mardi 8 décembre 2009

Losing Streak

Vous êtes vous déjà demandé si vos choix étaient les bons? Si vos décisions dans la vie était les meilleures? On agit parfois sans réfléchir dans cette triste existence et les répercussions nous restent invisibles. D'autres fois, lesdites répercussions nous frappent en plein visage sans même que nous ne nous y attendions. Est-ce que même les choix que nous ne faisons pas viennent nous hanter? Possiblement. L'absence de choix en est malheureusement un et bien peu de gens le réalisent. Si seulement, en ces heures sombres, mes décisions pouvaient m'éclairer. Mais bien sûr, elles préfèrent se vautrer dans la honte et l'anxiété, à me narguer sans cesse. J'ai une carotte au bout du nez et je marche... une vraie mule qui transporte trois fois son poids à la chaleur d'un désert infini. Je suis las de marcher, las de me traîner dans la boue et la fange. Je veux voler, me laisser aller comme je l'entend. Mais rampez toute une vie et vous y prendrez goût...

Une plume trace un sillon et je la suis. La mule découvre la légèreté sous le poids des rais du soleil. Elle jalouse la plume. Elle lui en veut. Elle sait qu'elle pourrait la suivre, mais son fardeau l'accable. Elle pourrait tout abandonner, mais ne serait-ce pas là un retour à la case départ?

Repartir pégase ou continuer âne...

lundi 23 novembre 2009

Poésie: Section huit

Et voici la huitième paire de poèmes que je sors des Méandres. Bonne lecture!



Voile

J'ose lui parler, murmure derrière un sombre voile
Un triste rideau déchiré, accroché à mes lèvres
J'en crache un sable maudit... cécité d'un aveu terni
Puis, naïf, j'espère qu'elle m'entend, qu'elle voit mes larmes

Je vomis un marasme de couleur sur cette toile
Malgré cela, des pans de clarté habitent mes rêves
Et fuse la lumière, lucide balise en cette éternelle minuit
Et fuse la lumière, Ordre parmi l'assourdissant vacarme

Habité par l'ardent souvenir de ces rues et ces étoiles
Des heures suspendues et des minutes si brèves
Si un jour cesse la confusion, l'égarement, l'ennui
Ouvre les yeux et voit, j'ai déposé les armes...


L'habit du mort

Appuyé sur le cadre d'une fenêtre salie par les mois
Le froid soleil de l'automne martyr tombe à l'horizon
Et les longs soupirs embuent les carreaux à un cadence d'effroi
Les épaves de nuages y tracent alors nombre de sillons

Hasardeux sur leur parcours, guidés par les célestes yeux
Ils s'étendent sur la façade, les larmes perdue des anges
L'on sanglote pour un rêve à l'agonie, pour la mort d'un vœu
Pour un espoir brisé, écartelé, pourrissant dans la fange

À l'abri, l'on se croit protégé par la vitre encrassée
Quelle naïveté, quelle audace, de se croire immortel!
Le verre vole en éclat, déchire la chair des pestiférés
Il n'est qu'une barrière qui puisse protéger les mortels

Se vêtir d'un manteau d'austère cynisme
Porter le noir bandeau, ne voir que son esprit
Se laisser habiter par un omniprésent scepticisme
Et mourir intact, le cœur entier, rongé de cris...

jeudi 19 novembre 2009

Pale Folklore

Dimanche passé, à la polyvalente de Matane, se tenait une représentation du nouveau spectacle de Fred Pellerin, conteur devenu vastement connu en relativement peu de temps. Ça faisait alors plusieurs années que je souhaitais assister à son show sans jamais avoir eu le temps/l'occasion/l'argent/autre. Cette fois-ci, j'ai failli le manquer aussi, si ce n'aurait été de Luce qui m'en informa (MERCI!!). Direction "Cinéma Gaieté" pour acheter mon billet. Naturellement, la section du centre est pleine, ainsi que plus de la moitié de chaque section latérale. Au final, je me suis retrouvé au fond de la section de gauche (Banc T30). À 40$, c'était mieux de valoir la peine.

Le soir même, je me dirige vers la polyvalente, à pied. Une fine brume se vautrant au sol. Mes lunettes se détrempent au fil de mes pas. Après une petite dizaine de minute, j'arrive à la polyvalente, fait déchirer mon billet et m'assoies. La scène est excessivement simple. Pas de décor, pas de lumières originales ou étranges et pas de meublier excessif. À l'avant trône une chaise de bois, un micro monté sur son pied, une guitare et un luth (ou du moins, ça lui ressemblait). Les minutes passent lorsque tout à coup, une voix s'élève des hauts-parleurs de la salle. Avertissements de routines: pas de photos, pas de cellulaires, etc. Les lumière s'éteignent alors et la magie s'installe.

Pellerin prend la scène d'un pied assuré et entonne une simple chanson folklorique a capella. À ma surprise, il chante d'une très belle voix, très juste et sensiblement créée pour chanter un tel type de pièce. Au bout d'un couplet, il débute la narration de ses légendes.

De prime abord, le conteur pose la thématique du spectacle autour du destin et de la mort. Comme il fallait s'y attendre, les histoires mettent en scène les personnages que nous sommes habitué de suivre au fil de ses contes: La Belle Lurette, Léo Déziel, le garagiste, le Forgeron Riopel, la famille Gélinas, avec ses 473 enfants. Toutes ces personnes vont être mis face à la mort de quelque manière que ce soit et toujours en lien avec deux évènements récurrent: Le son de la cloche du village et la "Stroop", la sorcière du village.

Sans gâcher les histoires pour quiconque compte lire ou écouter ces légendes, laissez-moi vous dire qu'elles sont diablement efficace. Pellerin réussit sans problèmes à nous embarquer dans son monde incroyable, fantastique. Que ce soit en s'enfargeant volontairement dans ses tournures de phrases ou en utilisant un vocabulaire simple, commun, joual. Mais encore là, ça ne l'empêche jamais de jongler avec les mots et de tordre la langue à son bon vouloir avec une facilité déconcertante. Il crée des mots-valise sans problème, tourne ses phrases à volonté pour leur donner autant de signification qu'il ne le désire. Un simple exemple: Il présente à un moment la Mort comme étant 'Translivide'. Il s'approche parfois de ce que Marc Favreau (Sol) faisait au niveau de la langue. Peut-être pas aussi poussé, mais l'inspiration est là, évidemment.

Mais au-delà des mots, ce sont les histoires racontées qui sont terriblement accrocheuses. Chaque personnage à existé et chaque légende vient d'un autre habitant de Ste-Élie de Caxton. Ça parait jusqu'à un certain point. Les contes s'en retrouvent beaucoup plus crédibles. On se comprend, 'PLUS' crédible, et non pas 'Entièrement' crédible. Les 473 enfants Gélinas n'ont évidemment pas tous existés, pas plus qu'Ésimésac a été porté 15 ans par sa mère. Mais malgré tout, son univers reste accrocheur et terriblement efficace.

Le spectacle est entrecoupé de pièces musicales, le plus souvent entre deux contes. En s'accompagnant d'une guitare ou d'un luth ainsi que de ses pieds pour battre la mesure, Fred Pellerin fait preuve d'une belle énergie lors de ses numéros musicaux. Reprenant des chansons folkloriques connues telles "Mille après Mille", Pellerin utilise chaque pièce pour complémenter son spectacle et ses contes. Personnellement, j'ai été assez impressionné de son talent de guitariste. Il joue bien et chante tout aussi bien en plus de taper du pied pour faire un genre de percussion. Agréable surprise.

La fin du spectacle, étonnement touchante, est un court monologue portant un regard plus personnel sur les thèmes récurrents de la mort et du destin. Après ce passage, une courte présentation des véritables personnages mis en scène dans les contes et un numéro musical final, le spectacle se clôt sous un tonnerre d'applaudissements.

En sortant, je rencontre Luce. Nous sommes tout les deux ébahis par le spectacle que nous venons de voir. Nous rencontrons brièvement Fred, un petit autographe et quelques mots s'échangent. Luce se fait DONNER l'un de ses livres à l'intention de sa prof de français puisqu'elle fait analyser l'oeuvre de Pellerin à ses élèves. Nous retournons ensuite au cégep à pied, ébahi par le spectacle auquel nous venons d'assister.

Au final, Pellerin donne un spectacle hors pair, mémorable, touchant et drôle. Oui, il est quelque peu "monté sur un piédestal" par la populace québécoise, mais après avoir vu un tel show, je peux confirmer qu'il le mérite amplement. C'est un conteur incroyable, il joue avec la langue comme pas deux et chante étonnement bien. À voir.

mardi 10 novembre 2009

Poésie: septième courant

Et voilà, mes treizième et quatorzième poèmes. Appréciez, commentez. Ou pas, c'est vous qui voyez. J'ai aussi rencontré une autre poète incroyable. Le deuxieme poème est pour elle ^,^.

Mercure

Les secondes s'égouttent, mercure d'une vie d'amertume.
Les nombreux pièges de cette vie, avares, me prirent péage...
Esseulé, telle une enveloppe vide de sens, sur le froid bitume
J'erre depuis, rêveur éveillé par les saisons et leur passage.

Les silhouettes floues, pressées dans leur triste et vide existence
s'entremêlent, se confondent dans une tempête de couleurs ternes
Et je rampe parmi elles, pomme pourrie dans ce panier immense
Les vers me rongent, et je mets mon âme battue en berne

La nausée me prend à la gorge, mon monde alors tournoie
Les environs se dissipent dans une vapeur asphyxiante
Je perds conscience de cet univers sans foi ni loi
Et je m'élève, j'abandonne ces tracas à la lueur de la brunante.


Démence contagieuse...?

Mais la folie vous va si bien
M'a-t-on dit un jour d'hiver
Mais dans le triste genre humain
On préfère s'enchaîner de fer

S'évader et imaginer, naïfs
Guidés par la voix d'un enfant
Balivernes, calomnies, espoir chétif
Mieux vaut rester en rang

Et quelque part, les sanglots fusent
À chaudes larmes, les mémoires pleurent
Elle braille, elle chiale, recluse
Elle murmure, « Attends-tu que je meure? »

Mais la folie vous va si bien
As-t-on un jour osé me dire
Peut-être suis-je le seul fou, tiens!
Plutôt la démence que de pourrir!


---Takar, enchaîné à un 4-stop.

Crippled and Broken

Vous le saviez probablement déjà si vous me lisez, à l'Halloween cette année se tenait à Rimouski le show de Kataklysm, avec en support Unfallen et Blackguard. Et c'était bien?

Pré-spectacle

Il est 12h45. On est samedi. J'viens de me lever et mon lift pour le show arrive dans 15 minutes. J'me réveille en vitesse, mange une banane et clanche chez Jérémie. J'arrive, et Nico, Karine et Jéé sont déjà là. Et puis l'attente. L'insoutenable attente. Le lift, la mère de Nico, est arrivée au cégep à 2h00 alors que nous l'attendions pour 1h00. Mais enfin, ce n'est pas plus mal, au moins, nous avons pu nous rendre. Sur le chemin, on se claque "The Crusher" d'Amon Amarth. Kickass.

Rendu chez Jéé, à Ste-Luce, sa mère nous offre, à Karine, Jéé et moi, une (délicieuse) soupe aux lentilles, que nous acceptons avec joie. Jéé me montre un peu son chez-soi, on discute un peu avec les parents, qui sont excessivement aimables, puis Jéé prend le volant pour que nous allions chercher Nico chez lui. Direction: Rimouski.

On commence par passer chez EBGames. Fail, c'est fermé. Damn. À place, on se rend à la cantine de la gare pour souper. Et laissez moi vous dire... BEST. CANTINE. EVER. Fuck la Fortier, la Paysanne, etc. la Gare à Rimouski les plante toutes. Après un somptueux sous-marin au smoked meat accompagné des meilleures frites du monde, on a bretté salement longtemps dans la voiture. La pluie torrentielle à l'extérieur nous empêchait d'aller marcher, et un samedi soir à 6h30-7h00, il n'y a aucun magasin d'ouvert. Finalement, direction la Coudée du cégep pour l'assaut musical.

Nous nous rendons à destination sans problème, puis nous installons dans la salle. La table de merch croule sous les T-shirts, les CDs et les bobettes (?!). Puis, 6 hommes prennent place sur scène et se lancent dans le premier set de la soirée.

Unfallen

Heh, je ne m'attendais pas à grand chose, et c'est à peu près ce que j'ai reçu. On a eu droit à un genre de death metal teinté de quelques influences -core. Ça fait sa job, mais c'est pas une job qui me satisfait. Les guitares sont très downtunée et les breakdowns sont un peu trop fréquent à mon goût. Le drumming est loin d'être fantastique, mais il remplit bien son travail. Le principal attrait du band se situe au niveau du vocal. En effet, le chant est ici comblé par deux growlers, ce qui donne plus de profondeur et de polyvalence au lignes vocales. Mais malgré cela, le band ne m'a pas convaincu. Par contre, les gars sont ben smattes et ont eu l'extrême intelligence de jouer un cover de Raining Blood au milieu de leur set, attisant ainsi la foule de poils sceptiques. Après un 5-6 chansons, les gars d'Unfallen se retirent et laissent leur place à Blackguard.

