mardi 27 avril 2010

Sensorium

Wow. Non mais, holy shit.

J'ai eu l'occasion pour la première fois de jouer sur une scène en fin de semaine passée et ouf... Enfin, voilà l'histoire:

{Prenez note que si le nom d'une pièce est écrite en rouge, c'est un lien vers la vidéo de la prestation.}

Trois étudiants de la polyvalente Armand St-Onge, dans le cadre de leur cours de Projet Intégrateur ont eu l'idée d'organiser un spectacle pour subventionner les arts culturels de leur école. Ce spectacle, pour faire différent des nombreux autres qui sont organisés à la poly, était ouvert à tous les artistes qui voulaient s'y joindre, et non pas seulement aux étudiants de l'ÉPASO.

Ma soeur, que je remercie encore, m'a tout d'abord proposé d'y jouer Starlight de Muse. De fil en aiguille, je me suis retrouvé à y présenter trois pièces, à savoir Sensorium - Epica, Swallow - Swallow the Sun et Starlight - Muse. Après des semaines de pratique, autant individuelle qu'en groupe, le jour-J arrive.

24 avril 2010. Je me réveille tôt, la pratique générale se tiendra vers 8h30. Les tests de son, les demi-prestations vont bon train, mais on manque tout de même de temps. Les artistes sont donc laissés à eux-même pour l'après-midi. Je décide donc, flanqué de toute la gang d'errer en ville un peu. On se pointe au Stereo Plus pour faire le plein de pics de guitare/de basse. Nous nous dirigeons ensuite chez PLP (un genre de Achetons-Vendons) et je me permet d'essayer la Stratocaster qui y est présente.

J'ai officiellement la piqure. Je la veux, ça me la prend. Improviser sur la pentatonique sur une telle guitare, c'est tout simplement jouissif. La touche est merveilleuse et le son est incroyable. C'est une guitare qui mérite amplement la réputation qu'elle a. Dieu que j'en veux une! Mais pour 650$... j'vais attendre un peu je crois.

Après cela, nous décidons d'aller au McDo (yay ¬_¬) pour un McFlurry. Om nom nom, puis direction le Dixie Lee pour le souper. Rendu la, les boys de Matane arrivent! Phil, Jogg, JS et PM débarquent pour se régaler de poulet frit. Merci à Jay d'avoir réservé la salle du fond pour toute la gang! Alexis nous rejoint en plein repas. Je n'ai malheureusement pas le temps de rester bien longtemps après la fin du repas; les artistes doivent se présenter à l'auditorium quelques minutes avant l'ouverture du spectacle.

Naturellement, le stress qui me tenaille les entrailles se fait de plus en plus intense. Au point où j'ai même de la difficulté à digérer mes repas... Et à voir la setlist du show, ça n'ira pas en s'améliorant: Je ferme la première partie, j'ouvre la deuxième partie et je ferme le spectacle... Le tout, lors d'une première présence scénique. Ouch.

Enfin, le rideau se lève, les numéros défilent et le onzième, dernier de la première demie, est enfin annoncé: Starlight - Muse. Je monte sur scène, j'ai une angoisse monstrueuse qui me prend à la gorge. Le lineup était composé de:

Marie-Ève Dufour Morin - Vocal
Laurianne Dupuis - Back-vocal
Karine Bélanger - Basse
Guillaume Dufour Morin - Batterie
Ariane Lechasseur - Clavier
Patrick Bélanger - Guitare

Et ça ne s'est pas nécessairement bien passé. Le sound-mix était pitoyable, le setup du drum était fautif, j'ai mal clanché ma distorsion pour la dernière partie de la pièce... Le thrill y était, mais pas le résultat. Du moins, à mon avis. La pièce se termine sur quelques applaudissements polis, moi je reste sur ma faim...

Durant l'entracte, je rencontre bien des gens. Les commentaires tournent beaucoup autour de "Yeah, it was alright..." ou de "Estie que le soundmix vaut pas de la marde." Je promets de me reprendre pour la prochaine pièce et je n'ose même pas goûter au buffet offert. Je n'ai pas faim du tout. Finalement, Laurianne et moi regagnons la loge pour pratiquer un peu avant le début de la deuxième partie. La salle se remplit tranquillement.

