M'y voilà, 6576 jours. On peut aussi dire 18 ans, mais ça fait pas calculer le monde, alors... Donc ouais, majeur, comme je mentionnais dans mon dernier article. C'est un grand pas, j'peux voter, j'vais dans les bars légalement, même si ça m'a jamais vraiment arrêté auparavant. J'ai fêté ça hier. Bu avec les chums icitte pendant un bout, pis vers 11 heures, direction La Mansarde. Mansarde ou j'ai joué au pool, bu d'la vodka-jus d'orange, me suis fait offrir des cartes de fête improvisées et ou ma toune de 18 ans est officiellement devenue "Adam's Murmur" de Cynic. Awesome.
Qui dit party dit besoin de sommeil. J'ai pas été en programmation ce matin... Faut ce qui faut, pis c'pas comme si je manquais beaucoup de cours anyway. De plus, il n'y a pas eu de français ce matin. Awesome encore.
Par après, ce fut les Olympiades de l'école. 15 programmes en compétition dans 5 activités. Énigmes, ou je crois que nous avons fait un bon score, Rock Band, ou c'a fait un peu plus pitié au début, mais on s'est repris vite. Après ça, game de hockey balle contre le groupe de Sciences Humaines. Nous contre une équipe de sportifs, athlétiques dont une partie joue au hockey très fréquemment. Pas besoin de vous dire que la défaite a été cuisante. 11-0. Mais chuis satisfait de mon travail de gardien de but, le temps que je l'ai fait.
À ce point là, ya eu une pause santé au Tank-A-Y-Être. Pomme, eau. Puis une activité de collecte de bouteilles. C'tait tout de même cool, mais j'en ai profité pour prendre une pause. Par la suite, ya eu l'activité des grands skis on nous avons assez bien performé je dois dire. Puis, finalement, game de Ultimate Frisbee. La gang de Sciences Humaines nous ont encore torché. 15-1 je crois. Même si un de leur joueur a fait une vilaine chute. Elle est restée au sol plusieurs minutes, en larmes. C'avait l'air a faire mal en chien.
Pour clore le tout, souper et bière GRATUITS.
Donc là, je suis brûlé raide, je dors pratiquement debout. Je termine un travail d'Interface Utilisateur et ensuite, dodo.
P.S. Kudos à quiconque trouve d'ou vient le titre.
mercredi 25 février 2009
dimanche 22 février 2009
Hopeless Hopes
Ça fait tout de même un bail que j'ai pas parler de ma vie si passionnante... So here goes.
Depuis que mon dernier article de ce genre, beaucoup de chose ce sont déroulés dans ma vie. Que ce soit le congé des Fêtes, le début de la session ou les innombrables conneries que j'ai pu faire. J'vais couper court un peu et sauter simplement aux derniers jours...
Les travaux sommatifs de la session sont déjà commencé. Que ce soit en maths (70%, aurait pu faire mieux), en français (110%, plus que content) ou en anglais (remis en retard, youppi >_<), ca commence et c'est pas près d'arrêter. Mais puisque j'ai vécu un calvaire innomable à la première session dû à mes incessants retards et remises à plus tard, j'vais faire plus attention cette session-ci.
Le trip de gang est toujours aussi fort à Matane. Les partys ne finissent plus, on a commencé a jouer en réseau. Call of Duty 4, ca joue non-stop ces derniers temps. On a du fun, avec TeamSpeak en plus pour parler en jouant. C'est cool, ca nous fait oublier les tracas scolaires.
Jeudi dernier, il y a eu un party Ska au Chameau. Évitant normalement mes bars sous peine de musique de marde, je décidai donc de m'y rendre puisque mon excuse principale était maintenant nulle. Et quel fun on a eu. Que ce soit la game d'impro avant la musique qui était excessivement pissant, les skankpits sans arrêt avec les chums ou la bière qui coulait à flot, le plaisir n'arrêtait pas une seule seconde. J'y retournerais anytime.
Et la vie suit son cours normal... ou presque normal. Parce qu'avec moi, c'est rarement normal la vie. La normalité est comme allergique à moi. Ou vice versa. Peu importe le cas, elle se tient loin. Que puis-je y faire, c'est ce qui fait de moi ce que je suis. Pas toujours plaisant, mais faut ce qu'il faut.