Anectode à noter, les gars d'Unfallen étaient tous déguisés. Un prêtre, une momie, un corpse paint, etc. Un ajout intéressant et divertissant en cette veille de la fête de tous les saints.

Blackguard

Ceux qui étaient présent l'an passé à peu près à la même date au show de Quo Vadis savaient à quoi s'attendre. Blackguard, auparavent connu sous le nom de Profugus Mortis, joue un folk metal joyeux, festif et diablement efficace. On a d'abord droit au tests de son effectué par le band. Le chanteur gueule mieux qu'avant et ça parait. Low-pitched ou aigu, ses growls sont très efficaces.

Entre temps, j'ai trouvé Christophe, Brique, Marie-Ève, Maude, Bruno, Jimmy, Tommy, David pis encore plein de monde. Avec la gang de Matane, on est une belle quinzaine à attendre impatiemment les première notes de Blackguard.

Le band prend donc la scène et sans tarder, nous lance leur musique en pleine face. Et c'est encore meilleur que l'an passé. J'headbang en fou, j'ai l'impression de ne plus avoir de vertèbres tellement c'est malade. Le band a joué 8 pièces, dont celles-ci. Le reste, je l'ai oublié:

Scarlet to Snow
Cinder
I, Demon
The Sword
The Last We Wage
This Round's on Me

Musicalement, le mix était excellent. Tous les instruments se démarquaient bien,

C'était malade. Sans bon sens. La foule était folle raide, le band se déchaînait sans arrêt. C'tait joué tight, avec une énergie contagieuse. Rendu à la dernière chanson, le chanteur nous lance un "Il nous reste une toune!" et moi de gueuler "THIS ROUND'S ON ME!". Le chanteur me regarde alors, souriant, et dit "On va la jouer pour toi!". Nice!

Au final, c'est un band qui, bien que sur CD, ne réinvente pas la roue, sur une scène, donne un show inoubliable. J'les ai vu deux fois, et je les reverrais encore 10 fois. À la fin, la foule se lance dans un grand cri à l'unisson: "UNE AUTRE! UNE AUTRE!" Le chanteur nous observe, prend son micro et chante lui-même: "KATAKLYSM! KATAKLYSM!". Belle 'diversion', la foule reprend son chant et acclame Kataklysm, qui prendra la scène dans quelques instants.

Kataklysm

J'ai malheureusement du arriver un tantinet en retard au set de Kataklysm, étant parti au dépanneur pour retirer de l'argent pour acheter de la merch. Avec chance, je n'ai manqué que le début de la première chanson. Avant de me lancer dans un passage où je vénère éternellement le band, la setlist ressemblait un peu à ca:

Prevail
As I Slither
Taking the World by Storm
Like Angels Weeping
Let Them Burn
Crippled and Broken
Blood in Heaven
Serenity in Fire
The Resurrected

RAPPEL:

To Reign Again
Sorcery

Et laissez-moi vous dire, c'était salement impressionnant. On avait tout de même devant nous des légendes du death metal québécois. Ça fait 18 ans qu'ils nous assaillent de leur musique, et ils sont toujours aussi forts. Le set était super bien choisi, mais je déplore le manque de vieilles pièces. Mais ce fut tout de même exécuté à la perfection, où presque. Tout était super bien joué, c'tait tight et, encore une fois, le mix était cristal clean.

Maurizio Iacono est un excellent frontman. Ces growls sont très impressionnants, et il réussit à faire embarquer la foule sans difficulté, malgré l'exténuation générale. La guitare était jouée à la perfection, c'tait gras à souhait, et sans anicroche. Tout comme le drum, fantastique dans son exécution, sans une erreur.

Entres deux pièces, Iacono nous lance un "Vous êtes malade Rimouski! Faites du bruit pour l'organisateur!!" Nous obtempérons, bien évidemment. Puis, à ma surprise, Iacono rajoute "Ça vous tenterais-tu d'avoir des bands européens icitte? J'pourrais arranger ça..." La foule est soudainement en délire. Des bands européens à RIMOUSKI? Ce serait fou. Et plausible. Kataklysm sont signés sur Nuclear Blast, le plus gros label metal du monde. Ce serait possible de faire venir d'autres bands du même label. Candlemass, Blind Guardian, Wintersun, Equilibrium... Je dis des noms de même, mais ce serait tout de même vachement impressionnant.

Plus tard, lors de la dernière pièce, plusieurs fans montèrent sur le stage au début de la toune, pour thrasher avec le band. Puis, lors du second couplet, JE me lance sur scène. Le chanteur m'agrippe alors par les épaules, et s'en suit un furieux headband à deux. Il me lâche, puis je fais signe à la foule d'approcher, je m'y lance et elle m'attrappe. Bodysurf de quelques secondes. C'était MALADE. Le sentiement d'être sur scène avec ces gars là, à thrasher en malade, c'est débile. J'aurais jamais cru que ça m'arriverait, mais c'était incroyable.

Puis, lors du rappel, Iacono décide de faire un rappel spécial pour Rimouski. Ils sont déja venu dans le coin il y a de cela très longtemps, une quinzaine d'années environ. Ils avaient joué à Amqui. Et pour célébrer leur retour dans le Bas St-Laurent, ils ont joué Sorcery, l'une de leur plus vieille pièce. Pour lancer la chanson, le chanteur invite sur scène un gars qui était présent lors de la dernière représentation de Kataklysm. Un dude qui ressemble étrangement au chanteur d'Amon Amarth. Les gars se lançent donc dans la pièce la plus violente du set, avec en prime, deux growlers. C'était, encore une fois, MALADE. L'ambiance était tout simplement ahurissante.

Nettement le meilleur show de ma vie. Où du moins, dans le top 3. Mot du jour: MALADE.

Post-Spectacle

Nous (Jéé, Karine, Nico et moi) nous dirigeons donc vers la table de merch. Après moults décisions, je ressors de la coudée avec 25$ de moins en poche, mais avec un T-shirt de Kataklysm, un T-shirt de Profugus Mortis ainsi qu'une tuque de Profugus Mortis. Ça valait la peine en sale.

En arrivant chez Jérémie, ses parents nous demandent comment c'était. On manque de mots. Malade, fou raide, débile... Du moins, les élancements dans nos cous et les douleurs de toutes parts nous donnent raison. Finalement, une bonne douche, puis hop, dodo avec les oreilles qui sillent.

Le lendemain, on paie pas mal. Douloureux bangover, douleur un peu partout. Par contre, on a droit à un somptueux déjeuner. Puis, Jéé est suffisament aimable pour me donner le lift jusqu'au EBGames (Merci encore man) pour que j'aille chercher Ratchet & Clank: A Crack in Time. Du même coup, je réclame les précédents bonus de preorder qu'ils ne m'avaient pas donné auparavent (Demon's Souls, Uncharted 2 et Brutal Legend).

Puis, retour à Ste-Luce et direction le cégep.

Une estie de fin de semaine malade, avec un show de débile. Shame à tous ceux qui n'étaient pas présents.

ON FAIT QUOI AVEC LES TRAÎTRES?
ON LES FAIT TOUS BRÛLER LES TABARNAKS!

vendredi 30 octobre 2009

Gloom, Beauty and Despair

La fin de semaine arrive finalement. C'est l'Halloween, amusez-vous je présume. Tant qu'à moi, fuck les bonbons, j'passe la soirée du 31 octobre dans une salle de spectacle, entouré de poils à thrasher comme un malade sur du bon death metal! Plusieurs d'entres vous sont probablement déjà au courant, Kataklysm donne un show à la coudée du cégep de Rimouski demain soir, accompagné de Blackguard, et soyez sûrs que je serai présent!

À part ça, la vie se poursuit. J'aimerais tant qu'elle soit ruisseau, mais le torrent coule de blancs rouleaux. Faut s'y faire je présume. C'est tout de même traître parfois comment la vie peut nous surprendre, non? Comment savoir que tout un être peut être ébranlé à ce point? Heh, j'ose espérer qu'une telle lumière apportera sa part de bon.

De toute façon, c'est bien sur l'espoir que se forge la volonté de vivre, non?

---Takar, triste, heureux...

P.S. Joyeux anniversaire Jess. Faute de ne pas pouvoir te le souhaiter en temps et lieu, j'espère que tu liras ceci! ^,^

dimanche 25 octobre 2009

Poésie: sixième mesure

Et voila, certains les attendaient, d'autres s'en contre-calissaient. Peu m'importe, voici mes deux derniers textes.



Seigneur...

Le vespéral glas, mélodie de mort
Accueille en ces macabres lieux
Le seigneur aux milles Torts
Ombre squelettique, bourreau des aveux

Son triste règne est éternel
Son affreux royaume est infini
Et la souffrance devint belle
Et l'on se régale de l'agonie

L'air putride roule sur les collines
Infect nuage rampant dans nos cerveaux
Pourtant, tous, au roi, plient l'échine
"Ô Espoir, soyez indulgent à mon âme, pâture aux corbeaux."



Grâce Perdue

L'archet atteint les cordes tendues
Les notes, fluides comme l'eau du ruisseau
Coulent de l'instrument avec grâce perdue
Pour se confondre dans le ciel des oiseaux

Son cœur se répand, son masque se fracture
Il se dévoile dans sa furieuse musique
Joie, tristesse, mélancolie, furie, torture
S'entrecroisent dans cette mélodie onirique

Puis le violon se tait, la note meurt
Sombre fou, un public, il a osé espérer
Et de la brume surgit l'horrible peur
D'avoir joué pour l'ombre d'un rêve blessé


---Takar, qui devrait essayer ce que les gens appellent "le courage"...

vendredi 23 octobre 2009

Tame the Beast

Malgré une mi-session qui fût plus qu'ordinaire, voire emmerdante, il y eut un évènement qui me plût particulièrement. Samedi passé, au Lac-Au-Saumon se tenait un show de Southern Cross, avec comme premières parties Actorios et Spirit of Rebellion. Ce fût bon?

Fuck yeah it was. Le show débuta aux alentours de 8h30 - 9h00, avec Actorios pour ouvrir le bal. Petit band de power/prog de Rimouski, le band m'a impressionné de par ses structures de chanson particulières et par le contraste entres les 3 vocals, masculin harsh, féminin clean et masculin clean. L'influence Opeth est clairement remarquable, et ce n'est pas sans déplaire. Fait à noter, la claviériste jouait pour Session VII, elle a donc amené avec elle une certaine influence qui ravira les fans de Session VII. Leur set était composé de 5 ou 6 chansons et de deux covers. Une excellente prestation, mais j'ai trouvé les paroles un peu cheesy par moment. La pièce "Le Champion Éternel" est une bonne power ballade bien classique, mais les paroles sont un peu un turn-off. Autrement, c'est une musique qui ravit. Et leur cover de Black Winter Night d'Amorphis est excellent. Un band qui mérite d'y jeter un oeil, et peut-être de l'y laisser.

Après un léger intervalle, les death metalheads de Spirit of Rebellion ont pris le stage d'assaut. Ceux qui ont lu mon article sur le show de Quo Vadis savent que SoR me déçoivent depuis que Tania n'est plus la chanteuse du groupe. En effet, le chanteur d'Utopy, qui remplissait la position de chanteur, apportait une image et un son qui ne me plaisaient pas au groupe. Quelle ne fût pas ma surprise de voir 4 gars prendre place à leur instruments. Deux guitares, un drum et un bassman/chanteur. Et laissez moi vous dire que ca rentre en calisse astheure. Ils atteignent enfin leur sonorité old-school death metal tant recherchée. Par moment, ça rappelait Morbid Angel j'vous dirais. Ils ont aussi joué, à mon plus grand bonheur, une pièce de l'époque de Tania: Wasted Race. En tout et partout, j'ai headbangé en défoncé, j'ai slammé en fou, j'ai trippé en calisse. Longue vie à cette nouvelle itération de Spirit of Rebellion, un band qui vaut VRAIMENT la peine.

Puis, pour clore le spectacle, Southern Cross ont venu nous présenter leur excellent power/prog metal. Originaire de Québec, le band rappelle un tant soit peu Symphony X ou Redemption. Leur setlist était excellente, variant des sections plus progressive aux sections complètement power metal. La voix du chanteur est particulièrement agréable. Une voix chaude qui se veut parfois agressive. Musicalement, c'est bien réussi. C'est technique à souhait, sans jamais devenir lourd et ca reste intéressant au niveau de la composition. J'ai acheté leurs deux albums après le show. De bonnes écoutes, quoiqu'elles sont loin d'être hautement originales. Un petit band qui se prend bien, sans réinventer la roue. Kudos!

En tout et partout, un excellent show, j'en ai été ravi! Ça faisait longtemps que je n'avais pas été à un spectacle, et celui-là ne m'a pas déçu. De plus, j'ai eu mon ticket de Kataklysm. FUCKING KICKASS! 31 octobre, à Coudée du cégep de Rimouski. Pointez-vous y, ca va tuer en estie.