Le rideau s'ouvre à nouveau et je regagne la scène, cette fois-ci avec le line-up suivant:

Laurianne Dupuis - Vocals
Bruno-Pierre Caron - Harsh Vocals
Patrick Bélanger - Guitare
David St-Pierre - Guitare
Karine Bélanger - Basse
Ariane Lechasseur - Clavier
Aubert Gendron Marsolais - Batterie

La pièce? Sensorium - Epica. La réaction? Merveilleuse! La pièce s'est déroulée à merveille, le soundmix était beaucoup supérieur à ce que l'on a connu dans la première moitié du show et la réaction de l'audience était vraiment plus chaleureuse qu'auparavant. Je me plaît à penser que c'est ce numéro qui a fait lever la salle. Laurianne a fait un travail fantastique au vocal avec une voix incroyable; Aubert drum comme un estie de Dieu, c'est fluide sans bon sens et parfaitement sur les temps; Bruno growl de mieux en mieux, et les additions de growls qui n'étaient pas originellement dans la pièce ont très bien ressortis; les guitares plus présente apportaient un élément plus heavy. Enfin, ce fut un franc succès et le thrill de scène s'y est vraiment fait sentir. Mais le meilleur était encore à venir.

Les numéros se succèdent pendant que je m'obstine sans arrêt avec ma guitare pour la downtuner correctement. Descendre en C, ça donne un excellent résultat, mais j'obsédais sur la justesse de l'accordage. Puis finalement, les organisateurs remercient l'audience de sa présence et annoncent le dernier numéro: Swallow (Horror Pt.1) - Swallow the Sun. Assaillent la scène la gang suivante:

Bruno-Pierre Caron - Vocals
Patrick Bélanger - Guitare
David St-Pierre - Guitare
Karine Bélanger - Basse
Guillaume Dufour-Morin - Batterie
Ariane Lechasseur - Clavier

Et le meilleur numéro de la soirée prend place. Bon, je sais que ça peut sembler prétentieux, mais... Wow! Ce fut un succès incroyable. La salle était vraiment dedans, on a eu droit a de nombreux applaudissements durant le numéro et la SEULE OVATION DEBOUT de la soirée nous a été dédiée. Je CA-PO-TAIS! Chaque musicien à fait un travail merveilleux. Bruno qui growl que trop bien et rajoute sa touche à certains endroits dans la pièce; Karine qui ACE le solo de basse; David et moi qui ne nous décalons jamais d'un seul quart de temps. Les harmoniques et le rythme en sont grandement améliorés. Sans oublier Arianne qui amène un élément atmosphérique important ou Guillaume qui nous a drummé ça en vrai pro. C'était tout simplement enivrant d'avoir toute l'énergie d'une foule ainsi. J'ai même de la difficulté à exprimer correctement comment j'ai pu me sentir!

La soirée s'est terminée en beauté chez Frédérique, à qui je souhaite à nouveau un joyeux anniversaire. Une fin de semaine inoubliable, que je referais demain matin s'il le fallait.

Avant de clore l'article, je tiens à remercier tous ceux qui ont accepté de jouer avec moi ou qui me l'ont proposé. Ça me fait terriblement chaud au cœur de savoir que vous avez pensé à moi ou que vous tolérez ma présence ;-). Si un autre spectacle comme celui-la devrait un jour être réorganisé, je suis prêt à embarquer avec vous n'importe quand!

---Takar, comblé, heureux comme jamais...

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Now playing: Queensrÿche - Breaking the Silence
via FoxyTunes

mercredi 7 avril 2010

Night of the Roses

Changement de programme. Je ne vais plus à Québec cette fin de semaine. L'organisation est beaucoup trop broche à foin. J'me retrouverais seul à Québec au travers de tout les autres représentants flanqués de leur professeur. Je ne pense pas tirer vraiment de plaisir d'une activité telle que celle là alors que je suis seul. Meilleure chance la prochaine fois. Non, à place, je vais à Rimouski vendredi soir!

Pourquoi? Parce que Quo Vadis s'y présente en spectacle! Je sais que je les ai déjà vu, mais crime, c'est tellement bon que je ne manque pas ça! Surtout que Bart, l'un des deux guitaristes, a officialisé que des pièces du prochain album seraient jouées! Ça va être mongol!

Et de plus, j'y vais avec Laurianne! Ça m'enchante de pouvoir se voir une semaine plus tôt que prévu!

J'ai beaucoup trop hâte!

