chanteurs durant le refrain vient renforcer la pièce et l'élève au rang de "meilleure toune de l'album".
Une écoute très intéressante, qui plaira probablement au fan d'Emperor ou d'Opeth. En tout cas, moi j'ai été agréablement surpris et je le conseille à tout amateur de musique extrême.
Jorn - Lonely are the Braves
Après avoir fait deux apparitions sur cette liste (au sein d'Avantasia et d'Ayreon) Jorn décide finalement de revenir à son projet solo pour enregistrer ce Lonely are the Braves que plusieurs attendaient. Au final, c'est un album de power metal avec de fortes influences hard rock qui nous parvient à l'écoute de ce CD. Les riffs, le drumming, les solos, sans être extraordinaire, font bien leur job. Job qui ici consite à soutenir l'incroyable voix de Lande. C'est probablement la raison qui a fait basculer cet album dans ma liste. La voix de Jorn Lande est ici à son meilleur. Jorn offre ici une performance incroyable alliant puissance, chaleur et mélodie avec brio.
Une écoute intéressante, réservée au fans ou au curieux.
Keep of Kalessin - Kolossus
Black metal norvégien. Cette simple classification invoque plusieurs sons dans la tête du lecteur. Son crasse, riffs hi-pitched en tremolo picking, blastbeat mal enregistré, vocals strident. Keep of Kalessin vont à l'encontre de ces conventions pré-établies par les fondateurs du mouvement black metal. Après un Armada plus que brillant, sans failles, les gars de Keep of Kalessin récidivent cette année avec Kolossus.
Et laissez moi vous dire: ça déchire. La multitude de riffs différents, passant du mute picking sur les grosses cordes au tremolo picking sur les petites en passant même par l'acoustique est superbe. L'auditeur n'est jamais "emmerdé" par la monotonie des guitares. Les vocals, eux, adoptent un espèce de mélange entre le black metal, le thrash metal et Motörhead. Un peu étrange sur papier, mais à l'écoute, on est jeté sur le cul. Le chanteur crache ces paroles avec ferveur, et, lui aussi, n'emmerde jamais l'auditeur. Il se permet même d'utiliser un vocal clean parfois, ce qui apporte une variation supplémentaire à la musique.
Mais là au Keep of Kalessin marque le plus, c'est grâce à Vegard Larsen. Leur drummer. En effet, cette véritable machine à tuer des bass-drums est tout simplement hallucinant. Il guide le rythme des pièces sans jamais tenir un beat monotone. Impressionnant, fulgurant, Larsen est un drummer hors-pair qui donne à lui seul 65% de la puissance des chansons.
Chapeau à Keep of Kalessin pour nous avoir offert un autre album d'un tel calibre. Kolossus a reçu plusieurs écoute sur mon iPod et continuera encore longtemps.
Opeth - Watershed
Opeth est un band un peu particulier. Ils allient le death metal et le prog metal sans jamais faire du death metal prog. C'est plus comme du prog metal extrême. Et à cause de cette particularité de leur albums, ils plaisent où non. Pas de zone grise. On aime à la folie ou on se réveille la nuit pour les détester. Après un Ghost Reveries qui n'avait pas ravi les critiques et les fans (mais que j'avais tout de même bien apprécié, ces Suédois nous reviennent en 2008 avec Watershed.
Mikael Akerfeldt pousse ici encore plus loin la recette qui a fait la renommée de son band. Croisant les guitares acoustiques/vocals cleans avec les passages heavy/vocal harsh avec génie, il crée ici, encore une fois, un album qui ne plairait certainement pas a tout le monde. Pourtant, je l'ai dévoré plusieurs fois d'un bout à l'autre sans jamais m'en blaser. Les riffs sont encore plus non-orthodoxe, encore plus étrange, mais aussi encore plus bons. Les transitions entres les deux spectres du metal qu'Opeth explore sont parfois doux et long, parfois brutal et sec mais ils sont toujours aussi plaisant à entendre.
On remarque que dans ce Watershed, les passages acoustiques prennent une place plus dominante. Le finger-picking d'Akerfeldt est toujours aussi envoutant, de même que sa voix clean. Une véritable hypnose de l'âme.
Je m'incline face au génie d'Opeth. Impressionnant sans bons sens, cet album serait le meilleur de l'année si Cynic ne serait pas ressucité de ces cendres. Pour un bon aperçu de l'album, les pièces The Lotus Eater, Burden et Heir Appearent sont les meilleures. Mais tout comme Traced in Air, faites vous le plaisir de l'écouter en entier.
Sabaton - The Art of War
Encore un band parmi les meilleur dans leur catégorie. Offrant un power metal inspiré des grandes guerres qui ont tari l'histoire de notre race, Sabaton nous revient cette année avec The Art of War, leur quatrième album.
Ca reste du Sabaton. Avec le vocal puissant de Joakim Borden, The Art of War nous guide au travers des grandes batailles avec comme grand thème le légendaire bouquin de Sun Tzu, "L'Art de la Guerre". Les guitares, fidèles à elle même, sont répétitives a souhait, laissant tout le "spotlight" sur Borden. Seulement durant les solos elles daigneront se faire plus impressionnantes. Cela sonne comme un gros défaut, mais c'est la manière de faire de Sabaton et, bien honnêtement, ce n'est pas l'emmerdement incroyable que certains peuvent s'imaginer. Deux défauts majeurs viennent malheureusement salir cet album : l'addition de synth (NOOOONNN!) et les passages narratifs qui ne sont pas des tracks à eux seuls. En effet, une voix féminine viendra ponctuer l'album de passages du livre de Sun Tzu. Malheureusement, ces passages sont incorporés au tracks principales au lieu d'être séparées (comme sur l'album Nightfall in Middle-Earth de Blind Guardian).
