mardi 22 septembre 2009

Poésie: livre cinquième

Un peu comme la dernière fois, je feel très moyen en ces heures tardives du 22 septembre. J'en profite donc pour poster mes deux dernières création poétiques, Crépuscule et Reach Out... Je suis hors de portée de tout sentiment qui se veut positif présentement, donc soyez bien aimable de vous référer a "Reach Out" pour une représentation réaliste de mon état.


Crépuscule

Nu face aux étoiles cendrées de minuit,
Accusateurs spectres du ciel écœurant,
Je porte le poids d'innombrables nuits
Voûté sur mon cœur chauffé à blanc.

Puis, le ciel s'ensanglante, se dore
Milles feux embrassent l'horizon
Le jour renait, magnifique et fort
et à nouveau, rejoue l'éternelle chanson

Je me drape alors du fin linceul d'espoir
Celui-là même qui maintient l'humain
Au delà d'une pauvre loque se laissant choir
Au sombre crépuscule des rêves de demain


Reach out...

Longuement porté par l'incertaine marée
J'erre aveuglément aux profondeurs du gouffre
Caressé des rais de soleil que filtre la mer ombragée
Convoitant la chaleur de l'astre du jour, de la lumière

Seulement, les ténèbres m'enveloppent, opaques
Chaque repère s'évanouit, à tâtons j'avance
J'attends cette salvatrice main, chaque
seconde sans elle amenuise mes chances

Transis aux os, mordu par le froid
Mon âme est amère, trahie par le destin
Mon corps s'engourdit, en ma vie je perd foi
J'ai espéré, aux aguets, mais jamais elle ne vint


---Takar, éternel solitaire en ce pâle monde délavé....

samedi 19 septembre 2009

Season of Denial

Ça fait un moment que je n'ai pas écris ici. Et avec raison, le cégep est relativement calme ces temps-ci. Une sortie au bar de temps à autres, les cours qui progressent, mais autrement, c'est un premier mois tout ce qu'il y a de plus normal qui s'est déroulé depuis la rentrée.

Les cours sont tous relativement agréable. Le premier TP de programmation est rentré. Il ne devrait pas être trop dur. Sauf tout le respect que je peux devoir à Alain, Ken est un meilleur enseignant de programmation. La matière nous est mieux expliquée et Ken tape beaucoup plus vite au clavier qu'Alain. Ça peut sembler anodin, mais quand on écris des centaines de lignes de code par cours, c'est apprécié. À part de ça, CISCO2, Linux ou modélisation système, tout s'avère être plaisant, jusqu'à un certain point naturellement. Mais ça s'endure. Beaucoup mieux depuis que j'ai abandonné le cours de maths. Ouuuhhh, le lâcheur. Mouais, peut-être, mais c'était un pur gaspille d'énergie, d'argent et de temps. C'est un cours qui ne me sera pas nécessaire, puisque je compte travailler en réseautique ou, si j'accomplis mon "rêve", en tant que prof de français. Méchante redirection de carrière, non?

Les "highlights" des semaines passés consistent principalement en nos sorties au Chameau. Et quelles sorties se furent mes amis! Des soirées mémorable à gagner pichets de bière et bouteille de champagne seulement en dansant sur la piste de danse! Beuverie gratuite! Cependant, je fus déçu de gagner un pichet lors de notre dernière soirée, puisque dans le même tirage, j'aurais pu rafler 750$. Un beau montant qui m'a glissé entre les doigts, malheureusement.

Comme vous pouvez le voir, des semaines bien plaisantes à tripper avec la gang. Je clos cet article ici. Un peu court, certes, mais je sentais le besoin de donner des nouvelles. Enfin, si ça intéresse mes lecteurs, naturellement!

À venir des Méandres : Critiques de "Le Château Ambulant" et "Blade Runner" ainsi qu'un cinquième article poésie.

---Takar, maître du wishful thinking.

lundi 14 septembre 2009

Critique: District 9

Ce fut un dimanche bien ordinaire qui s'entama hier pour moi. Levée à midi, vedge intense toute la journée. Une journée somme toute banale, jusqu'à ce que Jess poste un message sur Facebook qui retint mon attention. Long story short, elle offre un lift pour aller à un visionnement de District 9 au cinéma Lido de Rimouski. Je saute sur l'occasion, ça fait longtemps que je veux voir ce film. C'est à 8h30 que nous (Jess, Chénard, Nico et moi) partons du cégep en direction de Rimouski.

