Le sang d'ailes libres
Les couleurs blêmissent, compagnons de fortune
De ce fœtus avorté dans cette triste société
Et hurle le fou, dardant les cieux, la lune
« Pourquoi suis-je damné? Pourquoi s'acharner? »
La plume cassée, le vol maladroit, incertain
Il s'écrase, emboutit la vie de plein fouet
Et ainsi, monocorde, monochrome destin
Échoué en ces tristes lieux, transpercé d'un trait
Seule ombre parmi un tapis de ténèbres morcelées,
Les murs se referment, ses ailes le clouent au sol
Et malgré le ciel, saphir dans ce monde délavé
Il devra ne jamais connaître l'ivresse du vol
La chaleur d'un glacial visage
Et là, seule, se tint la femme sans visage
Son regard vide, immobile, telle une glace
Elle n'adoptait de faciès que pour tourner la page
Faire avancer les choses, elle croyait faire sa place
D'yeux, elle n'avait que pour observer, tel les autres
La réalité distordue dans se morne filtre opprimant
De bouche, elle n'utilisait que pour s'exprimer comme les autres
Ses pensées vilifiées, elle ne pouvait qu'agréer aux plus grands
Et à chaque occasion, elle jetait cet abject masque
Pour s'en vêtir d'un autre, le temps devait s'écouler
Vint le jour de sa mort, on se souvint de ses frasques
Mais pas de qui elle fut, cette dame masquée
---Takar, presque décidé ç'a d'l'air...
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Now playing: The Lord Weird Slough Feg - The Hunchback of Notre Doom
1 commentaire:
Toujours aussi kickass tes poèmes Patrick! Je sais que je l'ai déja dit mais j'aime beaucaup ton style. Je suis impatient de pouvoir lire les prochains!
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