---Takar, heureux!

lundi 5 avril 2010

The Edge of Paradise

Ah ha! J'avais raison dans mon dernier article. Quand j'ai dis que j'allais potentiellement passer une fin de semaine merveilleuse. Je crois sincèrement que j'ai passé la plus belle fin de semaine de ma vie. Ce fut quelques jours d'angoisse terrible avec une conclusion des plus magnfiques.

Laurianne, je t'aime plus que tout. Je ne peux qu'attendre avec impatience la prochaine fois que je vais pouvoir te voir. Damnée soit la distance!

---Takar, en amour, heureux comme il ne l'a jamais été.

mercredi 31 mars 2010

And so are you...

Update. J'donne signe de vie pour un court instant sur l'entrelacs de blogs sur Internet. Here goes nothing.

J'ai déposé ma soumission pour faire partie d'Imagin'art 2010 au cégep. En gros, c'est un recueil artistique des étudiants et personnel du cégep qui est créé à chaque fin d'année. Pour les intéressés, j'ai soumis Une minute de symphonie, Hivernel métronome, L'habit du mort, Seigneur et Grâce perdue. J'espère en faire partie, ce serait tout de même bien.

Le congé de Pâques commence demain. Ben content de retourner dans mon coin. Avec un peu de chance, j'vais passer une merveilleuse fin de semaine. Excepté peut-être pour les maths à distance que je dois commencer. Mais c'pas grave. Faut c'qui faut.

La semaine prochaine, c'est possible que je me rendre à Québec pour représenter le cégep de Matane à la remise du Prix Littéraire des Collégiens. Pour faire court, ce prix est décerné par les cégépiens du Québec qui font partie de leur club littéraire respectif. Ça m'empêche d'aller voir Quo Vadis en spectacle, mais crime, faut ce qui faut. Du même coup, j'ai accès au salon du livre de Québec. Par contre, c'est plus ou moins bien organiser par la professeure responsable. Le lift pour aller à Québec n'est vraiment pas sur d'être possible, m'empêchant donc de me pointer là-bas. Enfin, j'verrai ben comment ça se déroule...

Sinon, c'est pas mal ça. L'école va bien et tout et tout.

Also, ca prendrait une pratique pour les tounes qui vont être jouée au show du 24 avril. Même si on peut pas être toute la gang, ca prendrait au moins une pratique. Enfin, on verra ben.

---Takar, qui s'ennuie...

lundi 15 mars 2010

Born in a Mourning Hall

Mouais... j'étais supposé poster un joli petit article tout frais pour mon anniversaire, le 25 février dernier. Je ne l'ai pas fait, pauvre vilain que je suis. De toute façon, à part "J'ai 19 ans!" j'avais que des âneries à raconter. Aujourd'hui par contre, c'est différent.

Différent, parce qu'hier, je revenais d'un (trop) court séjour à Québec. À la base, c'était à des fins éducatives et culturelles. Ultimement, je me suis retrouvé sur Grande Allée à 1h30 du matin.

L'instigation du voyage se tramait depuis déjà quelques semaines. Lyly, ma prof de philo 2, avait mentionné la possibilité d'aller voir "Copyright Humain", exposition sur l'évolution de l'être humain ainsi que sur son futur. Le tout, bien entendu, dans le but de nous évaluer sur une dissertation qui s'en inspire. Tranquillement, le projet prit de l'ampleur et nous voila, vendredi dernier, à la veille d'un séjour de deux jours dans la Capitale.

Le samedi, première journée, commence excessivement tôt. Lever à 5h30, départ à 6h30. Après un grilled cheese brûlé (calisse), je récupère quelques effectifs, dont mon iPod contenant la visite guidée de Copyright Humain en MP3 et me dirige vers l'entrée du cégep, flanqué de Julien et d'Israël. À l'intérieur, on retrouve David et PM nous rejoindra quelques minutes après. Quelques instructions, un cafouillage monumental entre les deux autobus, à savoir qui revient le soir même et qui reste à coucher, et l'autobus scolaire se met en marche. C'est un long parcours de près de 6 heures qui nous attend. Premier arrêt à Rivière-du-Loup (si je n'abuse). Direction le dépanneur du coin pour un petit snack, question de survivre jusqu'à Québec. Un AMP, une barre de chocolat et c'est reparti. Deuxième arrêt de quelques minutes à une halte routière quelconque. Rien d'extraordinaire si ce n'est le fait que Québec est de plus en plus proche. Finalement, le pont Pierre-Laporte se dessine sous les roues du véhicule. Québec...