Oh, et en passant: articles poésie qui s'en vient. Pour les critiques de films que j'ai promises l'autre jour, ça va attendre, je n'ai pas trouvé le temps d'écouter les-dits films.

---Takar, qui ne vit que de rêves et d'espoirs

dimanche 11 octobre 2009

These Hours of Dispair

Onze octobre. Cela fait maintenant deux jours que la mi-session est officiellement commencée. Neuf jours de relaxation, de vedge. Neuf jours dont j'avais terriblement besoin. Les dernières semaines ont été lourdes d'examens, de TPs et de diverses responsabilités. Au moins, je peux mettre ça derrière moi pour quelques temps. La semaine s'annonce extrêmement calme. À part jouer de la guitare, jouer aux jeux vidéo et écouter de la musique, je ne ferai pas grand chose. Pas que je m'en plaigne, croyez-moi.

Les examens de mi-session ont été relativement simples. L'examen pratique de Cisco fût probablement le plus facile. Avec 19.4/20, je ne pouvais pas demander mieux. L'examen de modélisation de systèmes fût ardu, mais pas impossible. Ceux de Cisco théorique et de Linux se montrèrent assez faciles tandis que celui de philosophie ne posa aucun problème. Tout le contraire de l'examen de programmation, que j'ai lamentablement coulé.

C't'idée de ne pas écouter plus qu'il faut en classe et surtout de ne pas faire les exercises. Avec chance, Ken se montra plus que compréhensif et prit plusieurs heures pour me faire comprendre la matière. De plus, il nous proposa, à Alex et moi, un deal très aimable en lien avec nos notes. Ce fût une proposition plus que bienvenue.

Je me compte salement chanceux d'avoir les profs que j'ai présentement. Tous des gars excessivement aimables et compréhensif, pratiquement plus des amis que des profs. L'ambiance de cégep continue toujours de m'impressionner et de me me plaire.

Enfin bref, tout ces travaux sont passés, autant regarder de l'avant. J'irai chercher cette semaine, pour mon PS3, "Demon's Souls", "Brütal Legend" et "Uncharted 2: Among Thieves". Si ça intéresse qui que ce soit de tirer une game de quoi que ce soit sur PS3, mon PSN tag c'est "TakarBlackangel" sans les '"'. Je joue beaucoup à Burnout Paradise ces temps-ci, on pourrait courser.

Sur ces mots finaux, je souhaite à tous mes lecteurs une bonne relâche. Profitez-en bien et surtout, revenez en forme.

---Takar

mardi 22 septembre 2009

Poésie: livre cinquième

Un peu comme la dernière fois, je feel très moyen en ces heures tardives du 22 septembre. J'en profite donc pour poster mes deux dernières création poétiques, Crépuscule et Reach Out... Je suis hors de portée de tout sentiment qui se veut positif présentement, donc soyez bien aimable de vous référer a "Reach Out" pour une représentation réaliste de mon état.


Crépuscule

Nu face aux étoiles cendrées de minuit,
Accusateurs spectres du ciel écœurant,
Je porte le poids d'innombrables nuits
Voûté sur mon cœur chauffé à blanc.

Puis, le ciel s'ensanglante, se dore
Milles feux embrassent l'horizon
Le jour renait, magnifique et fort
et à nouveau, rejoue l'éternelle chanson

Je me drape alors du fin linceul d'espoir
Celui-là même qui maintient l'humain
Au delà d'une pauvre loque se laissant choir
Au sombre crépuscule des rêves de demain


Reach out...

Longuement porté par l'incertaine marée
J'erre aveuglément aux profondeurs du gouffre
Caressé des rais de soleil que filtre la mer ombragée
Convoitant la chaleur de l'astre du jour, de la lumière

Seulement, les ténèbres m'enveloppent, opaques
Chaque repère s'évanouit, à tâtons j'avance
J'attends cette salvatrice main, chaque
seconde sans elle amenuise mes chances

Transis aux os, mordu par le froid
Mon âme est amère, trahie par le destin
Mon corps s'engourdit, en ma vie je perd foi
J'ai espéré, aux aguets, mais jamais elle ne vint


---Takar, éternel solitaire en ce pâle monde délavé....

samedi 19 septembre 2009

Season of Denial

Ça fait un moment que je n'ai pas écris ici. Et avec raison, le cégep est relativement calme ces temps-ci. Une sortie au bar de temps à autres, les cours qui progressent, mais autrement, c'est un premier mois tout ce qu'il y a de plus normal qui s'est déroulé depuis la rentrée.

Les cours sont tous relativement agréable. Le premier TP de programmation est rentré. Il ne devrait pas être trop dur. Sauf tout le respect que je peux devoir à Alain, Ken est un meilleur enseignant de programmation. La matière nous est mieux expliquée et Ken tape beaucoup plus vite au clavier qu'Alain. Ça peut sembler anodin, mais quand on écris des centaines de lignes de code par cours, c'est apprécié. À part de ça, CISCO2, Linux ou modélisation système, tout s'avère être plaisant, jusqu'à un certain point naturellement. Mais ça s'endure. Beaucoup mieux depuis que j'ai abandonné le cours de maths. Ouuuhhh, le lâcheur. Mouais, peut-être, mais c'était un pur gaspille d'énergie, d'argent et de temps. C'est un cours qui ne me sera pas nécessaire, puisque je compte travailler en réseautique ou, si j'accomplis mon "rêve", en tant que prof de français. Méchante redirection de carrière, non?

Les "highlights" des semaines passés consistent principalement en nos sorties au Chameau. Et quelles sorties se furent mes amis! Des soirées mémorable à gagner pichets de bière et bouteille de champagne seulement en dansant sur la piste de danse! Beuverie gratuite! Cependant, je fus déçu de gagner un pichet lors de notre dernière soirée, puisque dans le même tirage, j'aurais pu rafler 750$. Un beau montant qui m'a glissé entre les doigts, malheureusement.

Comme vous pouvez le voir, des semaines bien plaisantes à tripper avec la gang. Je clos cet article ici. Un peu court, certes, mais je sentais le besoin de donner des nouvelles. Enfin, si ça intéresse mes lecteurs, naturellement!

À venir des Méandres : Critiques de "Le Château Ambulant" et "Blade Runner" ainsi qu'un cinquième article poésie.

---Takar, maître du wishful thinking.

lundi 14 septembre 2009

Critique: District 9

Ce fut un dimanche bien ordinaire qui s'entama hier pour moi. Levée à midi, vedge intense toute la journée. Une journée somme toute banale, jusqu'à ce que Jess poste un message sur Facebook qui retint mon attention. Long story short, elle offre un lift pour aller à un visionnement de District 9 au cinéma Lido de Rimouski. Je saute sur l'occasion, ça fait longtemps que je veux voir ce film. C'est à 8h30 que nous (Jess, Chénard, Nico et moi) partons du cégep en direction de Rimouski.

[Je vais faire mon possible pour éviter tout spoiler dans le review qui suit. Si vous jugez qu'il y en a, too bad. Prenez ceci comme un "disclaimer".]



District 9, réalisé et écrit par Neill Blomkamp, relate l'histoire du District 9, zone recluse de l'Afrique du Sud où un vaisseau extra-terrestre s'est immobilisé il y a de cela 20 ans. Depuis, les mollusques, nom attribué aux aliens par les humains, se sont fondé une civilisation quasi-indépendante. Pourtant, la populace humaine craint toujours les mollusques et réclament leur déportement. Et c'est là que Wikus Van De Merwe, personnage principal du film, entre en action, puisqu'il est chargé de déporter les mollusques vers le District 10.

Blomkamp guide avec une main de maître la trame narrative du film. Il passe habilement d'un style plus "mockumentary" à une cinématographie plus près du film d'action, le tout sans jamais que les transitions se fassent sentir "out of place". Les images, les évènements, tout est communiqué à l'auditeur sans jamais trop en faire. Une rare qualité, particulièrement pour un réalisateur qui en est à son premier film.



Mais plus qu'un réalisateur hors-pair, Blomkamp a écrit un scénario d'une qualité exemplaire. Touchant à un point extrême, District 9 fait vivre une gamme d'émotion que je ne croyais pas possible de vivre en à peine deux heures. Tristesse, rage, joie et plusieurs autres émotions se bousculent dans l'esprit de l'auditeur à mesure que l'histoire avance. Mais c'est principalement une leçon de vie qui est enseignée ici. Au travers d'une société raciste, conservatrice et xénophobe, on assiste à un véritable chaos social et moral qui déchire la ville de Johannesbourg. Il arrive parfois certaines séquences d'évènements très brutale et difficile psychologiquement, presque aussi dur que ce qui a été démontré dans d'autres films "durs" tels "La Liste de Schindler". Merveilleusement puissant.

Malgré l'absence d'un riche "back-story", District 9 ne se fait jamais sentir comme décousu ou éparpillé. Il est pratiquement impossible de détecter un "plot hole" qui viendrait blesser la crédibilité du scénario. Très impressionnant et surtout extrêmement plaisant. On finit par y croire, tant la situation est touchante et près de nous.



Et la crédibilité du film est grandement aidée par la qualité des images générées par ordinateur présentes dans le film. Les mollusques, ainsi que toute leur technologie, sont magnifiquement bien créés et intégrés au film à un point où l'on ne peut faire autrement que croire en leur existence. Leur design est terriblement bien pensé. Que ce soit leur langage, leur démarche ou leur allure générale, on a ici les extra-terrestres les mieux réussis depuis les Xenomorph d'Alien. Chapeau à l'équipe de post-prod.

Au-delà du CGI, le jeu des acteurs, surtout celui de Sharlto Copley, qui incarne Wikus. Bien qu'il n'aie jamais eu de rôle majeur avant celui-ci, il démontre une capacité à jouer très polyvalente, passant du simple travailleur de bureau à un rôle beaucoup plus viscéral et émotionel. Et on peut en dire tout autant des autres personnages. Le Colonel par exemple, qu'on aime tant détester, rempli parfaitement bien son rôle. Un peu comme avec "Slumdog Millionnaire" on découvre ici quelques talents monstre qui vont, selon moi, devenir big.

L'ambiance sonore du film vaut aussi la peine d'être mentionnée. Les voix des mollusques, le bruitage des armes à feu ainsi que pas mal tout les effets sonores sont de grande qualité, particulièrement dans un cinéma avec un système de son ambiophonique.

J'ai peine à trouver un seul défaut à ce film. Un chef-d'oeuvre qui marquera l'histoire de la science-fiction. District 9 est un film d'action enivrant et merveilleusement bien fait doublé d'une dure critique de la société humaine. Une profonde leçon de vie qui mérite d'être écoutée plusieurs fois. À la fois triste, magnifique, enrageant et touchant, Blomkamp dirige son premier film d'une main de maître. 100%, 5 étoiles, 10/10, A+, etc. À voir de toute urgence.

mardi 25 août 2009

Poésie: Quatième évènement

J'feel vraiment moyen, j'arrive même pas à écrire à soir, donc je lâche ici un vieux texte que j'avais composé pour une chanson à secondaire en spectacle ainsi qu'un poème qui se veut plus un exercise de style, mais il me plait bien. Enjoy, I guess...


L'éveil

Et passe encore une autre lune
Sans signe annonciateur du jour
Les étoiles sans lueur aucune
Croient passé leur séjour

Pourtant c'est sans cesse
Qu'elles tourbillonent la-haut
Et jamais la nuit ne s'affaise
Pour faire place au jour si beau

Qu'attend-il pour se lever?
Ce distant soleil salvateur
Comme mon âme, il semble hésiter
À purifier la nuit, annihiler la peur

Pourquoi ce laps éternel?
Je suis l'aube, je suis la lumière
Obscurcie depuis un temps sempiternel
Libération, la fin d'une ère?

Réalité tordue, je dois m'échapper
Vital, nécessaire à ma survie
Autant arrêter et me condamner
Si je ne puis continuer ma vie

Cet âge, spectre d'un passé cristallin
S'achève, je ne peux le laisser durer
C'est maintenant au tour du matin
De teindre le ciel de ces couleurs rosée

Pâle Parcours

Il part, piteux, le pas pesant
Penaud parmi les pâles pantins plâtrés
Leur position patraque prouve un passé
Qu'il ne peut penser poursuivre

Pitoyable parangon épris de peur
Pantois face aux épreuves périlleuse
Il parcourt les passages qu'il possède par cœur
Pourtant, il se perd, pédale pour ne jamais progresser

Le puissant appel de la parfaite piste
Se fait pressant, un poids sur ses épaules
Pourtant si simple de passer vers de plus paisibles pâturages
Il repense, repasse ses pensées parfois pénibles

En poursuite de la réponse ultime
Pourquoi posséder sa propre conscience
Si, pour si peu, presque rien
On frappe un mur, épais comme les palissades

De mon esprit...