Recommandé aux fans de power metal, cet album vaut l'écoute, mais ne réussit pas à égaler Primo Victoria, premier album de la formation.
Sombres Forêts - Royaume de Glace
La scène black metal québécoise est plus qu'impressionnante. Avec de grands noms tels Utlagr, Gris, Monarque, Spirit of the Forest et j'en passe, nous n'avons rien a envier au scènes norvégienne et françaises. Et Sombres Forêts, LE one-mand band québécois, me donne raison.
Avec son deuxième album, Royaume de Glace, Annatar crée un monument du black metal québécois. Mélancolique, atmosphérique et malsain, cet album est d'une puissance et d'une majestuosité frappante. Les guitares stridentes, avec leur riffs mélancoliques à souhait, sont magnifiquement envoutantes. Les cris et lamentations désespérés d'Annatar ne viennent qu'ajouter au désespoir omniprésent de l'album. Le clavier vient ponctué l'album de ces passages fantômatiques. Le tout, couplé à la production "raw" de l'album, contribue à créer un album d'une affreuse beauté qui marquera le black metal québécois pour toujours.
Tout amateur de black metal se DOIT d'écouter Royaume de Glace. C'est un incontournable, un tout majestueux et Ô combien plaisant à l'oreille.
Swallow the Sun - Plague of Butterflies
Les leaders de la scène doom/death metal revinrent cette année avec leur tant attendu Plague of Butterflies en partie parce que l'intégralité de leur premier demo est inclu, mais principalement parce que l'épique Plague of Butterflies y est inclu; un magnifique morceau de 35 minutes de doom/death metal comme seul Swallow the Sun sait le faire.
Débutant sur un léger air de guitare acoustique, la pièce guidera l'auditeur durant plus d'une demi-heure de beauté musicale. Allant chercher l'ensemble de la vaste étendue de son répertoire de voix, Mikko Kotamהki, grogne de son habituel growl, crie de son puissant call de black metal, envoute de sa douce voix clean et nous épate lors de ses passages multi-vocalisés; transmettant ainsi l'ensemble des puissantes émotions que véhicule la chanson. Les riffs, bien lents et opressants, viennent ajouter à l'atmosphère incroyable de l'album tout en restant mélodiques et très marquants. En effet, aucun riff n'est la simplement pour boucher un trou. Ils sont tous merveilleusement bien composés et ne passent jamais comme "filler". Surprenant pour une pièce de 35 minutes. Tout est composé, tout est agencé pour créer l'apogée du doom/death metal. Les passages de claviers sont merveilleusement bien incorporés à la chanson et le drumming, tout aussi opressant que les riffs, vient contribuer à la majestuosité de la pièce.
C'est un pur délice que de se régaler de Plague of Butterflies. Conseillé a quiconque aime la musique mélancolique et d'une étrange beauté sale. Magnifique.
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Et voila, c'est fait. Finalement. Pour 2009, j'attend les albums de :
*Agalloch - Titre inconnu
*Alestorm - Black Sails at Midnight
*Atheist - Titre inconnu
*Augury - Fragmentary Evidence
*Avantasia - Titre inconnu
*Ayreon (Ou tout autre projet avec Arjen Lucassen) - J'espère...
*Blind Guardian - J'ai le droit de rêver BON!
*Borknagar - Titre inconnu
*Candlemass - Death Magic Doom
*Dark Moor - Autumnal
*Dream Theater - Titre inconnu
*Grave Digger - Ballads of the Hangman
*Gris - J'espère, encore une fois. (La rumeur court sur le titre "L'Alchimiste".
*Gris/Sombres Forêts - Album coopératif (Différent d'un split) au titre inconnu
*Hammerfall - No Sacrifice, No Victory
*Heaven and Hell - Titre inconnu
*Immortal - Titre inconnu
*Iron Maiden - Titre inconnu
*Jorn - Titre inconnu
*Kalmah - Titre inconnu
*Kamelot - Titre inconnu
*Katatonia - Titre inconnu
*Kreator - Hordes of Chaos
*Maudlin of the Well - Titre inconnu
*Morbid Angel - Titre inconnu
*November's Doom - Into Night's Requiem Infernal
*Old Man's Child - Titre inconnu
*Porcupine Tree - Titre inconnu
*Slayer - Titre inconnu
*Sui Caedere - Thrène
*Suidakra - Crógacht
*Summoning - J'ai le droit de rêver ici aussi BON!
*Utlagr - Titre inconnu (EP)
*Vader - Titre inconnu
*Wintersun - Time
*Wolves in the Throne Room - Black Cascade [et] Malevolent Grain (EP)
Je me suis fié à cette liste et à mes connaissance personelles. J'attend vos recommandations et vos commentaires!
---Takar, qui se questionne et qui à hâte...
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Now playing: Blind Guardian - Time Stands Still (At the Iron Hill)