Arrivée au Musée de la Civilisation, acquisition des billets, photo de groupe. On se dirige par après vers la salle 1, contenant "Copyright Humain". Ce fut une exposition terriblement intéressante. De l'homme préhistorique, nous sommes passés devant le squelette de Lucy et les restes d'un pauvre homme, conservés par un marais quelconque. Dans des cages de verres se dévoilaient les myriades d'invention qui permirent à l'homme d'acquérir son statut de seul animal vivant ayant la capacité de communiquer son savoir. Un planétaire, une pascaline, des livres antiques, des tableaux et autres oeuvres d'arts étaient tant de vestiges de l'être humain et de son évolution. Plusieurs écrans tactiles ponctuaient les tables, abritant chacun vidéos et photos sur le sujet. Le développement du cerveau d'un enfant, une opération cérébrale afin de retirer une tumeur. Diablement intéressant. Si vous avez la chance de vous pointer à cette exposition, faites-le. Ça en vaut très certainement la peine.

Puisque j'ai été celui d'entre les cinq gars d'informatique qui ait prit le plus de temps pendant "Copyright Humain", je suis sorti un peu avant 14:00. Avec Israël, Julien, David et PM, nous nous dirigeons vers le Subway tout près. Faut bien dîner après tout. Après un énorme sous-marin au steak, nous nous redirigeons vers le musée. Nos billets d'entrée sont valide jusqu'à 17:00, autant en profiter.

Je me dirige donc vers la salle abritant l'exposition qui m'intéressait le plus: "Fascinantes momies d'Égypte". Et laissez-moi vous dire, c'est probablement un des trucs les plus intéressants que j'ai pu voir. Ever. De voir de véritables momies, de comprendre leurs croyances et leurs rites, de pouvoir admirer la beauté de l'art qu'arboraient les sarcophages, c'était tout simplement glorieux. Les cages de verres exposaient nombre d'amulettes, de morceaux de papyrus et de vases divers. On pouvait même visiter une réplique grandeur nature d'une chambre funéraire. C'était vraiment impressionnant et tout simplement fantastique. Ayant toujours aimé la culture égyptienne, j'en suis ressorti ébaubi.

J'en suis aussi ressorti inscrit à un concours pour gagner une croisière d'une semaine sur le Nil. J'croise les doigts!

En ressortant, on embarque dans l'autobus pour se diriger vers l'Auberge Internationale, où nous allons dormir pour la nuit. Les déambulations d'un autobus scolaire dans le méandres des rues du Vieux Québec sont atrocement difficiles. Chapeau à la conductrice pour nous avoir rendu à bon port. Israël, Julien, David, PM et moi sommes tous co-chambreurs. Nous y déposons nos bagages et allons jouer une partie de billard dans le sous-sol de l'auberge. Quelques minutes s'écoulent, durant lesquelles Julien partira avec sa soeur pour souper. Sur ce, les 3 autres et moi-même nous habillons pour explorer Québec et y trouver un endroit pour se désaltérer.

Nos pas, incertains il faut dire, nous mènent sur Grande Allée. Les restaurants et bars se succèdent de chaque côté de la rue et l'embarras du choix s'offre à nous. Notre décision s'arrête finalement sur "L'Inox", une petite brasserie artisanale. Nous commençons avec un pichet de "Trois de Pique", une bière au goût légèrement caramélisé, un vrai délice. Par après, c'est la "Coulée-Douce" qui nous est servie. Plus foncée, celle-ci arbore un goût d'érable discret qui rend cette douce bière délicieuse.

Après ce court arrêt, la faim commence à nous tenailler et l'option d'aller souper se fait de plus en plus envisageable. Notre choix s'arrête sur "La Vieille Maison du Spaghetti", tout près de la brasserie. L'endroit est charmant et très chaleureux. Le menu est très appétissant et j'y commande une entrée de fondue au parmesan et une assiette de spaghetti gratiné. Ce plat portait un nom particulier, mais il m'échappe présentement. Enfin bref, ce fut un pur délice. Tout était délicieux et accompagné d'un bar à salade/soupe à volonté. La fondue était exquise et les pâtes était tout simplement divines. C'était excessivement bon. Julien nous rejoint pendant notre repas, lui-même ayant mangé au Cosmos un peu avant nous.