Critique: Sword of the Stranger

Les animes sont souvent relégué au dernier rang dans la hiérarchie de l'animation par les Occidentaux, particulièrement ceux qui y trouveront une qualité d'animation comportant nombre de lacunes, une histoire à dormir debout ou un design parfois douteux, surtout celui de dessiner un homme avec une apparence près de celle d'une femme. Je connais personnellement quelqu'un qui pense ainsi, Jérémie, et Sword of the Stranger, si je ne m'abuse, a changé sa perception de l'animation japonaise.



Et avec raison, Sword of the Stranger est un chef d'oeuvre comme il s'en fait rarement dans le domaine de l'animation 2D. Lancé en juillet 2008 en Amérique, le film s'attira à sa sortie les louanges de nombre de critiques et de fans.


Sword of the Stranger retrace l'histoire de Kotaru, un jeune garçon de huit ans qui se lie d'amitié avec un ronin qui porte l'alias de Nanashi ("Nameless"). Kotaru devra se rendre à un temple bouddhiste pour retrouver son mentor et c'est avec l'aide de Nanashi qu'il tentera de s'y rendre. Inexplicablement, Kotaru est poursuivi par les Mings (les Chinois) tout au long de son périple.

Bon, j'ai peut-être fait ici un résumé vague et sans grand intérêt. C'est voulu, l'histoire est beaucoup plus intrinsèque que je ne le laisse paraître, à vous de la découvrir. Ouais, cheap shot, mais ça en vaut la peine. L'histoire, malgré qu'elle ne s'élève pas au niveau de celle de Princess Mononoke par exemple, fait amplement son travail. Plusieurs histoires "personnelles" viennent se greffer au scénario principal, ajoutant une dimension plus agréable et humaine au personnages. Quelques questions restent en suspens, mais sans nuire au scénario. Bien au contraire, une certaine richesse s'en dégage, et quelques passages sont laissés à la simple analyse de l'auditeur. Somme toutes, Sword of the Stranger ne se démarque pas de la masse d'anime par la complexité de son histoire, mais elle reste assez accrocheuse et plaisante pour vous laisser satisfait lorsque le générique roule.




Comme dit plus haut, les personnages ont chacun un background, expliqué ou non, qui leur apporte une profondeur bienvenue. Kotaru, malgré ses 8 ans, agit et pense de manière maline et souvent humoristique, alors que Nanashi se présentera comme un ronin au passé mystérieux et avec une attitude zen et détachée. Même le chien de Kotaru, Tobimaru, est foutrement attachant, de par son animation impeccable et de ses actions souvent touchantes. Et ce ne sont que là trois personnages. La multitude de Ming, de samurais et d'autres gens en tout genre est tout aussi intéressante, nous donnant un attachement particulier même aux personnages secondaires.

Et ce charisme certain, bien que créé par les textes et "back stories" des personnages, est très fortement renforcé par l'animation sans faille dont Sword of the Stranger nous fait grâce. La supériorité des dessins animés 3D est bien difficile à démontré lorsque des films comme SotS sont encore lancés aujourd'hui. Les mouvements des personnages sont fluides, les expressions sont magnifiques. Les efforts déployés pour rendre les personnages crédibles dans leurs mouvements ont portés fruits, croyez-moi. C'est un pur délice pour les yeux. Particulièrement les batailles et combats qui parsèment le film. Et le sang. Ouais, le sang est vachement impressionnant.

Et si ce ne serait que de l'animation! Mais non, les dessins sont d'une beauté rare. Mêlant adroitement le manga traditionnel et le bishonen, c'est un style magnifique qui est utilisé dans Sword of the Stranger. On se croirait devant une peinture de très haute qualité. Les reflets, les forêts, les tissus, le feu. Tout est créé dans le but d'impressionner, et ça fonctionne. C'est beau. Bien plus beau que bien des films que j'ai vu. Peut-être même le plus beau film qu'il m'ait été donné de voir.




De plus, la soundtrack du film est d'une rare beauté. Toutes les pièces sont relativement simples, mais d'une beauté touchante. Il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est que la OST vaut la peine d'être achetée. Du pur génie musical, qui lorsque couplé aux images du films, vous transportent ailleurs.

Toujours dans le domaine sonore, les voice-overs sont excellent. Je conseille, un sub plutôt qu'un dub naturellement, pour profiter de toute l'ampleur des émotions montrées ici. De plus, les effets sonores sont parfaits. Des sabots des chevaux aux clash des sabres, tout est crédible et renforce encore le sentiement général de "awe" que le film provoque chez l'auditoire.

Finalement, c'est un incontournable pour tout fan d'anime, pour tout fan de bonbon pour les yeux et pour tout fan de bon film. Je vais très certainement le réécouter plusieurs fois. Malgré une histoire qui peut parfois sembler clichée, le Sword of Stranger réussit à impressionner et à marquer. Très fortement recommandé.

dimanche 23 août 2009

Where I Rule

Ah bah putain! 2 mois après mon article plein d'espoir et de chance de voir des shows a tour de bras, je me retrouve dans ma chambre de résidence du cégep de Matane sans même avoir vu un seul show de l'été. Criss. On peut pas tout avoir tsé... Mais là, la session recommence bientôt et ces derniers jours ont été les plus trippants que j'ai vécu depuis un bout. J'vous raconterait bien mon été, mais c'était un été tout ce qu'il y a de plus normal. Par contre, depuis mercredi passé, ca torche en sale au cégep.


Chuis arrivé mercredi, le 19. Une journée sans grands évènement, si ce n'est la réunion avec la gang du cégep. Ca a tellement fait du bien de revenir dans ma chambre, avec ma gang, mes trucs et mon indépendance. Le soir, petit party en bas, au salon des résidents. Finalement, j'ai passé ma soirée dehors à faire connaissance avec plein de nouveaux et de nouvelles. Tous des gens bien agréable, intéressant et trippants. Aussi, à quiconque veut essayer de se saouler sur des drinks bleus fluo qui goûte la slush au framboises, je ne le recommande pas. Surtout suivi d'un Monster a Vodka. Fucking foul.


Le lendemain, la journée se résume pas mal a une grosse vie sociale. Gaming, jasette, trippage, beuverie. Vodka-jus d'orange avec Sam. C'est mal. J'me suis même chippé une dent parce que c'est tellement drole de pitcher une poignée de terre et de roche dans face d'un gars qui s'endort autour d'un feu. Christ... Enfin bref, c'tait super cool, Jacob et son frère Christophe sont venu nous voir. Vraiment nice.


Vendredi. Réveil difficile! Ca faisait longtemps j'avais pas rushé de même pour me lever. On va ben s'en sortir. Encore une fois, journée sociale, etc. Le soir, on va au bar en gang. Au Chameau en fait, puisque c'est le party de la rentrée. Rendu là, on se met a danser et a tripper. Tellement, que c'est notre gang qui gagne la bouteille de champagne qu'il y avait a gagner! So much pour le "Boaf non, je bois pas à soir." Au final, on a eu du fun comme le criss, j'avais chaud sans bon sens, mais c'tait vraiment trippant. Seul bémol, j'me suis complètement éclaté les muscles des bras. En fait je les ai rempiré, parce que j'me suis entrainé au gym l'autre jour pis la je récupérais, mais au final, j'me suis rempiré au bar. Booooooooooooonnn c'pas grave, j'vais m'en sortir.


Après ça, j'me suis dis que j'étais dû pour me reposer en fin de semaine, ce que je fais. J'en profite pour souhaiter une bonne rentrée a tout mes lecteurs, aussi peu nombreux soit-ils. Trippez, amusez-vous, faites vos travaux à temps.

lundi 22 juin 2009

Rapid Eye Movement

La guerre des consoles est enclenché depuis un bon moment déjà. Autrefois, le combat se livrait entre Nintendo et Sega. Certains moururent (RIP Sega, Atari), d'autres naquirent (Sony, Microsoft) dans ce champ de bataille ou les exclusivités, l'innovation et la qualité priment toujours. Cette génération, lancée par Microsoft et sa Xbox 360, ne fait rien pour atténuer les hostilités.

Vous êtes peut-être familiers avec les trois consoles se livrant une chaude lutte pour la domination de cette génération; la Wii, la Playstation 3 et la Xbox 360. Le but de cet article n'étant pas leur présentation, je les détaillerai dans un article ultérieur, si l'envie me prend.

Non, j'écris plutôt ceci avec un œil critique et sévère. Envers quoi? Cette affreuse mode de vouloir jeter nos bons vieux gamepads et joysticks en tout genre aux poubelles! Les méthodes de contrôle alternatives se multiplie et commencent à drôlement se ressembler, au grand dam des joueurs (ou du moins, au mien). On peut remonter bien loin pour voir le premier contrôleur alternatif. Que ce soit le PowerGlove de la NES, le LightGun de Dino Crisis ou le micro de Hey You! Pikachu sur N64, l'idée de vouloir "authentifier" l'expérience de jeu ne date pas d'hier. Mais c'est avec une ferveur à peine croyable que les consoles de salons et portables se dotent de touch pads et d'accéléromètres en tout genre.

21 décembre 2004. Certains s'en souviennent peut-être puisque c'est la date où le successeur du légendaire GameBoy atterrit sur les étagères. La Nintendo DS, annoncée comme révolutionnaire, prend le marché par surprise. Je suis moi même impressionné par la console. Deux écrans, dont un tactile, un micro, capacité 3D, etc. "It lives up to its hype". Malgré une prise en main que je trouve "awkward" par moment, la console excelle autant au niveau critique que commercial. Les jeux de qualités, autant hardcore que casual, pleuvent, le support est incroyable et la console est un succès retentissant. Chapeau Nintendo, la DS fut une petite révolution et je dois avouer que je l'adore.

C'est pourquoi, à l'annonce de la Wii, avec sa mannette équipée d'un détecteur de mouvements, tout le monde s'est emballé. Et quelle déception se fût. La manette coûte un bras, n'est pas précise, répond souvent mal. Les jeux de qualités se comptent sur les doigts. Nintendo a envoyé chier de belle manière tout les hardcore gamer pour se tourner vers le marché plus lucratif du casual gaming. Avec Wii Fit, Wii Music, Wii Play, Wii Sport, le marché des soccer moms et des p'tits vieux est conquis. Tant mieux, si c'est pour ouvrir le médium du jeu vidéo à plus de gens. Mais c'est bien malheureux que tout le groupe de hardcore gamers qui veulent Metroid, Kid Icarus, Zelda, et autres sur la console soient relégués aux oubliettes.

Pourtant, la console est un succès monstre au niveau commercial. Les autres compagnies regardent avidement la pile d'or sur laquelle Miyamoto et compagnie siègent et ça a donné l'E3 de cette année.

Nintendo nous y montre Wii Motion Plus. Une expansion se connectant à la base de la Wiimote, le WMP permet de reproduire les mouvements du joueur à l'échelle 1:1. Bonne idée sur papier. Mais quand on voit le ramassis de shovelware sur la Wii, on est en droit de douter de l'importance d'un tel accessoire s'il est pour être mal utilisé. Et un autre ajout d'une trentaine de dollars à la manette... Ça nous donne tout de même un kit de près de 100$ pour une seule manette complète. Reste à voir, je suis extrêmement sceptique mais pas surpris. Nintendo nous a habitué avec la Wii à devoir acheter une multitude d'accessoires pour "améliorer l'expérience".

Là où j'ai été surpris, c'est lors des autres conférences de presses du E3. On a d'abord Microsoft qui annonce Project Natal. Un amas de caméras et de micros dans une base large comme une télé. C'est sensé détecter nos mouvements, notre visage et même des objets de tout les jours afin de les utiliser dans un jeu. Là encore, je suis extrêmement sceptique. Il y a tout d'abord l'absence totale de manette. Pas de boutons, pas de pad, rien. Les jeux plus complexes seront donc impossible à jouer avec ce périphérique. Je reconnais qu'il pourrait être utilisé conjointement avec la manette, mais encore là... Je me vois mal me dandiner comme un idiot sur mon sofa alors que j'ai un satané gamepad dans les mains qui, ultimement, me donnera le même résultat.

La démonstration on-stage nous a montré une belle bagatelle de gens normaux ayant l'air complètement idiots et crétins. Une jeune femme semble pris de convulsion et d'un dédoublement de personnalité avec celle d'un singe afin de jouer a casse-brique en 3D. Un autre homme essaie de peindre sur un canevas. C'est pas précis pour deux cennes, mais ça semble faire ce que ça a à faire. Mais encore la. Casse-brique, ca se jouait sur Atari 2600 pis la peinture, ben ya des tablettes USB pour ça. Je n'ai pas vu l'utilité. Ça ne fait rien de mieux qu'un gamepad, au contraire.

Natal permet aussi la détection de visage, qui, entres autres, nous log automatiquement sur notre propre compte lorsqu'on est passe devant. Intéressant, mais 3 clics de manettes produisent le même résultat.