Ah! J'oubliais presque. Mon anniversaire mercredi. 25 février. 18 bougies estie. Majeur. Droit de boire, de voter. C'est gros, mais en même temps, j'ai un espèce de détachement un peu étrange. Comme si je le considérais cet anniversaire comme un autre. M'enfin... j'ai eu droit a un somptueux souper ce soir, gracieuseté de mes parents. Ma mère m'a offert "Les Enfants de Hurin" de Tolkien. Bien hâte de lire ca mais faut je finisse "The Hitchhiker's Guide to the Galaxy" d'abord.
Aussi, ca semble idiot ou alors ca ressemble a des remerciement d'Oscar, mais j'm'en fout. Merci à tout ceux qui ont exprimé de bons commentaires (sur le blog, en vrai, sur MSN, peu importe) envers les textes que j'ai diffusé lors de mon article poésie. Ca m'encourage grandement à continuer et ca fait chaud au coeur que des gens prennent plaisir à me lire, peut-être autant que je prend plaisir à écrire.
Justement, mon prochain article sera probablement une autre série de poèmes. J'en ai quelques uns d'écris, je verrai qu'est ce que je publierai. Sinon, j'ai un article chialage qui me trotte dans tête depuis un moment. Ca pourrait se concrétiser prochainement.
--- Takar, rêveur, probablement ultimement déçu...
Depuis que mon dernier article de ce genre, beaucoup de chose ce sont déroulés dans ma vie. Que ce soit le congé des Fêtes, le début de la session ou les innombrables conneries que j'ai pu faire. J'vais couper court un peu et sauter simplement aux derniers jours...
Les travaux sommatifs de la session sont déjà commencé. Que ce soit en maths (70%, aurait pu faire mieux), en français (110%, plus que content) ou en anglais (remis en retard, youppi >_<), ca commence et c'est pas près d'arrêter. Mais puisque j'ai vécu un calvaire innomable à la première session dû à mes incessants retards et remises à plus tard, j'vais faire plus attention cette session-ci.
Le trip de gang est toujours aussi fort à Matane. Les partys ne finissent plus, on a commencé a jouer en réseau. Call of Duty 4, ca joue non-stop ces derniers temps. On a du fun, avec TeamSpeak en plus pour parler en jouant. C'est cool, ca nous fait oublier les tracas scolaires.
Jeudi dernier, il y a eu un party Ska au Chameau. Évitant normalement mes bars sous peine de musique de marde, je décidai donc de m'y rendre puisque mon excuse principale était maintenant nulle. Et quel fun on a eu. Que ce soit la game d'impro avant la musique qui était excessivement pissant, les skankpits sans arrêt avec les chums ou la bière qui coulait à flot, le plaisir n'arrêtait pas une seule seconde. J'y retournerais anytime.
Et la vie suit son cours normal... ou presque normal. Parce qu'avec moi, c'est rarement normal la vie. La normalité est comme allergique à moi. Ou vice versa. Peu importe le cas, elle se tient loin. Que puis-je y faire, c'est ce qui fait de moi ce que je suis. Pas toujours plaisant, mais faut ce qu'il faut.
Ah! J'oubliais presque. Mon anniversaire mercredi. 25 février. 18 bougies estie. Majeur. Droit de boire, de voter. C'est gros, mais en même temps, j'ai un espèce de détachement un peu étrange. Comme si je le considérais cet anniversaire comme un autre. M'enfin... j'ai eu droit a un somptueux souper ce soir, gracieuseté de mes parents. Ma mère m'a offert "Les Enfants de Hurin" de Tolkien. Bien hâte de lire ca mais faut je finisse "The Hitchhiker's Guide to the Galaxy" d'abord.
Aussi, ca semble idiot ou alors ca ressemble a des remerciement d'Oscar, mais j'm'en fout. Merci à tout ceux qui ont exprimé de bons commentaires (sur le blog, en vrai, sur MSN, peu importe) envers les textes que j'ai diffusé lors de mon article poésie. Ca m'encourage grandement à continuer et ca fait chaud au coeur que des gens prennent plaisir à me lire, peut-être autant que je prend plaisir à écrire.
Justement, mon prochain article sera probablement une autre série de poèmes. J'en ai quelques uns d'écris, je verrai qu'est ce que je publierai. Sinon, j'ai un article chialage qui me trotte dans tête depuis un moment. Ca pourrait se concrétiser prochainement.
--- Takar, rêveur, probablement ultimement déçu...
lundi 2 février 2009
What a Wicked Gang Are We
Mercredi dernier, le 27 janvier, après une attente de plus d'un mois, j'ai finalement fait route vers Québec pour assister à mon premier show de ska avec, en tête d'affiche, nul autre que l'excellente formation Streelight Manifesto. Mais les gars le savent autant que moi, ce ne fut pas de tout repos...