L'addition payée, nous nous redirigeons vers l'auberge pour digérer un peu. Une petite demie-heure de repos et nous revoilà parti vers "L'Inox" pour un séance de goûter qui ne fera pas l'unanimité. Le bar est maintenant bondé, les serveurs débordés à cuisiner et servir l'alcool. C'est maintenant à mon tour d'acheter le pichet, et mon choix s'arrête sur la "Viking", une bière aux arômes de miel et de canneberges. Lors de l'achat, pourtant, le barman me dit étrangement quelque chose. Une forte impression de déjà vu. Et tout à coup, je remarque son tatouage. Sur l'avant-bras droit, il arbore une silhouette consumée par les flammes. Je l'interpelle alors:

-S'cuse... ton tatoo là...
-Ouais?
-T'es le chanteur de Southern Cross hein?
-Ouais, c'est moi!

Pour tout vous dire, je ne m'y attendait foutrement pas. Je discute un peu avec lui. À quel endroit je les ai vu en show, comment j'ai trouvé leur prestations, etc. Il est excessivement aimable, me demande mon nom, me serre la main doit s'excuser, d'autres clients l'attendent. Très sympathique jeune homme.

De retour à la table avec la fameux pichet, le test du goûter nous divisera. En effet, j'ai vraiment aimé la "Viking", tandis que les commentaires de mes comparses variaient entre "Meh" et "Blerghhhh". Si vous voyez ce que je veux dire...

Le dernier pichet de la soirée en sera un de "Trouble-Fête", une bière blanche à la lime. Et encore là, le goûts sont partagés. Personnellement, je ne l'ai pas aimé du tout alors que les quatre autres semblaient bien l'aimer. Tout les goûts sont dans la nature, n'est-ce pas?

Et puisque l'on avançait l'heure ce soir là, la virée des bars s'est vu abrégée d'une heure. Nous nous avançons, en cette fin de soirée, vers "Chez Ashton", pour le trip poutine de David et Julien. Très peu pour moi merci, j'ai encore mon souper et le doux breuvage de "L'Inox" sur l'estomac.

De retour à l'auberge, on déconne brutalement pendant plusieurs minutes dans nos lits superposés. Finalement, le silence s'installe de lui-même et nous sombrons tous dans un profond sommeil.

Le lendemain, nous nous réveillons à 10h00 pour prendre l'autobus à 11h00. Pas de déjeuner pour moi, je sens encore mon estomac plein... Naturellement, deux des élèves arrivent en retard et le départ est retardé d'une bonne demie-heure. Le départ se fait finalement en nous revoilà parti pour Matane. La quasi-entièreté des passagers sont dans un état presque catatonique. Les lecteurs MP3 s'en donnent à coeur joie et une majorité sombre dans un second sommeil. Un sommeil écourté lorsque nous passons par La Pocatière où nous nous arrêtons dîner. J'atterris chez Mikes, avec une délicieuse assiette de poulet parmigiana devant moi. C'était excellent, un très bon repas. Allez hop, un petit café chez Tim Hortons et on repart. Le prochain arrêt se fait à Bic et, entre temps, je me claque le nouvel album d'Alcest plusieurs fois. Très bon album sois-dit en passant.

Le dernier arrêt se fait à Bic, dans un petit dépanneur. Un petit snack, encore, et cette fois, on se dirige directement vers Matane. Un voyage terriblement plaisant, avec une gang vraiment trippante. J'ai adoré, et le referait n'importe quand.

Pour ceux que ça intéresse, voici les sites web des différents commerces mentionnés dans l'article:

L'Inox
Le Cosmos
La Vieille Maison du Spaghetti

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Voila pour le périple dans la capitale. La mi-session est maintenant commencée. Amusez-vous, prenez du repos!

---Takar

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Now playing: Katatonia - No Good Can Come Of This
via FoxyTunes

dimanche 14 février 2010

Poésie: Tome neuvième

C'est aujourd'hui la mi-février. Je sais que je n'ai toujours pas posté ma revue musicale de 2009. Plus tard, je présume. En attendant, deux poèmes. Le premier à un certain âge et a été écrit excessivement spontanément. Le second est plus recherché un peu.