Et pourquoi ce périphérique? Pour atteindre le marché qui a été conquis par la Wii. Et connaissant l'utilisation que les développeurs font de la Wii, on est en droit de s'inquiéter du futur de la 360 et de son parc vidéoludique. En effet, le même public est visé. C'est un public habitué à des jeux de piètre qualité sur Wii. Les développeurs feront beaucoup plus d'argent à mal développer pour ce marché que de se forcer. Le casual gamer ne verra pas la différence. Reste à voir si l'utilisation de Natal sera révolutionnaire ou complètement aberrant. Et honnêtement, je suis extrêmement sceptique.

Et comme pour en rajouter, Sony a lui aussi annoncé une manette équipée d'un détecteur de mouvement à sa conférence de presse. Ça ressemble vachement à une Wiimote, sauf que c'est équipé d'une genre d'ampoule de couleur sur le top. Ça a l'air complètement idiot, mais ça semble bien fonctionner. Techniquement parlant, ça fonctionne en coopération avec le Playstation Eye, petite caméra prévue pour le PS3. Avec la caméra, il y a possibilité d'utiliser la nouvelle manette dans une réalité étendue. Par exemple, en plaçant une arme dans vos mains directement dans la télé.

Intéressant, mais encore une fois, comment en faire une utilisation intelligente? La manette semble dépourvue de joystick, gênant les déplacements possibles d'un personnage. De plus, les mouvements plus compliqués (voir God of War et compagnie) s'avèreront impossible. Et, comme mentionné plus haut, l'utilisation possible de ce périphérique pourrait facilement tourner au vinaigre, voyant la situation de la Wii.

Sony a mentionné la possibilité d'utiliser la manette en conjonction avec un gamepad normal, mais l'ergonomie d'une Dualshock 3 n'est pas faite pour être tenue à une main. C'est une possibilité vraisemblablement vouée à l'échec.

En tout et partout, c'est une course aux contrôles décevante qui s'est déroulée durant ce E309. En essayant d'embarquer sur le "bandwagon" de Nintendo, les autres compagnies sacrifieront peut-être leur fanbase principale au profit du casual gaming. Et tout cela pour une mode qui ne durera pas. Non, la détection de mouvement n'est PAS le futur du gaming. Peu précis, impossibilité de reproduire les mouvements compliqués, que ce soit dans un jeu de skate, un beat 'em up ou même un RPG. Ce serait triste de voir les consoles se vautrer dans cette idée puisque cela les enverrait vraisemblablement dans leur tombe.

Si toutes les consoles se ressemblent, si elles tournent au casual et avec le prix d'un PC potable qui descend toujours, celui-ci pourrait redevenir la plateforme videoludique qu'il était à la fin des années 1990. Une plateforme polyvalente, intéressante, florissante et innovative. M'enfin, wait & see comme on dit. Les méthodes de contrôle alternative pourraient s'avérer excellentes et révolutionnaires. Espérons le, sinon le gaming sur console est voué à un remaniement qui ne fera probablement pas l'affaire des hardcore gamers...

dimanche 17 mai 2009

Hyper Music

La session s'achève, finalement. Il ne me reste que 2 examens et 1 travail à remettre. C'était le temps que ça se termine, je commençais à en avoir mon truck. Mais tsé, du même coup, j'perds ma gang d'ortho mongols pour une couple de mois, c'qui ne m'enchante pas plus qui faut... M'enfin, on va se voir pendant l'été certain, donc ça me tue pas plus que ça.

Avec les vacances qui commencent, j'ai du temps libre en masse. Ça signifie donc à coup sur que je vais me permettre de faire ben des affaires, à commencer par des shows!! Prenez aussi ce qui suit comme une cordiale invitation à venir vont défoncer avec moi dans lesdits spectacles.

En premier, le 6 juin 2009, Blinded By Faith viendra faire son troisième spectacle à Lac-Au-Saumon. Si vous voulez un metal extrême qui rentre bien en show, pointez vous la face là, on va avoir une excellente soirée j'ai l'impression.

Après ça, le 7 juillet, Martyr, accompagné de Blinded By Faith et Price of Blood donnent un show GRATUIT à Rimouski. Bon, bien évidemment, je me pointe après Price of Blood, j'aime pas le hardcore. Mais Martyr, eux, donnent un tabarn** de show, j'les ai vu au Lac-Au-Saumon c't'hiver et ça en jetait, croyez moi.

Une semaine après, le 16 juillet, se déroulera à Montréal le Summer Slaughter Tour auquel j'assiterai probablement avec, entres autres, Nico. Pour 30$, la possibilité de voir Necrophagist, Suffocation, Ensiferum, Dying Fetus, Born of Osiris, Origin, Decrepit Birth et Blackguard ne peut être ignorée. Les autres bands, du -core dont je vais allégrement me passer, vont me permettre de sortir prendre un break.

Un mois après ça, le 12 août, le Progressive Nation Tour se pointe au Centre Bell à Montréal. Dream Theater, Pain of Salvation, Zappa plays Zappa et Beardfish pour le plus grand bonheur des fans de prog, dont moi, et mes oncles Rémi et Yannick. J'vais probablement y aller. Si je me fie au premières impressions du monde sur le Net, Black Clouds and Silver Linings, le nouvel album de Dream Theater, est de beaucoup supérieur à Systematic Chaos, que j'avais bien aimé. Ça augure donc merveilleusement bien.


Pour continuer en musique, cette année s'annonce comme étant l'une des plus florissantes de la dernière décennie en ce qui à trait aux sorties musicales. Les sorties sont fréquentes, excellentes, je sais pas si je vais avoir assez d'un article "Best of 09" comme j'ai fait pour "Best of 08". Courte liste, on a pas la moitié de l'année de faite :

Amesoeurs, Candlemass, Cannibal Corpse, Dawn of Tears, Devin Townsend Project, Fen, Heaven & Hell, Kreator, Longing for Dawn, The Lord Weird Slough Feg, Mastodon, Maudlin of the Well, My Dying Bride, Peste Noire, Riverside, Solstafir, Sui Caedere, Sunn O))), Superior Enlightenment, Warbringer, Wolves in the Throne Room [2 fois].

Et je n'ai qu'énuméré les excellentes sorties. Dans le passable, il y en a une autre gang qui vaut tout autant la peine d'être écoutée au moins une fois.

À part le nouveau Stratovarius. Shit fuckin' sucks. Sérieusement. Dark Moor en ont sorti un pas pire. Hammerfall aussi. Mais Stratovarius? Bordel, j'en ai écouté 4 tounes avant d'aller me re-re-re-re-re-re-re claquer Death Magic Doom, le nouveau Candlemass.

Je dois aussi prêter une oreille plus attentionnée aux nouveaux Monarque, Karl Sanders et Hammer Horde.

Pis quand je regarde ce qui s'en vient pour le reste de l'année, j'en suis tout ébaubi!

Kayo Dot, Ensiferum, Guilt Machine, Immortal, Atheist, Morbid Angel, Kamelot, Wintersun, Vader, Suffocation, Dream Theater, Nile, Behemoth, Slayer, Miserere Luminis, Alestorm, Agalloch, Augury, Utlagr, Borknagar, Jorn, Katatonia, November's Doom, Obituary, Muse.

Définitivement une année marquante au niveau de la musique metal et rock cette année. Moi en tout cas, chuis très très comblé à date, et en voyant ce qui s'en vient, j'ai que trop hâte!

Hail, and stay metal!

---Takar, éternel mélomane.

----------------
Now playing: Sólstafir - Köld

lundi 11 mai 2009

Poésie : Troisième période

Wow, tout de même trois semaines depuis mon dernier post. Tant qu'à avoir pratiquement rien à dire, j'vais garder ça pour un prochain post plus fourni. Sur ce, 2 poèmes :


Le sang d'ailes libres

Les couleurs blêmissent, compagnons de fortune
De ce fœtus avorté dans cette triste société
Et hurle le fou, dardant les cieux, la lune
« Pourquoi suis-je damné? Pourquoi s'acharner? »

La plume cassée, le vol maladroit, incertain
Il s'écrase, emboutit la vie de plein fouet
Et ainsi, monocorde, monochrome destin
Échoué en ces tristes lieux, transpercé d'un trait

Seule ombre parmi un tapis de ténèbres morcelées,
Les murs se referment, ses ailes le clouent au sol
Et malgré le ciel, saphir dans ce monde délavé
Il devra ne jamais connaître l'ivresse du vol




La chaleur d'un glacial visage

Et là, seule, se tint la femme sans visage
Son regard vide, immobile, telle une glace
Elle n'adoptait de faciès que pour tourner la page
Faire avancer les choses, elle croyait faire sa place

D'yeux, elle n'avait que pour observer, tel les autres
La réalité distordue dans se morne filtre opprimant
De bouche, elle n'utilisait que pour s'exprimer comme les autres
Ses pensées vilifiées, elle ne pouvait qu'agréer aux plus grands

Et à chaque occasion, elle jetait cet abject masque
Pour s'en vêtir d'un autre, le temps devait s'écouler
Vint le jour de sa mort, on se souvint de ses frasques
Mais pas de qui elle fut, cette dame masquée



---Takar, presque décidé ç'a d'l'air...


----------------
Now playing: The Lord Weird Slough Feg - The Hunchback of Notre Doom

lundi 20 avril 2009

Le mort silencieux

L'espoir, mes amis. C'est là sur ce quoi votre humble conteur à construit sa vie. Depuis cette date où j'ai ouvert les méandres de mon esprit, en cette soirée d'octobre 2008, je me confie à cet écran, cet entrelacs de circuits imprimés, en quête d'un quelconque exutoire. L'aie-je trouvé? Qui sait, peut-être est-ce que je perd mon temps comme jamais. Particulièrement en ces temps cruciaux de ma vie. Le collège, mon avenir, le temps où jamais de donner tout ce que j'ai. Et pourtant, pour une raison hors de ma portée, c'est en ces heures et mois que l'envie de poursuivre se fait sentir de moins en moins forte. Pas que ce soit ennuyeux, enfin, pas totalement. Ça reste une école, avec tout ce qu'elle implique d'examens, de matière plus où moins intéressante.

Non, c'est un je-ne-sais-quoi qui me retiens. Une tangible ombre qui ralentit mes moindres mouvements. Les pulsions électrique de mon cerveau rampent, mes membres me portent lourdement et, pire que tout, mon coeur s'embourbe dans les filets de la toile de vie. Dieu sait qu'il s'en tire à peine. C'est inexplicable. Ou bien ça l'est, et je recherche aveuglément réponses à des questions qui n'existent pas. Dans un cas où dans l'autre, l'impasse s'avère être la même: un univers de possibilité m'est fermé, à cause d'un état d'âme qui pèse plus lourd que le remord.

Et puis, depuis un certain temps, ma place ici me semble de plus en plus... absurde si l'on veut. Plus j'avance, et moins je me vois programmer ou être informaticien toute ma vie. L'informatique est le plus beau passe-temps du monde, mais c'est un métier que je ne me voie pas faire pour le restant de mes jours. Mes notes en français ainsi que ma passion pour cette langue m'incitent à me diriger vers ce domaine. Prof de français, par exemple. Rien de définitif, naturellement, mais certainement une avenue non-négligeable.

Puis, en plus de me sentir presque misérable ici, je suis venu à la conclusion que ma place à Amqui, ou dans la Matapédia s'avère de plus en plus absente. Ces gens avec qui d'innombrables moments ont été vécu, mes compagnons de classe, ces amis qui m'ont accompagné durant plusieurs années semblent tout simplement me reléguer au niveau de vague connaissance. Un timide "bonsoir", une remarque insipide sur un sujet vide de contenu puis on me laisse la, debout sans même me reporter attention.

Je ne sais que faire et penser, autre que de me confier à des lecteurs qui eux aussi n'existent peut-être pas. Au final, je me retrouve à suivre le cours de la vie, avec personne pour s'accrocher à moi, vice versa.

All we do, crumbles to the ground, though we refuse to see...

---Takar, blasé, tanné, écoeuré...

EDIT: J'ai beau pas feeler fort, le jeu tient toujours. D'où vient le titre de l'article (Je veux la provenance première, kudos si vous pouvez donner le plus de détail) ainsi que la citation en fin d'article?

----------------
Now playing: Sui Caedere - Sérénade Triste

jeudi 9 avril 2009

Chialage 2 : Les télé-réalités

Le voici, le voilà, cet article chialage que je vous promet depuis si longtemps. Ce ne fût pas de tout repos d'écrire ces lignes (pffff...), mais étant fidèle à ma parole, voici donc mon opinion (autant le préciser pour atténuer le shitstorm qui m'attend) sur les télé-réalités.

Mais me voilà en bien fâcheuse position. Comment planter ces programmes télévisés alors que Carolanne D'Astous, originaire de la Matapédia, mon patelin, est à présent finaliste de Star Académie? C'est presque inconcevable d'être contre les télé-réalités puisqu'elles mettent cette jeune femme sous les feux de la rampe! Hé bien non! Non et non encore! Ce n'est pas un chauvinisme excessif qui me fera changer d'avis, croyez-moi. Bien que ce soit un choix personnel et que d'appartenir au mouvement Star Académie ne fait pas de Carolanne une personne moins talentueuse, bien au contraire, je ne peut me convaincre de l'utilité ou même du potentiel de divertissement de cette émission.