PRÉ-SPECTACLE
Plus d'un mois de préparation, des changements présences, de lifts, etc. Et ce jusqu'à la fin: le « line-up » officiel fût décidé la veille. Sébas, Isra, Jéé, Jules, Mike et moi-même. 6 mongols ensemble. Ca va être l'enfer sur terre.
À la date tant attendue, on se retrouve à chercher Sebas pendant l'heure du midi parce que, semblerait-il, il a oublié qu'il venait encore avec nous... et c'était lui le lift. M'enfin... on le retrouve, lui donne son billet, et se dirige vers Flavie, la vannette de Seb. Et c'est parti, Sébas au volant et motivés comme jamais. Près de 30 minutes de route et tout à coup.
« Câlisse les boys, j'ai pas mon ticket! »
Sébas a oublié son billet dans sa chambre à Matane. Fallait que ça arrive, même si on a bel et bien fait un check-up avant de partir. M'enfin, on a pas trop le choix, on retourne à Matane et Sébas récupère son billet. À partir de ce moment, je suis désigné conducteur. Ayant l'état le plus... compatible avec la conduite automobile. En sortant du parking du cégep, je roule à 75-80 dans une zone de 50, passe à côté d'une police et j'ai presque embouti un banc de neige. Tout pour me mettre en confiance et sécuriser la gang derrière.
Arrêt à une station service, délibération si je devrais vraiment conduire, démotivation totale en mes capacités... Après 64$ de gaz et le choix (qui s'avèrera judicieux) de me laisser conduire, on se remet en route vers notre objectif. On continue pour un bon moment sur la route entre Matane et Mont-Joli pour se stationner devant un dépanneur, y acheter deux caisses de 18 et faire la première d'une nombreuse lignée de pause-pipi. Je dirige par la suite Flavie vers la 132 et on est parti pour de bon, la grand route déroulée devant nous comme un tapis rouge.
Tout est beau jusqu'à Rivière-du-Loup, mes erreurs de conduite à Matane sont rapidement oubliées au profit d'une ambiance beaucoup plus relax dans le dôme de tôle sur nos tête. Une couple de pauses, ben des niaiseries et, surtout, beaucoup de motivation.
Peu après avoir fait notre bout de chemin dans RdL, j'emprunte la jonction entre la 132 et la 20, lançant un puissant « Estie! On est sur la 20 les boys! » auquel seront répondus nombre d'acclamation enjouées. Mais c'est probablement les dernières avant quelques heures.
Voyez-vous, la veille, j'ai reçu un coup de fil de mes parents qui me disent qu'une tempête comme on n'en a pas encore vu cette année se lèverait sur la 20 au courant de la journée. Ce fût après maintes délibérations que le choix de prendre la route fût pris.
Et la tempête eut lieu. Beaucoup plus chiante que je ne le croyais. Après avoir déposé la première roue de Flavie sur la longue langue d'asphalte face à moi, j'observe que je vois beaucoup moins loin qu'auparavant, un mur blanc se dessinant dans la distance. Un peu stressé mais toujours confiant que ce ne serait pas si pire que ça, je poursuis la route sans mot dire à mes compagnons de route.
Encore une petite précision. Je ne suis pas un conducteur hors-pair, loin de là. Mais je me débrouille, j'suis amplement capable de conduire malgré un léger manque de pratique. En fait, ex-léger manque, avec l'expérience que cette excursion m'a donnée. M'enfin, tout cela pour dire que je ne m'était encore jamais aventuré dans une tempête de neige.
Et à mon grand désarroi, le mur blanc dans la distance se rapproche. Vite. Beaucoup trop à mon goût en fait. Après à peine quelques minutes de route, Flavie percute de plein fouet le mur... On est en plein milieu d'une tempête assez vorace. Ça commence avec de la neige, puis le vent se lève, la chute de neige prend un angle de plus en plus prononcé. Les bourrasques soulèvent la neige déjà au sol. J'y vois que dalle dans cet espèce d'enfer blanc. Pis comme pour me faire chier encore plus, le soleil se couche empirant encore la visibilité.