Une minute de symphonie

C'est dans un sombre coin que se trame
L'évènement d'une vie, la célébration grandiose
Fœtus, enfant bâtard, râclure et déchet
Dans un instant seront envolés

Avec difficulté, ça se lève debout, arqué
Et avec une lenteur patraque, fatiguée de vivre
Il empoigne l'instrument de la triste symphonie
Le roulement de l'assourdissant tambour résonne

Puis ça envoie la musique, le tremblement
des violons, de violoncelles et des harpes cristallines
se fait assourdissant, mortelle mélodie
et le chef, blasé, abaisse la baguette d'un morne geste

L'orchestre se tait, repos, sommeil sur une dernière
cassante note, dissonance dans cette harmonie
Et sur une double croche cramoisie, l'on se retire
Les canons ont crachés, la bataille s'achève.


Hivernel métronome

Misérables en ce sombre zénith de février
Où la neige pèse aussi lourd que le plomb
Et le vent fouette les visages balafrés
Des cadavres immobiles, l'air moribond

Sens-tu les relents de morts?
La puanteur des cadavres à l'abandon?
Goûte tu l'air âcre des éternels torts?
Que leur âme traîne dans son sillon...

Je ne suis qu'un autre pendu
Au noir arbre des regrets asséchés

Le vent porte les corps refroidis
Morbide métronome battant la cadence
D'une valse empoisonnée, infinie
La danse hypocrite de la décadence

Vois-tu les larmes de verre brisé?
Au visage des fruits rances et pourris?
Entends tu la mortelle corde craquer?
Ou les airs funestes, berceuses de folie?

Je ne suis qu'un autre pendu
Au noir arbre des regrets asséchés
Et sur la corde tendue
Pèse l'entièreté des regrets passés.

mardi 5 janvier 2010

Solitude

2009 est morte depuis déjà près de 6 jours. Et un silence quasi-total de ma part. Quel manque de savoir vivre. Je profite donc de la présente pour souhaiter une bonne Année 2010 à tous. Que cette année vous apporte ce que vous désirez et chérissez le plus. Joyeux Noël du même coup. Ah, et bonne re-rentrée aux étudiants du secondaire qui recommençaient l'école aujourd'hui. Du moins, à Amqui.

De mon côté, les Fêtes ont été assez relax. Quelques soirées entre amis, quelques autres en famille. Ce fut un temps de calme et de réjouissance apprécié après cette fin de session infernale et ce fameux 18 décembre...

Je parle bien sûr de mon accident de voiture. Je n'écrirai certainement pas un paragraphe là-dessus, j'ai dû raconter cette histoire trois cents fois durant les dernières semaines. Pour faire court, je me suis engagé à tourner à gauche sur un feu vert non prioritaire. L'un des rangée de voiture en sens inverse me laissait passer. Malheureusement, dans l'autre voie (cachée à ma vue par la rangée mentionnée auparavent), une voiture roulait à environ 50 kilomètres à l'heure. Puisque mes passagers ont vu la voiture avant moi, ils m'ont averti. J'ai donc stoppé la voiture. Trop tard il faut croire. L'autre véhicule a heurté le nez de ma voiture de plein fouet, sans jamais ralentir ou freiner. Au final, ma voiture est morte morte morte. Après avoir passé 4h30 à l'hôpital, il s'avère qu'il n'y a aucun blessé grave, si ce n'est Jéé qui se retrouve avec une fracture mineure au sternum. Les photos de la voiture sont sur Facebook, pour les intéressés.

Depuis, ma vie est assez calme. J'alterne entre gamer, dormir, écrire, manger et socialiser, si possible. J'ai fini Dragon Age: Origins après presque 50 heures sur mon Warrior/Berserker/Champion. Excellent jeu. GOTY en fait, tant qu'à moi. Je ne peux que le recommander aux amateurs de RPG.

C'est tout pour l'instant. Un article un peu décousu, mais pour donner signe de vie. À venir, sur les Méandres (sans ordre particulier): une critique d'Avatar, une (TRÈS LONGUE) revue musicale de 2009 du point de vue d'un metalhead et une autre paire de poèmes.