Que ce soit Star Académie, Canadian/American/Whatever-an Idol ou même Mixmania (qui ne s'en souviens pas?), ces compétitions, ces programmes produisent à la tonne des vedettes de la télé et de la musique en à peine une petite dizaine de semaine. Monsieur-Madame tout-le-monde peut s'inscrire et ainsi se faire propulser plus vite qu'il ne le croyait sous le regard assidu de milliers de télé-spectateurs. Mais ultimement, n'est-ce pas là la façon la plus rapide de faire mourir une carrière? J'entends par là cette manie de créer des vedettes-kleenex. Ces chanteurs, chroniqueurs ou même acteurs qui, frais sortis d'une compétition télévisée quelconque, sont connus quelques temps. Ils sortent un ou deux albums, jouent durant une saison dans un téléroman totalement vide de contenu ou figurent comme chroniqueurs à TQS puis sombrent dans l'oubli le plus total.

Les grandes compagnies qui endossent ces artistes(?!) le font simplement pour surfer sur la vague d'un succès éphémère. Par exemple, Wilfred Lebouthiller. On s'entend pour dire qu'il est probablement retourné pêcher des crevettes et que son trophée de Star Académie lui sert probablement à arrêter une porte qui ferme d'elle même. Après deux albums, deux échecs cuisants au niveau des ventes et de l'engouement, ou plutôt de son absence, on n'entend plus parler de cet Acadien. Audrey DeMontigny aussi est un flagrant exemple de vedette-kleenex. Après avoir créé un engouement sans précédent lors de sa candidature à Canadian Idol, sa ''carrière'' n'a jamais levé. Un CD qui, lui aussi, fit pâle figure au niveau des ventes, à son actif, elle est maintenant complètement disparue des radar québécois. Et j'exclus ici plusieurs dizaine d'artistes qui se firent complètement ignorer ou oublier après un certain temps.

Je peux comprendre les rêves de grandeurs que plusieurs se forment lorsqu'ils se voient gravir les échelons d'une telle compétition. Et je peux aussi comprendre que plusieurs se disent ''Ben j'ai rien à perdre''. Mais personnellement, je ne vois pas l'attrait de briller durant un an puis ensuite, me faire démolir ma carrière en un rien de temps alors que la nouvelle cuvée d'Académiciens est introduite au public. C'est un cercle vicieux sans fin. Un rêve, puis un objectif. De fil en aiguille, l'objectif devient réalité, et l'on flotte sur un nuage pendant plusieurs mois. Mais tout à coup, il se met à pleuvoir, les nuages s'égouttent et la chute est douloureuse.

Je ne suis pas aveugle non plus, quelques uns réussissent à se démarquer plus longtemps qu'un an. Mais je me demande... Les grands groupes québécois. Que ce soit les classiques tels Les Colocs, Les Respectables, Harmonium ou alors les nouveaux tels Les Cowboys Fringants. Ils n'en ont pas eu de tremplin artificiel. Pourtant, qui ne connait pas « La Rue Principale » ou alors « Le Shack à Hector »?

Et si ce n'est pas dans l'univers de la chanson, les ex-participants figureront plus tard sur les couvertures de magazines bidons pour des pacodilles. « Retour sur sa vie à l'Académie » ou alors « Douloureuse rupture pour cet ex-Académicien ». Du grand n'importe quoi pour essayer de rester à la surface de ce système qui jette ces vieux kleenex et les remplace par une nouvelle boîte, plus douce mais surtout encore plus payante.

Probablement le plus insultant dans tout cela, c'est la tonne d'argent que les producteurs font avec ces shows! À 50 cennes le vote, ça commence à faire du cash à la grandeur de la province! L'admission d'un participant de petite région leur est avantageux. Je prend ici Carolanne en exemple. L'entièreté de la Matapédia vote pour elle, des levées de fonds lui sont dédiées. Le tout dans l'unique but de « sauver » Carolanne de l'élimination. Rendu là, est-ce qu'on à vraiment droit à un concours de talent, ou bien une enfantine comparaison de qui à la plus grosse quantité de fan prêt à claquer de l'argent pour eux.

Mais je ne nie pas le talent de Carolanne! Bien au contraire, sa voix est des plus impressionnante et l'entendre chanter me donne des frissons à tout coup. Je me souviens de cette performance de « Noël à Jérusalem » qu'elle avait donnée à la poly l'an passé. C'était d'une rare perfection et j'en ai encore des frissons. Mais est-ce que, sans ce damné chauvinisme dont font preuve les Matapédiens, mademoiselle D'Astous serait toujours en lice pour être couronnée finaliste de Star Académie? Peut-être, mais les producteurs se sont grassement empiffrés des profits que tout les votes génèrent.

Et comme si ce n'étais pas assez, après nous avoir gavé d'éphémères stars, les producteurs, en éternelle quête d'argent, se sont tournés vers les stars déchues! Qui de mieux qu'une ex-idole du Heavy Metal ou de la WWF pour susciter l'engouement chez les plus vieux ou de créer ledit engouement chez les plus jeunes! Alors, le temps de crier ciseau, et des caméras s'immiscèrent dans la vie quotidienne de ces gens. « The Osbournes » nous montre un Ozzy complètement à terre, à peine capable de se trainer lui même. Sa fille est un gros bébé pourri gâté, son gars se calisse de tout pis veut tout sans bouger son cul Un véritable exercice de médiocrité. Et c'est pareil pour Hulk Hogan. La fille un peu(?!) tarte, indisciplinée, le père strict mais aimant dans le fond. Cliché sur cliché. Vie quotidienne, mon cul. C'est scripté, répété, acté pour les caméras dans le seul but de remplir le besoin de voyeurisme du plus commun des mortels, naïf dans sa croyance à des scènes authentiques, encore une fois en remplissant les poches des producteurs.

Et ce n'est pas un destin réservé aux has-been. Travis Barker y a passé. Jessica Simpson et Nick Lashey. Britney Spears et Kevin Federline. Paris Hilton et Nicole Richie. Tous y ont passé. Parce que dans le fond, caricaturer son propre quotidien pour un crapload d'argent, c'est attirant pour toutes ces stars qui, lors de la production de ces shows, étaient pratiquement sans emploi. C'est du cash facile et tous les moutons téléspectateurs les suivent et en redemandent, créant un besoin qui n'existe même pas et du même coup, une fontaine de revenus qui eux, sont bien réels.

Mais pourquoi se contenter de vedettes qui, ultimement, demanderont un plus gros salaire alors que, juste à côté, un troupeau de nobodies ne demandent qu'à s'exposer corps et âmes à un auditoire avide de divertissement facile? Et ainsi naquirent les Loft Story, Big Brother et Occupation Double de ce monde. Alors là, on atteint un fond rarement atteint dans l'histoire du « divertissement ». C'est à coup de bitcheries, de coup hypocrites, d'engueulades et de simili-couples formés pour attirer des votes que les participants participent à cette infernale roue. Et encore une fois, un concours de popularité s'installe et les votes, naturellement payants, fluctuent en quantité industrielle simplement pour garder Nobody #4 à l'écran plus longtemps. Le tout dans un exercice de voyeurisme inouï.

À l'instar des vedettes de télé-réalités musicales, les ex-lofteurs (ou peu importe d'où ils sortent) finiront en couverture de magazines ridicules ou chroniqueurs temporaires dans lesdits magazines. Dans le meilleur des cas, ils apparaîtront dans une émission matinale à titre de chroniqueur encore.

Le pire dans tout cela, c'est que les gouvernements subventionnent ces projets ridicules avec l'argent des contribuables. Au lieu de fournir de l'argent à de véritables artistes, ce cash est envoyé directement dans le divertissement facile et abruti. Du même coup, les vedettes-kleenex se retrouvent à voler la place de vrais comédiens et chanteurs. Au lieu de promouvoir, par exemple, le nouvel album des Cowboys Fringants, on préfèrera passer à la radio le nouveau one-hit wonder d'un Académicien qu'on aura oublié dans huit mois. Plutôt que d'offrir une case horaire avantageuse aux émissions qui nécessitent le travail de vrais acteurs, on préfèrera y diffuser les pathétiques frasques de lofteurs quelconques.

Malheureusement, les gens qui vivent de leur voix ou de leur talent d'acteur se retrouvent donc sans emploi. Et puisque les membres de l'union des artistes n'ont pas droit au chômage, leur voie de sortie s'avère être les jobines habituellement réservée au jeunes étudiants. Par exemple, sur l'entièreté des femmes membres de l'union des artistes, moins de 250 ont travaillé l'an passé. Avec un salaire moyen de moins de 4000.00$. C'est peu, bien peu pour des gens qui ne dépendent que de cela pour vivre. La comédienne Angèle Coutu, réceptionnaire du prix Jutra pour son rôle dans Borderline, a travaillé un maigre huit jours l'an passé. Ce n'est peut-être pas à cause des télé-réalités, mais lorsqu'une si grande partie du temps d'antenne leur est dédiée, il y a peut-être des liens à faire...

Encore une fois, je ne clame pas avoir la vérité absolue et j'aimerais entendre vos opinions sur ce sujet. Je connais plusieurs d'entre vous qui me lisez et bien peu commentent. Je n'écris pas pour les commentaires, mais j'aimerais parfois entendre vous idées ou vos commentaires sur mes textes. On ne s'améliore qu'avec la critique intelligente des autres.

mercredi 1 avril 2009

Ashes Against the Grain

Jeudi passé, cours de français. J'écoute nonchalamment ce que Paule dit, excepté une phrase qui ressort plus que les autres. Quelque chose comme "Pour un projet d'Arts et Lettres que je supervise, on fait une revue artistique. Donc, je propose à quiconque ici qui à des poèmes, des histoires courtes, des dessins, peu importe, qui traine chez lui à me les apporter, ça pourrait se retrouver dans la revue."

Devinez ce que j'ai fait? J'ai envoyé quatre de mes compositions et, à mon plus grand bonheur, ils en ont retenu, "après analyse, deux surs" (dixit Paule). Il s'agit de Chaîne et de Cloque d'un Monde Dissonant. De plus, la revue ne sera pas un simple format 8½ par 11 ben simple. Selon ce que j'ai compris, un format plus fancy et plus audacieux est prévu. Encore mieux que ça, chaque texte sera illustré par les soins des étudiants d'Arts et Lettres. Mes deux poèmes vont être représenté en aquarelle!! Je capote, incroyable comment je suis content! J'ai plus que hâte de voir le résultat final et je vous ferai part de photos ou peut-être même pourrais-je me procurer des revues pour ceux qui ne peuvent venir en chercher, qui sait.

Bon... voici pour un petit article ben simple, chuis juste ben content, le blogpost sert techniquement à rien. Mais j'en profite pour annoncer deux articles poésie qui s'en viennent. Le premier contiendra les textes promis lors du dernier post, et l'autre contiendra deux (ou trois, sait-on jamais) textes récemment composé. Aussi, peut-être un article chialage, je verrai.

---Takar, à cheval sur trop d'émotions

P.S. Même quiz que d'habitude. Origine du titre?

P.P.S. Bonne fête Floune

----------------
Now playing: Borknagar - Human Nature

samedi 14 mars 2009

March of Mephisto

Hehhhh... c'est un Takar blasé qui écrit ce soir. Malgré la mi-session qui débute, emportant avec elle son lot de vedgeage intense, de perte de temps, de sortie entre amis, de gaming et de tout ce qui vous tente, je down. Down parce que malgré que ca va super bien à 95% à l'école, le 5% qui chie de travers, c'est le plus important. Le cours de programmation me fait damner comme jamais. L'inclusion du WIN32 cette année est une mauvaise idée, et je souhaite aux nouveaux l'an prochain de ne pas avoir à se faire chier avec ça. Faut qu'Alain voie que ca marche juste pas. On a pas vu assez de C pour faire ça, même Isra l'a dit. Et quand Isra le dit, ca doit être vrai. M'enfin... je me reprendrai au retour de la mi-session. J'aurai pas le choix la câlisse.

M'enfin, on pense à autre chose, faut pas trop se faire de mauvais sang la. Pas bon pour le coeur...

Donc comme je disais, mi-session. Il était temps, j'commençais a devenir fou. Au moins , tout mes (autres) examens ont bien été. Dommage que l'exam de prog vienne péter ben raide mon vendredi. Reste que chuis satisfait de mes notes en majeure partie.

Donc comme je disais (Encore une fois), mi-session. Occasion de sortir. Va falloir que je voie du monde, j't'en train de devenir complètement mongol icitte moi. Anne, Marion, va falloir se séduler une date, Kath aussi, si t'as le temps. Au moins, j'ai une foire de prévue, pour les 18 à Francis. J'ai hâte, ca va me faire du bien de revoir du monde.