C'est au travers des ces conditions arctiques que je tente du mieux que je le peux de guider Flavie à bon port. Le port en question étant les résidences de l'université Laval; Mike et Jules doivent y être déposés. Au travers des vans de transport qui se câlissent éperdument de la petite vanette rouge. Tous me dépassent, arrosant du même coup mon pare-brise. Avec les wipers que Sébas a mis sur sa van, disons que ça aide pas pentoute. Il y a même un p'tit char gris qui me dépasse à une vitesse fulgurante vu les conditions. Et puis, juste pour améliorer ma patience, les gars doivent arrêter pisser encore 2 fois. En plein milieu d'une tempête. Une chance qu'il y a des vibreurs en bordure de la route sinon nous aurions pu prendre le champ assez facilement.

Quel soulagement ce fût de voir la pancarte annonçant la sortie menant au pont Pierre-Laporte. Un sourire éclaire pour une première fois depuis des heures mon visage probablement blafard de fatigue et de stress. Le pont, les échangeurs, les boulevards et les rues s'entremêlent dans un maelström de lumières pour finalement nous faire atterrir dans un McDo. McDo qui, comble du hasard, m'avait déjà accueilli 2 ans plus tôt, moi, 49 élèves et 6 adultes... Certains se souviendront peut-être, s'ils me lisent et s'ils m'ont accompagnés, de ce petit fast-food auquel nous avions diné, les deux gangs d'Amqui et de Merritt. Petit élan de nostalgie...
Et surtout, de soulagement. Ne plus avoir ce damné volant entre les mains me fait le plus grand bien. Les muscles de mon cou sont raides et légèrement douloureux; la tension et le stress de la route... Un trio double BigMac en arrière de la cravate. C'est peut-être moi, mais me semble que le McDonald's, c'tait ben meilleur quand j'étais petit. Le repas de ce soir là, c'tait assez vide et relativement dégueu. Je l'ai eu sur l'estomac longtemps pis ça me donnait un feeling weird... M'enfin, fallait ben manger, je crevais de faim.
Après ce repas... simple disons, nous reprenons la route. Je programme le GPS pour me diriger vers le point où je dois déposer Jules et Mike. Rendu à destination, on se dit à tout à l'heure, prépare une heure de départ pour demain (autour de 8heures). Je reprogramme le GPS pour me retrouver vers l'Auberge de la Paix, dans le Vieux Québec, lieu où Isra, Jéé, Sébas et moi-même allons dormir cette nuit.
Le Vieux Québec, c'est magnifique. Marcher le long des rues, on a l'impression de voir l'histoire se dérouler devant nos yeux. C'est relaxant, plaisant. Mais en char, la nuit, dans une tempête, les routes glacées et la neige à plein ciel, c'est le pire endroit de la province. Les rues tortueuses, les one-way hasardeux, les côtes à pic, etc. Tout pour rendre une ride de char un véritable enfer. Après m'être fié au GPS, nous atterrissons devant l'auberge, de la neige jusqu'au mi-tibia. Une petite porte se découpe timidement dans le mur devant nous.
Nous pénétrons dans le bâtiment et sommes accueilli par une ambiance chaleureuse, austère, ancienne. À notre droite, un escalier disparaît dans les ombres du premier étage. À notre gauche, une porte vitrée mène à un petit salon où figurent un jeu d'échec, un divan, une table où un locataire travaille sur son portable, un journal à son côté. Le corridor face à nous est encadré de tablettes où trônent bottes, souliers et sandales. À son bout, il tourne à droite pour mener aux cuisines ou poursuit son chemin pour déboucher dans un petit bureau ou est assis un vieil homme, les cheveux blanc comme les nuages, le visage las et de marbre.
Transis par le froid, nous nous dirigeons vers lui.
« Salut, c'est pour une chambre, j'ai appelé hier... », commence Israël.
« Oui, aucun problème »
Signature de papier, dumpage de bagages à un endroit prévu, signatures, paiements... Au final, 24$ pour une chambre, la literie et le déjeuner. Pas si mal. On se renseigne par la suite sur un endroit pour stationner la vannette. Le stationnement de l'Hôtel de Ville, pas très loin de l'auberge, est idéal. On s'y retrouve rapidement. C'est un parking sous-terrain, payant, à environ 15 minutes de marche de l'Impérial. Mais considérant la température exécrable, ce 15 minutes de marche dans les magnifiques rues du Vieux pourrait facilement se transformer en véritable calvaire.
À notre arrivée dans la rue, je repère une cabine téléphonique. Ah! Oui, j'avais promis que j'appellerais chez nous à notre arrivée dans la capitale. Je récupère le p'tit change de mes poches pour lâcher un coup de fil à Sainte-Irène. 3,65$ pour une minute... Ma mère est ben contente de savoir que je suis arrivé à bon port, me souhaite un bon show et la minute finit.