Receive my sacrifice
My lifeblood is exhausted
No one gave love and understanding

Hear these words
Vilifiers and pretenders
And please let me die in solitude


---Takar, qui cherche encore...

mardi 8 décembre 2009

Losing Streak

Vous êtes vous déjà demandé si vos choix étaient les bons? Si vos décisions dans la vie était les meilleures? On agit parfois sans réfléchir dans cette triste existence et les répercussions nous restent invisibles. D'autres fois, lesdites répercussions nous frappent en plein visage sans même que nous ne nous y attendions. Est-ce que même les choix que nous ne faisons pas viennent nous hanter? Possiblement. L'absence de choix en est malheureusement un et bien peu de gens le réalisent. Si seulement, en ces heures sombres, mes décisions pouvaient m'éclairer. Mais bien sûr, elles préfèrent se vautrer dans la honte et l'anxiété, à me narguer sans cesse. J'ai une carotte au bout du nez et je marche... une vraie mule qui transporte trois fois son poids à la chaleur d'un désert infini. Je suis las de marcher, las de me traîner dans la boue et la fange. Je veux voler, me laisser aller comme je l'entend. Mais rampez toute une vie et vous y prendrez goût...

Une plume trace un sillon et je la suis. La mule découvre la légèreté sous le poids des rais du soleil. Elle jalouse la plume. Elle lui en veut. Elle sait qu'elle pourrait la suivre, mais son fardeau l'accable. Elle pourrait tout abandonner, mais ne serait-ce pas là un retour à la case départ?

Repartir pégase ou continuer âne...

lundi 23 novembre 2009

Poésie: Section huit

Et voici la huitième paire de poèmes que je sors des Méandres. Bonne lecture!



Voile

J'ose lui parler, murmure derrière un sombre voile
Un triste rideau déchiré, accroché à mes lèvres
J'en crache un sable maudit... cécité d'un aveu terni
Puis, naïf, j'espère qu'elle m'entend, qu'elle voit mes larmes

Je vomis un marasme de couleur sur cette toile
Malgré cela, des pans de clarté habitent mes rêves
Et fuse la lumière, lucide balise en cette éternelle minuit
Et fuse la lumière, Ordre parmi l'assourdissant vacarme

Habité par l'ardent souvenir de ces rues et ces étoiles
Des heures suspendues et des minutes si brèves
Si un jour cesse la confusion, l'égarement, l'ennui
Ouvre les yeux et voit, j'ai déposé les armes...


L'habit du mort

Appuyé sur le cadre d'une fenêtre salie par les mois
Le froid soleil de l'automne martyr tombe à l'horizon
Et les longs soupirs embuent les carreaux à un cadence d'effroi
Les épaves de nuages y tracent alors nombre de sillons

Hasardeux sur leur parcours, guidés par les célestes yeux
Ils s'étendent sur la façade, les larmes perdue des anges
L'on sanglote pour un rêve à l'agonie, pour la mort d'un vœu
Pour un espoir brisé, écartelé, pourrissant dans la fange

À l'abri, l'on se croit protégé par la vitre encrassée
Quelle naïveté, quelle audace, de se croire immortel!
Le verre vole en éclat, déchire la chair des pestiférés
Il n'est qu'une barrière qui puisse protéger les mortels

Se vêtir d'un manteau d'austère cynisme
Porter le noir bandeau, ne voir que son esprit
Se laisser habiter par un omniprésent scepticisme
Et mourir intact, le cœur entier, rongé de cris...

jeudi 19 novembre 2009

Pale Folklore

Dimanche passé, à la polyvalente de Matane, se tenait une représentation du nouveau spectacle de Fred Pellerin, conteur devenu vastement connu en relativement peu de temps. Ça faisait alors plusieurs années que je souhaitais assister à son show sans jamais avoir eu le temps/l'occasion/l'argent/autre. Cette fois-ci, j'ai failli le manquer aussi, si ce n'aurait été de Luce qui m'en informa (MERCI!!). Direction "Cinéma Gaieté" pour acheter mon billet. Naturellement, la section du centre est pleine, ainsi que plus de la moitié de chaque section latérale. Au final, je me suis retrouvé au fond de la section de gauche (Banc T30). À 40$, c'était mieux de valoir la peine.