Ahhh j'voudrais aussi profiter de cet article pour féliciter Joannie, Guillaume, Ariane, Karine ainsi que Marie-Ève. Ils ont gagné le prix de la meilleure utilisation du français à Secondaire en Spectacle avec le texte auquel j'ai participé. Merci beaucoup de m'avoir permis de transposer mon écriture en musique, félicitation pour votre interprétation et surtout, bonne continuation, s'il y en a une. Je suis toujours là pour vous si vous avez besoin de moi.

Ledit texte sera posté dans mon prochain article poésie où PEUT-ÊTRE mes poèmes romantiques/amoureux/cucul? seront postés. Qui vivera verra.

---Takar, découragé un peu quand même...

P.S. D'où vient le titre, et pourquoi l'aie-je utilisé? Répondez en commentaires.

----------------
Now playing: Amesoeurs - Au Crépuscule de Nos Rêves

mardi 3 mars 2009

Poésie : Second Opus

Comme promis, je publie ici un deuxième "recueil" de poésie.Encore une fois, seulement deux textes. J'en ai un ou deux en composition, un ou deux à retoucher... Croyez-moi, si le feedback est toujours aussi bon, j'vais en publier longtemps.

Fait intéressant à noter le texte intitulé "Amalgame" a été composé en plus ou moins 5-10 minutes.

Amalgame

Une lance transperce la chair d'un nouveau-né
Quelques secondes mentionné, puis oublié
Un rebut vivant, au quatre vents est abandonné
Abjecte, putride existence, pourquoi s'en soucier

Pourtant, ceux de l'académie sont partout rois
Surfent sur la vague de cette triste ignorance
Voyeurs, animaux bâtards de mauvaise foi
À la vision de cette répugnante déchéance

Tragédie, misère en cette malheureuse terre
Et alors? On est doublement occupé à ne rien faire
Pour traiter ce monde comme il devrait être clair
À l'ombre de ceux en lesquels on croit, nos grands frères

Mais pourquoi, ultimement, nous aideraient-ils?
Idoles d'un univers tombé, fantôme d'une gloire passée
L'enfant brisé, l'être rejeté... les faire parler, les écouter?
Non-sens, ils verseront, amalgamés dans cette société puérile


Chaîne

Ce fut un grand arbre, un robuste chêne
Fièrement ancré, ses racines éternelles
Un empereur des bois, au haut de la chaîne
Les branches hautes, les feuilles si belles

Maintes fois centenaire, rien ne le courbait
Les vents, la pluie, les tempêtes, rien
Mais vient un temps que le chêne redoutait
Un air, une chanson qui annocerait sa fin

Un couteau, à son écorce, fut hardiment planté
Se frayant un chemin, traçant un segment de temps
L'arbre émit un silencieux gémissement, attristé
À sa base, deux jeunes animaux s'aimait tant

Pas tant la cicatrice à sa base, pas tant la douleur
Ni les amants, au sol, qui ne connaissent aucun chagrin
Mais plutôt un sentiement de vide en son for intérieur
De coeur, il n'aurait que ceux tracés par les humains


---Takar, malade... de trop de choses

----------------
Now playing: Hammers Of Misfortune - War Anthem

mercredi 25 février 2009

Birthday, Dethday

M'y voilà, 6576 jours. On peut aussi dire 18 ans, mais ça fait pas calculer le monde, alors... Donc ouais, majeur, comme je mentionnais dans mon dernier article. C'est un grand pas, j'peux voter, j'vais dans les bars légalement, même si ça m'a jamais vraiment arrêté auparavant. J'ai fêté ça hier. Bu avec les chums icitte pendant un bout, pis vers 11 heures, direction La Mansarde. Mansarde ou j'ai joué au pool, bu d'la vodka-jus d'orange, me suis fait offrir des cartes de fête improvisées et ou ma toune de 18 ans est officiellement devenue "Adam's Murmur" de Cynic. Awesome.

Qui dit party dit besoin de sommeil. J'ai pas été en programmation ce matin... Faut ce qui faut, pis c'pas comme si je manquais beaucoup de cours anyway. De plus, il n'y a pas eu de français ce matin. Awesome encore.

Par après, ce fut les Olympiades de l'école. 15 programmes en compétition dans 5 activités. Énigmes, ou je crois que nous avons fait un bon score, Rock Band, ou c'a fait un peu plus pitié au début, mais on s'est repris vite. Après ça, game de hockey balle contre le groupe de Sciences Humaines. Nous contre une équipe de sportifs, athlétiques dont une partie joue au hockey très fréquemment. Pas besoin de vous dire que la défaite a été cuisante. 11-0. Mais chuis satisfait de mon travail de gardien de but, le temps que je l'ai fait.

À ce point là, ya eu une pause santé au Tank-A-Y-Être. Pomme, eau. Puis une activité de collecte de bouteilles. C'tait tout de même cool, mais j'en ai profité pour prendre une pause. Par la suite, ya eu l'activité des grands skis on nous avons assez bien performé je dois dire. Puis, finalement, game de Ultimate Frisbee. La gang de Sciences Humaines nous ont encore torché. 15-1 je crois. Même si un de leur joueur a fait une vilaine chute. Elle est restée au sol plusieurs minutes, en larmes. C'avait l'air a faire mal en chien.

Pour clore le tout, souper et bière GRATUITS.

Donc là, je suis brûlé raide, je dors pratiquement debout. Je termine un travail d'Interface Utilisateur et ensuite, dodo.

P.S. Kudos à quiconque trouve d'ou vient le titre.

dimanche 22 février 2009

Hopeless Hopes

Ça fait tout de même un bail que j'ai pas parler de ma vie si passionnante... So here goes.

Depuis que mon dernier article de ce genre, beaucoup de chose ce sont déroulés dans ma vie. Que ce soit le congé des Fêtes, le début de la session ou les innombrables conneries que j'ai pu faire. J'vais couper court un peu et sauter simplement aux derniers jours...

Les travaux sommatifs de la session sont déjà commencé. Que ce soit en maths (70%, aurait pu faire mieux), en français (110%, plus que content) ou en anglais (remis en retard, youppi >_<), ca commence et c'est pas près d'arrêter. Mais puisque j'ai vécu un calvaire innomable à la première session dû à mes incessants retards et remises à plus tard, j'vais faire plus attention cette session-ci.

Le trip de gang est toujours aussi fort à Matane. Les partys ne finissent plus, on a commencé a jouer en réseau. Call of Duty 4, ca joue non-stop ces derniers temps. On a du fun, avec TeamSpeak en plus pour parler en jouant. C'est cool, ca nous fait oublier les tracas scolaires.

Jeudi dernier, il y a eu un party Ska au Chameau. Évitant normalement mes bars sous peine de musique de marde, je décidai donc de m'y rendre puisque mon excuse principale était maintenant nulle. Et quel fun on a eu. Que ce soit la game d'impro avant la musique qui était excessivement pissant, les skankpits sans arrêt avec les chums ou la bière qui coulait à flot, le plaisir n'arrêtait pas une seule seconde. J'y retournerais anytime.

Et la vie suit son cours normal... ou presque normal. Parce qu'avec moi, c'est rarement normal la vie. La normalité est comme allergique à moi. Ou vice versa. Peu importe le cas, elle se tient loin. Que puis-je y faire, c'est ce qui fait de moi ce que je suis. Pas toujours plaisant, mais faut ce qu'il faut.

Ah! J'oubliais presque. Mon anniversaire mercredi. 25 février. 18 bougies estie. Majeur. Droit de boire, de voter. C'est gros, mais en même temps, j'ai un espèce de détachement un peu étrange. Comme si je le considérais cet anniversaire comme un autre. M'enfin... j'ai eu droit a un somptueux souper ce soir, gracieuseté de mes parents. Ma mère m'a offert "Les Enfants de Hurin" de Tolkien. Bien hâte de lire ca mais faut je finisse "The Hitchhiker's Guide to the Galaxy" d'abord.

Aussi, ca semble idiot ou alors ca ressemble a des remerciement d'Oscar, mais j'm'en fout. Merci à tout ceux qui ont exprimé de bons commentaires (sur le blog, en vrai, sur MSN, peu importe) envers les textes que j'ai diffusé lors de mon article poésie. Ca m'encourage grandement à continuer et ca fait chaud au coeur que des gens prennent plaisir à me lire, peut-être autant que je prend plaisir à écrire.

Justement, mon prochain article sera probablement une autre série de poèmes. J'en ai quelques uns d'écris, je verrai qu'est ce que je publierai. Sinon, j'ai un article chialage qui me trotte dans tête depuis un moment. Ca pourrait se concrétiser prochainement.

--- Takar, rêveur, probablement ultimement déçu...

lundi 2 février 2009

What a Wicked Gang Are We

Mercredi dernier, le 27 janvier, après une attente de plus d'un mois, j'ai finalement fait route vers Québec pour assister à mon premier show de ska avec, en tête d'affiche, nul autre que l'excellente formation Streelight Manifesto. Mais les gars le savent autant que moi, ce ne fut pas de tout repos...


PRÉ-SPECTACLE

Plus d'un mois de préparation, des changements présences, de lifts, etc. Et ce jusqu'à la fin: le « line-up » officiel fût décidé la veille. Sébas, Isra, Jéé, Jules, Mike et moi-même. 6 mongols ensemble. Ca va être l'enfer sur terre.

À la date tant attendue, on se retrouve à chercher Sebas pendant l'heure du midi parce que, semblerait-il, il a oublié qu'il venait encore avec nous... et c'était lui le lift. M'enfin... on le retrouve, lui donne son billet, et se dirige vers Flavie, la vannette de Seb. Et c'est parti, Sébas au volant et motivés comme jamais. Près de 30 minutes de route et tout à coup.

« Câlisse les boys, j'ai pas mon ticket! »

Sébas a oublié son billet dans sa chambre à Matane. Fallait que ça arrive, même si on a bel et bien fait un check-up avant de partir. M'enfin, on a pas trop le choix, on retourne à Matane et Sébas récupère son billet. À partir de ce moment, je suis désigné conducteur. Ayant l'état le plus... compatible avec la conduite automobile. En sortant du parking du cégep, je roule à 75-80 dans une zone de 50, passe à côté d'une police et j'ai presque embouti un banc de neige. Tout pour me mettre en confiance et sécuriser la gang derrière.

Arrêt à une station service, délibération si je devrais vraiment conduire, démotivation totale en mes capacités... Après 64$ de gaz et le choix (qui s'avèrera judicieux) de me laisser conduire, on se remet en route vers notre objectif. On continue pour un bon moment sur la route entre Matane et Mont-Joli pour se stationner devant un dépanneur, y acheter deux caisses de 18 et faire la première d'une nombreuse lignée de pause-pipi. Je dirige par la suite Flavie vers la 132 et on est parti pour de bon, la grand route déroulée devant nous comme un tapis rouge.

Tout est beau jusqu'à Rivière-du-Loup, mes erreurs de conduite à Matane sont rapidement oubliées au profit d'une ambiance beaucoup plus relax dans le dôme de tôle sur nos tête. Une couple de pauses, ben des niaiseries et, surtout, beaucoup de motivation.

Peu après avoir fait notre bout de chemin dans RdL, j'emprunte la jonction entre la 132 et la 20, lançant un puissant « Estie! On est sur la 20 les boys! » auquel seront répondus nombre d'acclamation enjouées. Mais c'est probablement les dernières avant quelques heures.

Voyez-vous, la veille, j'ai reçu un coup de fil de mes parents qui me disent qu'une tempête comme on n'en a pas encore vu cette année se lèverait sur la 20 au courant de la journée. Ce fût après maintes délibérations que le choix de prendre la route fût pris.

Et la tempête eut lieu. Beaucoup plus chiante que je ne le croyais. Après avoir déposé la première roue de Flavie sur la longue langue d'asphalte face à moi, j'observe que je vois beaucoup moins loin qu'auparavant, un mur blanc se dessinant dans la distance. Un peu stressé mais toujours confiant que ce ne serait pas si pire que ça, je poursuis la route sans mot dire à mes compagnons de route.
Encore une petite précision. Je ne suis pas un conducteur hors-pair, loin de là. Mais je me débrouille, j'suis amplement capable de conduire malgré un léger manque de pratique. En fait, ex-léger manque, avec l'expérience que cette excursion m'a donnée. M'enfin, tout cela pour dire que je ne m'était encore jamais aventuré dans une tempête de neige.

Et à mon grand désarroi, le mur blanc dans la distance se rapproche. Vite. Beaucoup trop à mon goût en fait. Après à peine quelques minutes de route, Flavie percute de plein fouet le mur... On est en plein milieu d'une tempête assez vorace. Ça commence avec de la neige, puis le vent se lève, la chute de neige prend un angle de plus en plus prononcé. Les bourrasques soulèvent la neige déjà au sol. J'y vois que dalle dans cet espèce d'enfer blanc. Pis comme pour me faire chier encore plus, le soleil se couche empirant encore la visibilité.