Nous repartons d'un bon pas, direction : l'Impérial! Après quelques minutes de marche, le froid, la neige, les routes glacées nous convainquent de héler un taxi pour nous conduire au show. Le premier nous ignore complètement, le second avait son enseigne éteinte mais le troisième, près du Capitole, nous accepte. Le conducteur, un jeune français, fin-vingtaine, début trentaine ne ressemble étrangement pas à la photo sur sa licence. Photo ou pose un homme dans la fin trentaine, le teinte basané, barbu... M'enfin, je ne pose pas trop de question, tant qu'on se rende. Et on s'est effet rendu. Israël règle la note de 6,70$ et nous débarquons du taxi. L'Impérial se dresse devant nous. L'affiche à droite complètement se lit :
STREETLIGHT MANIFESTO
27 JANVIER
19H30
Heureux hasard, Jules et Mike arrivent au même moment que nous. Nous ouvrons la porte de la salle de spectacle, et sommes accueilli par un table de merch et d'un vestiaire obligatoire. J'y dépose mon manteau et me dirige vers le stage. Ayant manqué les deux premières parties, le band qui ouvre notre soirée est A Wilhelm Scream.
SPECTACLE :
A Wilhelm Scream
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Troisième band pour la plupart des gens présents au show, premier pour nous qui viennent d'arriver. A Wilhelm Scream pratique un genre de simili-quasi-pratiquement pas-punk commercial pas super bon selon moi. Le chanteur, avec sa tronche de frais-chié, la palette de casquette relevée à 60 degrés, sa démarche et sa manière d'agir un peu « Moi chu hot en criss » me tapait royalement sur les nerfs. Je dois donner au guitariste qu'il savait ce qu'il faisait. Il jouait ce qu'il avait à jouer sans difficultés. Mais ça n'annule pas la médiocrité des compositions, l'attitude de merde de A Wilhlem Scream. Le chanteur finit par lancer un « This is our last one for the night... » Des soupirs de soulagement se font entendre à gauche à droite. La chanson s'achève, les gars quittent le stage. Nous (Sébas, Jérémie, Israël et moi) nous dirigeons vers l'avant de la scène avec une anticipation palpable. En plus d'assister à un excellent show, nous l'avons vraiment mérité, avec la run de char qu'on vient de faire. Les instruments s'accordent, se déposent sur la scène. Saxophones, trombone, trompette, basse, guitares et même une contre-basse électrique.
Petit (?!) incident, Mike a la bonne idée de s'allumer un cigare dans la foule. Problème, c'est illégale Encore plus que ça, c'est pas vraiment du tabac qu'il y a dedans... Le nuage se soulève de l'endroit très exact où Mike se tient. Un homme bâti l'accoste et lui demande une puff. Ouf... je croyais vraiment que c'tait la sécurité. L'idée, c'est que la-dite sécurité s'est pointée tout de suite après. Avec un « Toé ta soirée s'achève icitte. » il agrippe Michael par le bras et l'emmène vers la sortie au son des vaines protestations du captif. On ne le reverra pas du reste du show. Comble du malheur, il s'était payé deux billet; il avait oublié son premier aux chambres des résidences de l'université. Fallait pas jouer avec le feu...
Tout à coup, les acclamation de la foule s'élèvent. Un véritable crescendo de cris, d'applaudissements et d'anticipation. Les lumières arrêtent de briller, il ne reste qu'un spot éclairant l'énorme banderole de Streelight Manifesto qui descend doucement sur le rideau. Tomas arrive sur scène empoigne sa guitare, et gratte le riff d'intro à « We Will Fall Together ». Sur ce, tout les autres membres accourent sur le stage et le fun noir commence...
Streetlight Manifesto

Comme écrit ci-haut, le set commence avec « We Will Fall Together ». Merveilleusement bien joué, bien chantée, les musiciens dégagent une énergie incroyable sur scène. Étant un trippeux de Streetlight depuis peu de temps, je ne connaissais pas toutes les pièces, mais la setlist ressemblais vaguement à ceci, dans un ordre plus qu'approximatif. Parfois, entre certaines pièces, un musicien était présenté par Tomas et se lançait dans un petit solo, que ce soit à la batterie ou au cuivres :
We Will Fall Together
Down, Down, Down to Mephisto's Cafe
Would You Be Impressed?