Le soir même, je me dirige vers la polyvalente, à pied. Une fine brume se vautrant au sol. Mes lunettes se détrempent au fil de mes pas. Après une petite dizaine de minute, j'arrive à la polyvalente, fait déchirer mon billet et m'assoies. La scène est excessivement simple. Pas de décor, pas de lumières originales ou étranges et pas de meublier excessif. À l'avant trône une chaise de bois, un micro monté sur son pied, une guitare et un luth (ou du moins, ça lui ressemblait). Les minutes passent lorsque tout à coup, une voix s'élève des hauts-parleurs de la salle. Avertissements de routines: pas de photos, pas de cellulaires, etc. Les lumière s'éteignent alors et la magie s'installe.

Pellerin prend la scène d'un pied assuré et entonne une simple chanson folklorique a capella. À ma surprise, il chante d'une très belle voix, très juste et sensiblement créée pour chanter un tel type de pièce. Au bout d'un couplet, il débute la narration de ses légendes.

De prime abord, le conteur pose la thématique du spectacle autour du destin et de la mort. Comme il fallait s'y attendre, les histoires mettent en scène les personnages que nous sommes habitué de suivre au fil de ses contes: La Belle Lurette, Léo Déziel, le garagiste, le Forgeron Riopel, la famille Gélinas, avec ses 473 enfants. Toutes ces personnes vont être mis face à la mort de quelque manière que ce soit et toujours en lien avec deux évènements récurrent: Le son de la cloche du village et la "Stroop", la sorcière du village.

Sans gâcher les histoires pour quiconque compte lire ou écouter ces légendes, laissez-moi vous dire qu'elles sont diablement efficace. Pellerin réussit sans problèmes à nous embarquer dans son monde incroyable, fantastique. Que ce soit en s'enfargeant volontairement dans ses tournures de phrases ou en utilisant un vocabulaire simple, commun, joual. Mais encore là, ça ne l'empêche jamais de jongler avec les mots et de tordre la langue à son bon vouloir avec une facilité déconcertante. Il crée des mots-valise sans problème, tourne ses phrases à volonté pour leur donner autant de signification qu'il ne le désire. Un simple exemple: Il présente à un moment la Mort comme étant 'Translivide'. Il s'approche parfois de ce que Marc Favreau (Sol) faisait au niveau de la langue. Peut-être pas aussi poussé, mais l'inspiration est là, évidemment.

Mais au-delà des mots, ce sont les histoires racontées qui sont terriblement accrocheuses. Chaque personnage à existé et chaque légende vient d'un autre habitant de Ste-Élie de Caxton. Ça parait jusqu'à un certain point. Les contes s'en retrouvent beaucoup plus crédibles. On se comprend, 'PLUS' crédible, et non pas 'Entièrement' crédible. Les 473 enfants Gélinas n'ont évidemment pas tous existés, pas plus qu'Ésimésac a été porté 15 ans par sa mère. Mais malgré tout, son univers reste accrocheur et terriblement efficace.

Le spectacle est entrecoupé de pièces musicales, le plus souvent entre deux contes. En s'accompagnant d'une guitare ou d'un luth ainsi que de ses pieds pour battre la mesure, Fred Pellerin fait preuve d'une belle énergie lors de ses numéros musicaux. Reprenant des chansons folkloriques connues telles "Mille après Mille", Pellerin utilise chaque pièce pour complémenter son spectacle et ses contes. Personnellement, j'ai été assez impressionné de son talent de guitariste. Il joue bien et chante tout aussi bien en plus de taper du pied pour faire un genre de percussion. Agréable surprise.

La fin du spectacle, étonnement touchante, est un court monologue portant un regard plus personnel sur les thèmes récurrents de la mort et du destin. Après ce passage, une courte présentation des véritables personnages mis en scène dans les contes et un numéro musical final, le spectacle se clôt sous un tonnerre d'applaudissements.

En sortant, je rencontre Luce. Nous sommes tout les deux ébahis par le spectacle que nous venons de voir. Nous rencontrons brièvement Fred, un petit autographe et quelques mots s'échangent. Luce se fait DONNER l'un de ses livres à l'intention de sa prof de français puisqu'elle fait analyser l'oeuvre de Pellerin à ses élèves. Nous retournons ensuite au cégep à pied, ébahi par le spectacle auquel nous venons d'assister.

Au final, Pellerin donne un spectacle hors pair, mémorable, touchant et drôle. Oui, il est quelque peu "monté sur un piédestal" par la populace québécoise, mais après avoir vu un tel show, je peux confirmer qu'il le mérite amplement. C'est un conteur incroyable, il joue avec la langue comme pas deux et chante étonnement bien. À voir.