C'est au travers des ces conditions arctiques que je tente du mieux que je le peux de guider Flavie à bon port. Le port en question étant les résidences de l'université Laval; Mike et Jules doivent y être déposés. Au travers des vans de transport qui se câlissent éperdument de la petite vanette rouge. Tous me dépassent, arrosant du même coup mon pare-brise. Avec les wipers que Sébas a mis sur sa van, disons que ça aide pas pentoute. Il y a même un p'tit char gris qui me dépasse à une vitesse fulgurante vu les conditions. Et puis, juste pour améliorer ma patience, les gars doivent arrêter pisser encore 2 fois. En plein milieu d'une tempête. Une chance qu'il y a des vibreurs en bordure de la route sinon nous aurions pu prendre le champ assez facilement.



Quel soulagement ce fût de voir la pancarte annonçant la sortie menant au pont Pierre-Laporte. Un sourire éclaire pour une première fois depuis des heures mon visage probablement blafard de fatigue et de stress. Le pont, les échangeurs, les boulevards et les rues s'entremêlent dans un maelström de lumières pour finalement nous faire atterrir dans un McDo. McDo qui, comble du hasard, m'avait déjà accueilli 2 ans plus tôt, moi, 49 élèves et 6 adultes... Certains se souviendront peut-être, s'ils me lisent et s'ils m'ont accompagnés, de ce petit fast-food auquel nous avions diné, les deux gangs d'Amqui et de Merritt. Petit élan de nostalgie...

Et surtout, de soulagement. Ne plus avoir ce damné volant entre les mains me fait le plus grand bien. Les muscles de mon cou sont raides et légèrement douloureux; la tension et le stress de la route... Un trio double BigMac en arrière de la cravate. C'est peut-être moi, mais me semble que le McDonald's, c'tait ben meilleur quand j'étais petit. Le repas de ce soir là, c'tait assez vide et relativement dégueu. Je l'ai eu sur l'estomac longtemps pis ça me donnait un feeling weird... M'enfin, fallait ben manger, je crevais de faim.

Après ce repas... simple disons, nous reprenons la route. Je programme le GPS pour me diriger vers le point où je dois déposer Jules et Mike. Rendu à destination, on se dit à tout à l'heure, prépare une heure de départ pour demain (autour de 8heures). Je reprogramme le GPS pour me retrouver vers l'Auberge de la Paix, dans le Vieux Québec, lieu où Isra, Jéé, Sébas et moi-même allons dormir cette nuit.

Le Vieux Québec, c'est magnifique. Marcher le long des rues, on a l'impression de voir l'histoire se dérouler devant nos yeux. C'est relaxant, plaisant. Mais en char, la nuit, dans une tempête, les routes glacées et la neige à plein ciel, c'est le pire endroit de la province. Les rues tortueuses, les one-way hasardeux, les côtes à pic, etc. Tout pour rendre une ride de char un véritable enfer. Après m'être fié au GPS, nous atterrissons devant l'auberge, de la neige jusqu'au mi-tibia. Une petite porte se découpe timidement dans le mur devant nous.

Nous pénétrons dans le bâtiment et sommes accueilli par une ambiance chaleureuse, austère, ancienne. À notre droite, un escalier disparaît dans les ombres du premier étage. À notre gauche, une porte vitrée mène à un petit salon où figurent un jeu d'échec, un divan, une table où un locataire travaille sur son portable, un journal à son côté. Le corridor face à nous est encadré de tablettes où trônent bottes, souliers et sandales. À son bout, il tourne à droite pour mener aux cuisines ou poursuit son chemin pour déboucher dans un petit bureau ou est assis un vieil homme, les cheveux blanc comme les nuages, le visage las et de marbre.

Transis par le froid, nous nous dirigeons vers lui.

« Salut, c'est pour une chambre, j'ai appelé hier... », commence Israël.
« Oui, aucun problème »

Signature de papier, dumpage de bagages à un endroit prévu, signatures, paiements... Au final, 24$ pour une chambre, la literie et le déjeuner. Pas si mal. On se renseigne par la suite sur un endroit pour stationner la vannette. Le stationnement de l'Hôtel de Ville, pas très loin de l'auberge, est idéal. On s'y retrouve rapidement. C'est un parking sous-terrain, payant, à environ 15 minutes de marche de l'Impérial. Mais considérant la température exécrable, ce 15 minutes de marche dans les magnifiques rues du Vieux pourrait facilement se transformer en véritable calvaire.

À notre arrivée dans la rue, je repère une cabine téléphonique. Ah! Oui, j'avais promis que j'appellerais chez nous à notre arrivée dans la capitale. Je récupère le p'tit change de mes poches pour lâcher un coup de fil à Sainte-Irène. 3,65$ pour une minute... Ma mère est ben contente de savoir que je suis arrivé à bon port, me souhaite un bon show et la minute finit.

Nous repartons d'un bon pas, direction : l'Impérial! Après quelques minutes de marche, le froid, la neige, les routes glacées nous convainquent de héler un taxi pour nous conduire au show. Le premier nous ignore complètement, le second avait son enseigne éteinte mais le troisième, près du Capitole, nous accepte. Le conducteur, un jeune français, fin-vingtaine, début trentaine ne ressemble étrangement pas à la photo sur sa licence. Photo ou pose un homme dans la fin trentaine, le teinte basané, barbu... M'enfin, je ne pose pas trop de question, tant qu'on se rende. Et on s'est effet rendu. Israël règle la note de 6,70$ et nous débarquons du taxi. L'Impérial se dresse devant nous. L'affiche à droite complètement se lit :

STREETLIGHT MANIFESTO
27 JANVIER
19H30

Heureux hasard, Jules et Mike arrivent au même moment que nous. Nous ouvrons la porte de la salle de spectacle, et sommes accueilli par un table de merch et d'un vestiaire obligatoire. J'y dépose mon manteau et me dirige vers le stage. Ayant manqué les deux premières parties, le band qui ouvre notre soirée est A Wilhelm Scream.

SPECTACLE :

A Wilhelm Scream



Troisième band pour la plupart des gens présents au show, premier pour nous qui viennent d'arriver. A Wilhelm Scream pratique un genre de simili-quasi-pratiquement pas-punk commercial pas super bon selon moi. Le chanteur, avec sa tronche de frais-chié, la palette de casquette relevée à 60 degrés, sa démarche et sa manière d'agir un peu « Moi chu hot en criss » me tapait royalement sur les nerfs. Je dois donner au guitariste qu'il savait ce qu'il faisait. Il jouait ce qu'il avait à jouer sans difficultés. Mais ça n'annule pas la médiocrité des compositions, l'attitude de merde de A Wilhlem Scream. Le chanteur finit par lancer un « This is our last one for the night... » Des soupirs de soulagement se font entendre à gauche à droite. La chanson s'achève, les gars quittent le stage. Nous (Sébas, Jérémie, Israël et moi) nous dirigeons vers l'avant de la scène avec une anticipation palpable. En plus d'assister à un excellent show, nous l'avons vraiment mérité, avec la run de char qu'on vient de faire. Les instruments s'accordent, se déposent sur la scène. Saxophones, trombone, trompette, basse, guitares et même une contre-basse électrique.

Petit (?!) incident, Mike a la bonne idée de s'allumer un cigare dans la foule. Problème, c'est illégale Encore plus que ça, c'est pas vraiment du tabac qu'il y a dedans... Le nuage se soulève de l'endroit très exact où Mike se tient. Un homme bâti l'accoste et lui demande une puff. Ouf... je croyais vraiment que c'tait la sécurité. L'idée, c'est que la-dite sécurité s'est pointée tout de suite après. Avec un « Toé ta soirée s'achève icitte. » il agrippe Michael par le bras et l'emmène vers la sortie au son des vaines protestations du captif. On ne le reverra pas du reste du show. Comble du malheur, il s'était payé deux billet; il avait oublié son premier aux chambres des résidences de l'université. Fallait pas jouer avec le feu...

Tout à coup, les acclamation de la foule s'élèvent. Un véritable crescendo de cris, d'applaudissements et d'anticipation. Les lumières arrêtent de briller, il ne reste qu'un spot éclairant l'énorme banderole de Streelight Manifesto qui descend doucement sur le rideau. Tomas arrive sur scène empoigne sa guitare, et gratte le riff d'intro à « We Will Fall Together ». Sur ce, tout les autres membres accourent sur le stage et le fun noir commence...

Streetlight Manifesto



Comme écrit ci-haut, le set commence avec « We Will Fall Together ». Merveilleusement bien joué, bien chantée, les musiciens dégagent une énergie incroyable sur scène. Étant un trippeux de Streetlight depuis peu de temps, je ne connaissais pas toutes les pièces, mais la setlist ressemblais vaguement à ceci, dans un ordre plus qu'approximatif. Parfois, entre certaines pièces, un musicien était présenté par Tomas et se lançait dans un petit solo, que ce soit à la batterie ou au cuivres :

We Will Fall Together
Down, Down, Down to Mephisto's Cafe
Would You Be Impressed?
Here's to Life
What a Wicked Gang are We
Watch it Crash
Point/Counterpoint
Forty Days
We Are the Few

ENCORE:

Somewhere in the Between

Et laissez moi vous dire que c'était un excellent spectacle. La foule était énergique sans bon sens, ça slammait, body-surfait et skankait non-stop, ça chantait, ça criait. Ça trippait en criss. Moi-même, metalhead à l'os, ai trippé comme un fou. Les gars de Streetlight Manifesto sont professionnels, donnent un show mémorable et... Ah, c'est dur de trouver les mots. Awesome to no fucking end.

J'étais particulièrement déçu de ne pas avoir entendu Somewhere in the Between à la fin du set. Je me dirige vers les toilettes pour boire un verre d'eau (faisait chaud en calvasse!) et j'entend la foule qui se relance dans des acclamations à n'en plus finir, suivi d'une petite intro à la guitare acoustique...

« You were gone, when we found you
You were practically surrounded
You were trapped. »

Je m'élance vers la scène, heureux comme personne d'autre. Un peu à la manière du début du show, les autres membres se lancent sur scène pour clore le spectacle en beauté.

Un sourire accroché au visage, je m'assoit avec Jéé, attendant que le flot de spectateurs satisfaits quittent la salle.

POST-SPECTACLE

En sortant, je me paie l'album « Somewhere in the Between ». À 10$, j'pouvais pas m'en passer. Je récupère mon manteau au vestiaire et prend la porte vers la rue St-Joseph. La tempête, toujours en action, est maintenant légèrement plus calme. Ça augure bien pour demain. Avec ce temps plus cléments, nous décidons de nous rendre à l'Auberge à pied.

De repasser dans le Vieux Québec, à pied cette fois, me plonge dans une nostalgie me rendant béat. La porte St-Jean, le Archambault, le petit pub d'on le nom m'a toujours échappé... tous des endroits ou j'ai mis pied lors de cet échange avec Merritt il y a de cela 2 ans. Il ne fait pas très froid, la marche est agréable, relaxante après ces deux heures de malade que je viens de passer.

Arrivés à l'auberge, nous montons à notre chambre. La porte 105 est devant nous, fermée. Il y a probablement des gens qui y dorment, puisqu'il y a six lits par chambres et que nous n'en avons loué que quatre. À pas de souris, nous nous frayons un chemin jusqu'à la commode où nos bagages passeront la nuit.

« Chut! Faut pas réveiller personne! »
« Mais ya tu quelqu'un? »
« Probablement... »
« Fuck, ça me tente pas de dormir avec du monde que je connais pas »
« Ta yeule, tu parles trop fort! »
« Ouin mais t'es sur qu'il y a du monde? »
[Silence...]

Je m'étire le bras et ouvre la lumière. Personne! La chambre est à nous seuls pour cette nuit! Je descend chercher la literie en bas, fait (c'tait plus botché que fait, mais bon) mon lit, me couche. On râle de la marde pendant encore quelques minutes, on pense à Mike pis on trouve ça vraiment pas cool pour lui... Et, de lui-même, le silence s'installe. Morphée nous emmène tous les quatre dans son royaume pour huit heures.

Le lendemain, à neuf heures, je m'ouvre les yeux, Un radieux soleil m'aveugle. Pas un seul flocon dans le ciel d'un bleu immaculé. On se réveille, on déjeune, on se ramasse, on paie le ticket de parking (13,50$). Tranquillement pas vite, avec un look un peu itinérant, on marche vers Flavie. Setup de GPS pour aller chercher Jules et Mike et on est parti. Naturellement, on passe tout droit devant les résidences. Demi-tour, ramasse les gars, reprogramme le GPS (Dieu, il nous a sauvé la vie lui) et direction Matane! Heure de départ : presque 11 heures. Meilleure chance la prochaine fois pour pas manquer de cours...

En cours de route, les conducteurs s'alternent. Sébas, Mike, puis moi. On dîne au Subway, on joue au cartes sur le bac au centre des sièges de derrière.

Rendu à Sainte-Luce, on arrête chez Jérémie pour ramasser ces pièces d'ordi, que nous monteront ce soir. La dernière portion de route se fait comme un charme. Heureux d'être rendu à bon port et tous en affreux besoin d'une bonne douche. Mais surtout, heureux d'avoir assister à un show mémorable et d'avoir fait un roadtrip qui l'est encore plus.