Here's to Life
What a Wicked Gang are We
Watch it Crash
Point/Counterpoint
Forty Days
We Are the Few
ENCORE:
Somewhere in the Between
Et laissez moi vous dire que c'était un excellent spectacle. La foule était énergique sans bon sens, ça slammait, body-surfait et skankait non-stop, ça chantait, ça criait. Ça trippait en criss. Moi-même, metalhead à l'os, ai trippé comme un fou. Les gars de Streetlight Manifesto sont professionnels, donnent un show mémorable et... Ah, c'est dur de trouver les mots. Awesome to no fucking end.
J'étais particulièrement déçu de ne pas avoir entendu Somewhere in the Between à la fin du set. Je me dirige vers les toilettes pour boire un verre d'eau (faisait chaud en calvasse!) et j'entend la foule qui se relance dans des acclamations à n'en plus finir, suivi d'une petite intro à la guitare acoustique...
« You were gone, when we found you
You were practically surrounded
You were trapped. »
Je m'élance vers la scène, heureux comme personne d'autre. Un peu à la manière du début du show, les autres membres se lancent sur scène pour clore le spectacle en beauté.
Un sourire accroché au visage, je m'assoit avec Jéé, attendant que le flot de spectateurs satisfaits quittent la salle.
POST-SPECTACLE
En sortant, je me paie l'album « Somewhere in the Between ». À 10$, j'pouvais pas m'en passer. Je récupère mon manteau au vestiaire et prend la porte vers la rue St-Joseph. La tempête, toujours en action, est maintenant légèrement plus calme. Ça augure bien pour demain. Avec ce temps plus cléments, nous décidons de nous rendre à l'Auberge à pied.
De repasser dans le Vieux Québec, à pied cette fois, me plonge dans une nostalgie me rendant béat. La porte St-Jean, le Archambault, le petit pub d'on le nom m'a toujours échappé... tous des endroits ou j'ai mis pied lors de cet échange avec Merritt il y a de cela 2 ans. Il ne fait pas très froid, la marche est agréable, relaxante après ces deux heures de malade que je viens de passer.
Arrivés à l'auberge, nous montons à notre chambre. La porte 105 est devant nous, fermée. Il y a probablement des gens qui y dorment, puisqu'il y a six lits par chambres et que nous n'en avons loué que quatre. À pas de souris, nous nous frayons un chemin jusqu'à la commode où nos bagages passeront la nuit.
« Chut! Faut pas réveiller personne! »
« Mais ya tu quelqu'un? »
« Probablement... »
« Fuck, ça me tente pas de dormir avec du monde que je connais pas »
« Ta yeule, tu parles trop fort! »
« Ouin mais t'es sur qu'il y a du monde? »
[Silence...]
Je m'étire le bras et ouvre la lumière. Personne! La chambre est à nous seuls pour cette nuit! Je descend chercher la literie en bas, fait (c'tait plus botché que fait, mais bon) mon lit, me couche. On râle de la marde pendant encore quelques minutes, on pense à Mike pis on trouve ça vraiment pas cool pour lui... Et, de lui-même, le silence s'installe. Morphée nous emmène tous les quatre dans son royaume pour huit heures.
Le lendemain, à neuf heures, je m'ouvre les yeux, Un radieux soleil m'aveugle. Pas un seul flocon dans le ciel d'un bleu immaculé. On se réveille, on déjeune, on se ramasse, on paie le ticket de parking (13,50$). Tranquillement pas vite, avec un look un peu itinérant, on marche vers Flavie. Setup de GPS pour aller chercher Jules et Mike et on est parti. Naturellement, on passe tout droit devant les résidences. Demi-tour, ramasse les gars, reprogramme le GPS (Dieu, il nous a sauvé la vie lui) et direction Matane! Heure de départ : presque 11 heures. Meilleure chance la prochaine fois pour pas manquer de cours...
En cours de route, les conducteurs s'alternent. Sébas, Mike, puis moi. On dîne au Subway, on joue au cartes sur le bac au centre des sièges de derrière.
Rendu à Sainte-Luce, on arrête chez Jérémie pour ramasser ces pièces d'ordi, que nous monteront ce soir. La dernière portion de route se fait comme un charme. Heureux d'être rendu à bon port et tous en affreux besoin d'une bonne douche. Mais surtout, heureux d'avoir assister à un show mémorable et d'avoir fait un roadtrip qui l'est encore plus.
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