[Je vais faire mon possible pour éviter tout spoiler dans le review qui suit. Si vous jugez qu'il y en a, too bad. Prenez ceci comme un "disclaimer".]



District 9, réalisé et écrit par Neill Blomkamp, relate l'histoire du District 9, zone recluse de l'Afrique du Sud où un vaisseau extra-terrestre s'est immobilisé il y a de cela 20 ans. Depuis, les mollusques, nom attribué aux aliens par les humains, se sont fondé une civilisation quasi-indépendante. Pourtant, la populace humaine craint toujours les mollusques et réclament leur déportement. Et c'est là que Wikus Van De Merwe, personnage principal du film, entre en action, puisqu'il est chargé de déporter les mollusques vers le District 10.

Blomkamp guide avec une main de maître la trame narrative du film. Il passe habilement d'un style plus "mockumentary" à une cinématographie plus près du film d'action, le tout sans jamais que les transitions se fassent sentir "out of place". Les images, les évènements, tout est communiqué à l'auditeur sans jamais trop en faire. Une rare qualité, particulièrement pour un réalisateur qui en est à son premier film.



Mais plus qu'un réalisateur hors-pair, Blomkamp a écrit un scénario d'une qualité exemplaire. Touchant à un point extrême, District 9 fait vivre une gamme d'émotion que je ne croyais pas possible de vivre en à peine deux heures. Tristesse, rage, joie et plusieurs autres émotions se bousculent dans l'esprit de l'auditeur à mesure que l'histoire avance. Mais c'est principalement une leçon de vie qui est enseignée ici. Au travers d'une société raciste, conservatrice et xénophobe, on assiste à un véritable chaos social et moral qui déchire la ville de Johannesbourg. Il arrive parfois certaines séquences d'évènements très brutale et difficile psychologiquement, presque aussi dur que ce qui a été démontré dans d'autres films "durs" tels "La Liste de Schindler". Merveilleusement puissant.

Malgré l'absence d'un riche "back-story", District 9 ne se fait jamais sentir comme décousu ou éparpillé. Il est pratiquement impossible de détecter un "plot hole" qui viendrait blesser la crédibilité du scénario. Très impressionnant et surtout extrêmement plaisant. On finit par y croire, tant la situation est touchante et près de nous.



Et la crédibilité du film est grandement aidée par la qualité des images générées par ordinateur présentes dans le film. Les mollusques, ainsi que toute leur technologie, sont magnifiquement bien créés et intégrés au film à un point où l'on ne peut faire autrement que croire en leur existence. Leur design est terriblement bien pensé. Que ce soit leur langage, leur démarche ou leur allure générale, on a ici les extra-terrestres les mieux réussis depuis les Xenomorph d'Alien. Chapeau à l'équipe de post-prod.

Au-delà du CGI, le jeu des acteurs, surtout celui de Sharlto Copley, qui incarne Wikus. Bien qu'il n'aie jamais eu de rôle majeur avant celui-ci, il démontre une capacité à jouer très polyvalente, passant du simple travailleur de bureau à un rôle beaucoup plus viscéral et émotionel. Et on peut en dire tout autant des autres personnages. Le Colonel par exemple, qu'on aime tant détester, rempli parfaitement bien son rôle. Un peu comme avec "Slumdog Millionnaire" on découvre ici quelques talents monstre qui vont, selon moi, devenir big.

L'ambiance sonore du film vaut aussi la peine d'être mentionnée. Les voix des mollusques, le bruitage des armes à feu ainsi que pas mal tout les effets sonores sont de grande qualité, particulièrement dans un cinéma avec un système de son ambiophonique.

J'ai peine à trouver un seul défaut à ce film. Un chef-d'oeuvre qui marquera l'histoire de la science-fiction. District 9 est un film d'action enivrant et merveilleusement bien fait doublé d'une dure critique de la société humaine. Une profonde leçon de vie qui mérite d'être écoutée plusieurs fois. À la fois triste, magnifique, enrageant et touchant, Blomkamp dirige son premier film d'une main de maître. 100%, 5 étoiles, 10/10, A+, etc. À voir de toute urgence.